Tout commence, désormais, par un «après David Bowie», par « le jour où Bowie est mort », comme le livre de Patrick Eudeline, Bowie L’autre histoire qui vient de paraître aux éditions de La Martinière.
Denis Seel, nuit debout, 37 Mars 01
Détruite au début des années 80, il ne reste de Haddon Hall que quelques photographies devant lesquelles pose un artiste aux cheveux longs encore méconnu, sinon incompris. Avant Stupor Mundi qui vient de paraître, en 2012 Néjib faisait de Haddon Hall le narrateur inattendu d’un roman graphique intimiste et pop. Pour raconter, entre 1969 et 1971, la vie de son illustre locataire et comment dans ce lieu David Robert Jones inventa Bowie.
Avant d’être édités par les éditions Fissile et Al Dante, les textes originaux Paradis remis à neuf et Naissance de la gueule ont déjà été «déformés» par des improvisations orales multiples, à la radio ou sur scène. Ces textes, édités et figés par l’impression papier, seront encore, dans le futur, soumis à des improvisations orales multiples et encore transformés. C’est pour cette raison que Paradis remis à neuf est sous-titré matériau sonore.
Voilà les revenants de retour : personne n’a échappé au phénomène qui sévit depuis quelques années, les morts ne le restent pas longtemps et reviennent hanter les vivants. Des Revenants à Walking Dead, de la spectrographie de Jacques Derrida aux films de Night Shyamalan, une obsession spectrale parcourt le contemporain.
Cette série de Marc-Antoine Serra publiée dans Diacritik est composée de cinq photographies et d’une vidéo. Elle a été réalisée d’après Walter Benjamin, Sur le Haschich, éditions Christian Bourgois, à Marseille, sur les lieux qui sont ceux qu’évoque Walter Benjamin.
Suffire.
Se suffire ou suffire à. Être suffisant.
Rien, sans doute, ne pourrait être plus triste pour un penseur. Ce serait son achèvement. Ce serait peut-être l’autre nom de sa mort clinique.
La mloukhia est plat traditionnel tunisien, à base de poudre de feuilles de corète et d’huile d’olive.
Ce carnet de notes a été écrit à Tunis, à l’occasion de la Foire internationale du livre (25 mars au 3 avril). Il est fait de sept courtes interviews, retranscrites presque littéralement, exception faite de deux textes envoyés par courriel.
Frédérique Clémençon est écrivain. Elle a d’abord publié deux romans aux éditions de Minuit — Une saleté, 1998 et Colonie, 2003 — puis Traques (2009) et Les Petits (2010) aux éditions de l’Olivier. Son dernier roman, L’Hiver dans la bouche, vient de paraître chez Flammarion. La voici de A comme Artaud (et d’ailleurs Antonin) à Z comme Zamiatine.
On avait laissé Jérémy Sibony un peu énervé par le palmarès des César. Revoici son journal, notes d’un cinéphile parfois émerveillé, parfois énervé par les films vus. Mais pas seulement.
« J’ai une maladie, je vois le langage ».
L’affection est partagée, et se répand sur Internet comme un virus : taper « Graffiti » dans le moteur de recherche de FlickR ou d’Instagram, ces plateformes de partage de photos sur le Net, c’est risquer la surchauffe du système, l’incendie du hashtag, tant sont nombreux les groupes constitués autour de ce centre d’intérêt. Pourquoi l’univers numérique, dont on se plaît constamment à décrire l’immatérialité supposée, recueille-t-il avec tant de soin, cette écriture à même les murs que sont les graffiti ?
Le vendredi 8 avril, la revue La Mer gelée aboiera au Bistrot du canal 8 avenue de Flandre. Métro Stalingrad à partir de 19 h 00, « autour d’un verre et de quelques croquettes ».
Du 7 au 10 avril prochain, Paris sera aux couleurs de l’Italie avec la première édition du Festival Italissimo, centré sur la culture et la littérature transalpine, avec rencontres, lectures, débats, dédicaces et projections.
Voici un premier roman charmant et inattendu. Inattendu en ce qu’il est nourri de littérature du passé — celle du temps de Mauriac— et qu’il conte une histoire rêveuse qui, elle, tient d’une expérience bien plus récente.