Le livre de Frank Smith concerne des faits qui ont eu lieu en Syrie durant l’année 2013 : massacres, bombardements, tortures, emprisonnements, violations des droits humains. Le livre se base sur des rapports rédigés par une commission d’enquête internationale de l’ONU.
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L’actualité des publications françaises et étrangères ; fiction et non fiction. Sans exhaustivité, parce qu’elle est impossible et sans contrefaçon (mais pas que par des garçons). Des choix, des passions, de grosses colères aussi. La lecture des têtes de gondole que nous mettrons parfois au carré. Des portraits des acteurs du monde du livre. De longs entretiens parce qu’un livre ou une collection, ce ne sont pas deux ou trois phrases choc. Et parce que l’actu est trop souvent un diktat (et une course contre la montre perdue d’avance), de grands livres publiés dans les mois ou les années, voire les décennies et même siècles qui précèdent, parce que les grands livres n’ont pas de date de péremption.
« … les films, c’est quand même un art qu’on fait avec la chair des gens. La peinture, il y a des couleurs qu’on peut acheter, la littérature il y a des mots, le cinéma il y a de la chair. Je ne peux jamais dire : ‘Le film sera comme ça.’ Je dois rencontrer l’acteur, il doit se laisser faire, prendre et filmer. Un acteur, ce n’est pas du rouge. »
Catherine Breillat, Je ne crois qu’en moi.
Catherine Breillat est de retour grâce aux sollicitations d’un producteur, Saïd Ben Saïd, qui a su la convaincre de reprendre le chemin du plateau et de la création. Onze ans après Abus de faiblesse (2012), Breillat revient avec L’Été dernier, un film remarquable (tant du point de vue cinématographique que compte-tenu du « paysage » idéologique dans lequel nous évoluons), et un entretien, Je ne crois qu’en moi, recueilli par Murielle Joudet (Capricci éditions – les citations de Catherine Breillat mentionnées dans cet article en sont tirées).
On a beaucoup.
On a des cheveux, un crâne, un cerveau, un visage, des yeux (deux), des oreilles (deux), une bouche, des bras (deux), terminés par des mains (deux) et leurs doigts (dix), on a un sexe, un dos, des fesses (deux), un anus, on a des jambes (deux), terminés par des pieds (deux) et leurs doigts (dix).
Cher Maxime,
Je viens de refermer Faire trace, que j’ai lu avec le plus grand intérêt. Nombreuses sont les perspectives ouvertes par le texte qui mobilisent la réflexion de ton lecteur. J’ai particulièrement été sensible à la problématisation (lyotardienne, disons) de la difficulté de parler d’un événement, la Shoah, ayant pour singulière et tragique caractéristique d’avoir détruit sa propre factualité. J’ai souvent eu en tête le paragraphe 22 du Différend qui consiste en un appel relativement optimiste à la puissance créatrice de la littérature, convoquée pour conjurer l’impossibilité de parler…
Quoi de mieux, quand il s’agit de faire commun en famille, que de penser aux traditionnels albums de photographies ? Le faire commun d’une famille se donne à voir et se transmet dans les poses.
Avant de se déployer sous forme de constellation, les ouvrages dont il est question dans ces chroniques se sont d’abords empilés. Si mon regard se dirige en bas à droite de la table sur laquelle je travaille, je vois plusieurs piles qui se sont formées plus ou moins simultanément, en raison d’affinités supposées entre les livres qui les composent. La plus proche, celle qui doit alimenter cette nouvelle chronique, est un peu plus volumineuse que les autres.
Incendire. Le livre d’Hélène Cixous effectue ce que le titre annonce, il incendie-incendit le réel, la littérature, il propage un brasier verbal qui élève la langue au rang de phénix, de création immunisée contre son devenir cendres.
Pour sa 14e édition, en partenariat avec Diacritik, les Enjeux contemporains de la Maison des écrivains et de la littérature interrogent ce qui fait encore commun. Au théâtre du Vieux-Colombier, ces 19, 20 et 21 octobre, la Maison des écrivains et Diacritik vous donnent rendez-vous à l’occasion d’une vingtaine de rencontres placées sous le signe de la littérature et du politique. Pour vous donner un aperçu de ce « Faire commun », toute la semaine, Diacritik vous fera découvrir, sous forme d’entretiens ou d’inédits, des autrices et des auteurs participant à ce rendez-vous littéraire majeur de l’automne.
