Dans le cadre du festival « Ouvrez la parenthèse » à Saint-Brieuc, une table ronde a été organisée par Carine Chichereau autour de la traduction avec pour invités Eric Boury, traducteur de l’islandais, et Alain Gnaedig, auteur, éditeur et traducteur du danois, du norvégien et du suédois. Diacritik en a profité pour leur proposer cet entretien autour de leur pratique de la traduction.

« C’est du Finnmark et de la Norvège du nord que je rêve. La lumière me met en extase. Elle se présente par couches, et donne une impression d’espaces différents qui sont en même temps très près et très lointains. On a l’impression d’une couche d’air entre chaque rayon de lumière et ce sont des couches d’air qui créent la perspective. C’est mystique. »
Anna-Eva Bergman, A-Magasinet, 21 avril 1979

Je ne sais plus dans quelles circonstances j’ai découvert Anna-Eva Bergman (sans doute en musardant sur la toile), mais ce fut un coup de foudre immédiat.

Marie-Guillemine Benoist (1768-1826) est une artiste qu’on a enterrée bien avant sa mort. Célèbre de son vivant, notamment pour avoir réalisé le portrait d’une femme noire, peintresse attitrée de la famille Bonaparte, longtemps « cheffe de famille » puisque sa peinture faisait vivre les siens, elle dut s’effacer totalement à la Restauration quand son mari revint en grâce. Ensuite ? L’oubli.

Diacritik a toujours eu à cœur de défendre la littérature étrangère et ceux sans lesquels elle demeurerait inaccessible à une grande partie du lectorat français : les traducteurs. Carine Chichereau, traductrice de très nombreux auteurs anglo-saxons, a accepté de tenir une rubrique régulière dans nos colonnes, pour évoquer, en vidéo, un texte dont nous lui devons la version française. Aujourd’hui, Le premier jour du printemps de Nancy Tucker qui vient de paraître aux éditions Les Escales.

« Pourquoi ne serai-je pas fière d’être femme ? Mon père, cet apôtre enthousiaste de l’humanité m’a bien des fois répété que la mission de la femme était de relever le genre humain, qu’elle était le Messie des siècles futurs… Je dois à ses doctrines la grande et fière ambition que j’ai conçue pour le sexe auquel je me fais gloire d’appartenir et dont je soutiendrai l’indépendance jusqu’à mon dernier jour.

Diacritik a toujours eu à cœur de défendre la littérature étrangère et ceux sans lesquels elle demeurerait inaccessible à une grande partie du lectorat français : les traducteurs. Carine Chichereau, traductrice de très nombreux auteurs anglo-saxons, a accepté de tenir une rubrique régulière dans nos colonnes, pour évoquer, en vidéo, un texte dont nous lui devons la version française. Aujourd’hui, Love after love d’Ingrid Persaud qui vient de paraître aux éditions Les Escales.

« Ce pays de rêve où une lumière tamisée imposait à l’esprit d’autres spectacles que ceux de la réalité », Alix Aymé

Alix Aymé. Ce nom ne dit pas grand chose, même aux amateurs et amatrices d’art. Pourtant, elle a décoré de ses peintures le plus prestigieux palais du Laos. C’est elle aussi qui a réintroduit au Vietnam l’art oublié de la laque.

« Je parle, non comme tant d’autres pour déplorer une fin mais pour promouvoir un début et sur ce début Baya est reine. Le début d’un âge d’émancipation et de concorde, en rupture radicale avec les précédents et dont un des principaux leviers soit pour l’homme l’imprégnation systématique, toujours plus grande, de la nature […] la fusée qui l’annonce, je propose de l’appeler Baya. »
André Breton, Derrière le miroir, novembre 1947

Plutôt qu’une fusée, pour moi, Baya est une comète. Une apparition jaillie des tréfonds insondables de l’espace que personne n’aurait imaginé voir un jour s’épanouir au firmament des grandes figures de l’art.

Diacritik a toujours eu à cœur de défendre la littérature étrangère et ceux sans lesquels elle demeurerait inaccessible à une grande partie du lectorat français : les traducteurs. Carine Chichereau, traductrice de très nombreux auteurs anglo-saxons, a accepté de tenir une rubrique régulière dans nos colonnes, pour évoquer, en vidéo, un texte dont nous lui devons la version française. Aujourd’hui, Les Aventures de l’intrépide Stroïka dans Paris de Jane Smiley paru aux éditions Rivages.

« Dans la recherche multiple de Michèle Battut, je crois discerner une constante : elle tente d’approcher l’objet au plus près. Les choses la fascinent par leur présence et c’est cette présence têtue, obsédante qu’elle veut capter par sa toile » Jean-Paul Sartre

Michèle Battut est une artiste fabuleuse. Je l’ai découverte par hasard, au gré de mes errances esthétiques, et j’ai eu un vrai coup de foudre pour certaines de ses toiles.

« La nature donnait l’existence aux plantes, mais mademoiselle Basseporte la leur conservait. » Jean-Jacques Rousseau

Aujourd’hui, son nom ne dit plus rien à personne. Pourtant, Madeleine Françoise Basseporte fut appréciée de Louis XV, qui aimait converser avec elle, ainsi que de Madame de Pompadour, qui fit appel à ses talents de décoratrice.

« On nous demande avec une indulgente ironie combien il y a eu de grandes artistes femmes. Eh ! messieurs, il y en a eu et c’est étonnant, vu les difficultés énormes qu’elles rencontrent. » Marie Bashkirtseff, sous le pseudonyme de Pauline Orell, in La Citoyenne, 6 mars 1881

Marie Bashkirtseff (1858-1884), c’est un peu la rencontre de Berthe Morisot, Louise Michel et Kim Kardashian.

Diacritik a toujours eu à cœur de défendre la littérature étrangère et ceux sans lesquels elle demeurerait inaccessible à une grande partie du lectorat français : les traducteurs. Carine Chichereau, traductrice de très nombreux auteurs anglo-saxons, a accepté de tenir une rubrique régulière dans nos colonnes, pour évoquer, en vidéo, un texte dont nous lui devons la version française. Aujourd’hui, Et si le cheval se mettait à parler de Elliot Perlman qui paraît aux éditions Robert Laffont.