les saisons de Louveplaine

En 2010, avec Les hommes-couleurs, son premier roman, Cloé Korman explorait déjà les frontières, présent et mémoires, destins individuels et collectifs. En 2013, avec Les Saisons de Louveplaine, elle revient à ses thèmes de prédilection en les déplaçant : du Mexique à une cité imaginaire du 93 mais toujours le roman comme moyen de « porter nos regards au-delà de la clôture, notre curiosité plus loin ».

Les hommes-couleurs

Les hommes-couleurs est le premier roman de Cloé Korman, née en 1983. Autant le souligner tout de suite, « premier roman » oui, comme pour en finir avec l’étiquette — tant l’art de la fiction, du suspens, la maîtrise, le talent, le sens poétique comme politique sont époustouflants.
Les Hommes-couleurs n’est pas un roman que l’on se contenterait de lire ou même d’apprécier. On reste littéralement suspendu le temps du récit, dans un ailleurs temporel et géographique, pris dans les méandres d’une intrigue dense et singulière, entre surface et abîmes, présent et mémoire, récit et légendes, destinées individuelles et collectives, dans cette zone surréelle que seule la littérature sait habiter.