Il y aura bientôt un an que Lori Saint-Martin nous a quitté.es. Ce soir-là, nous devions nous retrouver dans un restaurant – sur le canal Saint-Martin –, à quatre traductrices, pour passer une soirée amicale, placée sous le signe des langues, de la littérature, des voyages. Lori était en retard, ce qui ne lui arrivait absolument jamais. Nous commencions vraiment à nous inquiéter quand le couperet est tombé. Une amie nous a appelées pour nous apprendre la terrible nouvelle : Lori n’était plus de ce monde. La nuit l’avait happée. Cette ville où à son grand regret elle n’avait jamais vécu serait celle de son dernier voyage. Nous étions terrassées.
Dès le début du livre, les repères sont brouillés : « il est quinze heures du matin ». Quelle est cette heure qui n’existe pas ? Quelle est cette voix qui la dit ? Qu’il soit quinze heures du matin signale un désordre de la pensée mais aussi du monde : s’il est quinze heures du matin, c’est qu’un désordre du monde a lieu, que son ordre habituel s’est écroulé. Ce désordre, ce monde écroulé, ont pour nom : Alep. L’écriture de cette voix est celle qui écrit depuis ce désordre.
Longtemps je n’ai pas eu de mots. En Janvier 2022, Olivier Steiner et Isabelle Adjani rencontraient sur scène Marilyn Monroe. Ce spectacle s’est métamorphosé, a évolué, voyagé ici et là et, à l’heure où la performance se rend justement à la rencontre des paysages de Marilyn, la nécessité d’écrire un « quelque chose » m’est venue : si aujourd’hui tout peut être enregistré, capté, ce spectacle semble faire figure d’exception – peut-être justement parce qu’il relève d’une expérience mystique et que souvent, face à la beauté et au mystère de la rencontre, ne peut subsister que la sidération d’une épiphanie. Ainsi, agissant à rebours, à contre-temps presque, j’ai avancé ce texte pour nommer, dire, cet endroit entre l’ombre et la lumière – ce geste que j’ai pensé comme une contre-archive : celle du sentiment et de l’émotion.
Du 10 au 14 octobre, se tiendra à Nantes la 23e édition du Festival MidiMinuitPoésie, organisé par la Maison de la Poésie de Nantes et réunissant poésie, musiques, arts visuels.
Lundi 9 octobre aura lieu au cinéma L’Arlequin, dès 19h, la deuxième rencontre Littérature/cinéma en prélude à l’un des rendez-vous littéraires majeurs de cet automne à Paris dont Diacritik est l’heureux partenaire : « Littérature, enjeux contemporains », les rencontres littéraires de la Maison des écrivains et de la littérature. Avant les trois vastes et riches journées du Festival, les 19, 20 et 21 octobre au Vieux-Colombier autour de « Faire commun », cette soirée en forme de dialogue entre littérature et cinéma, qui a pour titre « Réunir, lier », réunira Mathieu Larnaudie, Marc Held et Philippe Petit.
Le pli était pris, parce que le plus souvent j’écris en rond, comme avec mon tricotin, ce que j’écris n’a pas vraiment de début, pas de fin, et je reviens toujours au même endroit du récit. J’écris à l’endroit, à l’envers, en boucle.
Emmanuelle Pagano, Claude Rouyer, Le travail de mourir.
Écrire pour résister, et aussi pour éviter le pire, c’est aussi ce que fait Emmanuelle Salasc en notant l’histoire de sa narratrice Lucie, dans son dernier roman Hors gel, dixième livre chez P.O.L, après neuf parus sous le nom d’Emmanuelle Pagano, qui vient de paraître en poche, chez Folio. Le roman raconte une double menace.
Le quinzième numéro de la revue Edwarda arrive au creux de votre boîte aux lettres dans un format cahier sous pli cellophané, comme si vous receviez miraculeusement des nouvelles de Madame Edwarda et de son créateur Georges Bataille.