Le 22 octobre prochain la Maison de la poésie consacrera une après-midi à l’œuvre de Claude Ollier. Organisé par l’association Les mondes de Claude Ollier, cet hommage proposera des lectures, des interventions et dialogues autour de cette œuvre importante, à parcourir et découvrir encore. Entretien avec Arno Bertina qui participera à cet hommage.

Il y a, sans conteste, une forme d’inconscience ou de défi à publier un premier roman quand on dirige l’une des maisons d’édition les plus réputées du monde. C’est pourtant ce que vient de faire Jonathan Galassi, président de Farrar, Straus and Giroux, avec Muse qui paraît en France, chez Fayard, traduit par Anne Damour, Muse ou la peinture acide d’un monde éditorial en pleine mutation et un hymne à la poésie, à la puissance de la littérature.
Diacritik a rencontré Jonathan Galassi lors de sa venue à Paris, en juin dernier, l’occasion d’évoquer avec lui les raisons pour lesquelles l’éditeur, poète et traducteur qu’il est s’est soudain tourné vers le roman mais aussi de l’interroger sur le présent et l’avenir de l’édition.

Le 14 septembre 2016, Sophie Quetteville animait une rencontre au Monte en l’air à l’occasion de la sortie du Bal des ardents de Fabien Clouette (éditions de l’Ogre). Ce livre fait partie de ceux que Diacritik a particulièrement défendus en cette rentrée littéraire (lire ici l’article de jean-Philippe Cazier).

En partenariat avec Diacritik et Remue.net, débute ce mardi l’épisode premier d’« Une Histoire du Vertige », le cycle de dix lectures-conférences que, de septembre 2016 jusqu’à juin 2017, Camille de Toledo présentera à la Maison de la Poésie de Paris. Dans le sillage de la parution récente des Potentiels du Temps co-écrit avec Kantuta Quiros et Aliocha Imhoff et dans l’écho retentissant d’une œuvre qui, de Visiter le Flurkistan jusqu’à Oublier, trahir, puis disparaître, ne cesse d’interroger avec force la manière d’habiter « ce siècle neuf », Camille de Toledo interrogera dans cette première séance la possible naissance du vertige depuis une lecture du Don Quichotte de Cervantès.

Après avoir clôturé en 2014 son ample et vertigineuse trilogie européenne avec Oublier, trahir, puis disparaître, Camille de Toledo offre en cette rentrée 2016 Les Potentiels du temps en compagnie de Kantuta Quiros et Aliocha Imhoff, large et vibrante réflexion sur notre époque hantée de fins et de catastrophes, en particulier dans ses rapports à l’art et à la politique.

Cette après-midi, deux tables rondes du Festival America seront animées par la Diacritik Team : American Poets, par Christine Marcandier avec Kevin Powers, Alysia Abbott, Ben Lerner, Laura Kasischke et Into The Wild, par Sophie Quetteville, avec Pete Fromm, Emily Saint John Mandel et Dan O’Brien.

En 2010, avec Les hommes-couleurs, son premier roman, Cloé Korman explorait déjà les frontières, présent et mémoires, destins individuels et collectifs. En 2013, avec Les Saisons de Louveplaine, elle revient à ses thèmes de prédilection en les déplaçant : du Mexique à une cité imaginaire du 93 mais toujours le roman comme moyen de « porter nos regards au-delà de la clôture, notre curiosité plus loin ».

Nathacha Appanah publie l’un des romans les plus forts que nous offre cette rentrée littéraire 2016 : Tropique de la violence, aux éditions Gallimard, alors que Folio fait paraître en poche l’inédit Petit éloge des fantômes et son précédent roman, En attendant demain. Diacritik a rencontré Nathacha Appanah en juin dernier. Elle évoque pour nous Mayotte, la violence, les migrations et ses fantômes et ceux de cette île française trop oubliée.

Après l’épique Autour du monde qui interrogeait en 14 voyages et autant d’histoires le tsunami de 2011, Laurent Mauvignier revient en cette rentrée 2016 avec sans doute l’un de ses plus beaux romans : Continuer. Racontant l’histoire de Sibylle cherchant à sauver son fils Samuel depuis un voyage à cheval au cœur du Kirghizistan, Mauvignier offre une puissante fable politique sur la France contemporaine jetée dans un temps troublé et déchiré de haines.
Diacritik a rencontré Laurent Mauvignier le temps d’un grand entretien pour évoquer avec lui ce roman qui s’impose déjà comme l’un des plus importants de l’année.

Dermot Bolger est un observateur implacable de la société comme des relations humaines : dans chacun de ses romans, une crise est le prisme par lequel un moment est analysé, rendu à sa complexité comme à sa force romanesque. Une illusion passagère récit avec lequel Ensemble séparés peut fonctionner en diptyque, comme nous l’explique l’écrivain, il s’agissait déjà de la Chute de l’Irlande, The Fall of Ireland, titre original du roman. Diacritik a rencontré l’écrivain irlandais de passage à Paris en juin, l’occasion d’évoquer avec lui Ensemble séparés qui vient de paraître aux éditions Joëlle Losfeld et plus largement son rapport au roman.