En partenariat avec Diacritik et Remue.net, se poursuit « Une Histoire du Vertige », le cycle de dix lectures-conférences que, de septembre 2016 jusqu’à juin 2017, Camille de Toledo présente à la Maison de la Poésie de Paris.
Suite des entretiens d’Emanuèle Jawad autour de création et politique. Après Véronique Bergen, Nathalie Quintane, Sandra Moussempès, Leslie Kaplan, Vannina Maestri et Marie Cosnay, c’est au tour de Jennifer K Dick, évoquant Le spectre des langues possibles.
« Ce livre est librement inspiré d’une histoire vraie » précise une note liminaire, brouillant immédiatement la ligne entre l’expérience réelle de Harry Parker, autrefois soldat de l’armée britannique, envoyé en opération en Irak et Afghanistan, revenu lourdement blessé, désormais écrivain, et son personnage Tom Barnes, capitaine britannique en mission dans un pays du Moyen Orient, perdant ses deux jambes dans l’explosion d’une bombe lors d’une patrouille nocturne. « Tom Barnes est fictionnel », tout est devenu « fiction » dans Anatomie d’un soldat, nous répète Harry Parker rencontré à Paris : son livre n’est ni une confession ni des mémoires, obliquement un roman de guerre et surtout le portrait fragmenté d’un homme qui doit se reconstruire, à travers 45 objets qui accompagnent sa vie de soldat puis de grand blessé et enfin d’homme survivant à l’impossible.
C’est fini, le premier débat des primaires a finalement bien eu lieu et Monsieur Galuchet range la salle de classe transformée en amphi, remise les pupitres et ramasse les notes laissées éparses par les candidats. Jusqu’à la prochaine fois.
Jeudi 13 octobre 2016, le chanteur américain né Robert Allen Zimmerman est mort, passé de fait et à la postérité sous le nom de Bob Dylan Prix Nobel de Littérature.
Pierre Etaix, né en 1928, vient de mourir à l’âge de 87 ans, annonce sa femme à l’AFP. Complice de Jacques Tati (il avait réalisé l’affiche de Mon Oncle avant de devenir son assistant-réalisateur), fasciné par le monde du cirque, Pierre Etaix restera comme un homme orchestre du rire : réalisateur, acteur, clown, dessinateur, affichiste, réalisateur, gagman et auteur.
Fuir l’appartement déserté était une de nos priorités. Le samedi ou le dimanche, nous roulions. Toujours un peu vers les mêmes destinations : soif d’espace, de petit dépaysement, d’air. Dans la nature, libre de ses gestes, le corps content, Gabriel semblait épanoui et heureux (il l’est d’ailleurs toujours, maintenant, dans de telles circonstances).
Jusqu’au 21 octobre, se joue au théâtre des Amandiers Rêve et folie, long poème enténébré du poète autrichien Georg Trakl, dans une mise en scène épurée et romantique de Claude Régy. Une expérience singulière qui explore les potentialités du théâtre contemporain.
Bob Dylan vient de recevoir le prix Nobel de littérature 2016. Au-delà de la surprise sur le moment (même si son nom revenait depuis des années parmi les favoris), du ballon de baudruche de la soi disant modernité qu’il y aurait à couronner la chanson (dont les liens avec la littérature remontent à la nuit des temps…), Bob Dylan, donc, ou comme l’écrivait François Bon qui donne peut-être là les clés de ce choix : « Dylan comme masque obscur de nous-mêmes.
Des foules protestant contre les violences infligées aux populations noires américaines. Des manifestations qui dégénèrent. L’état d’urgence déclaré pendant plusieurs jours dans une grande ville américaine. Nous sommes à Charlotte, le mois dernier, en septembre 2016. Plus de cent cinquante ans après la fin de la Guerre de Sécession en 1865 qui a consacré l’abolition de l’esclavage, le mouvement Black Lives Matter milite encore aujourd’hui contre le racisme quotidien et les violences des forces de l’ordre américaines, démontrant s’il était besoin, l’étonnante actualité du sujet de l’exposition que propose le musée du Quai Branly « Color Line, les artistes africains-américains et la ségrégation ».
Et les titres: « Le Grand Écrivain prend sa retraite… Le Grand Écrivain se tait… Le Grand Écrivain pose le stylo… » Et l’information : « Après avoir signé 31 romans, le Grand Écrivain, bientôt octogénaire, a décidé d’arrêter d’écrire. A l’occasion de la parution de son dernier roman, il a annoncé qu’il en avait fini avec son œuvre entamée il y a un demi-siècle. »
Le jour même de la divulgation de l’identité du Nobel de littérature 2016 est annoncée la mort de son récipiendaire 1997 : Dario Fo, né en mars 1926, était écrivain, dramaturge, metteur en scène et même acteur, soit un rapport total et engagé au théâtre, de l’écriture du texte à son incarnation sur scène. Il était un saltimbanque, au sens le plus noble du terme, porteur d’un Gai savoir de l’acteur — titre de l’un de ses essais sur le théâtre, trad. fr. de Valeria Tasca, L’Arche, 1990.