Il reste qui ? Ermanno Olmi ? Bertolucci ? Bellocchio bien sûr… Peut-être… Cela ne change rien, tout le monde l’aura compris : avec la mort d’Ettore Scola, c’est bien l’âge d’or du cinéma italien qui s’est définitivement éteint ce mardi. Alors attention, le cinéma italien n’est pas mort, il faut être Français et critique de cinéma pour penser le contraire. Moretti, Tullio Giordanna, Bellocchio, Amelio, Sorrentino : le cinéma italien est bien vivant.
Mais l’âge d’or vient de se terminer.

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L‘un des monstres sacrés du cinéma italien, Ettore Scola, né en 1931, est mort mardi 19 janvier à Rome. Il avait 84 ans. De sa longue carrière, on retient immédiatement trois très grands films, Nous nous sommes tant aimés (C’eravamo tanto amati, 1974), Affreux, sales et méchants (Brutti, sporchi e cattivi, 1976) et Une journée particulière (Una giornata particolare, 1977), avec Sophia Loren et Marcello Mastroianni.

Son œuvre est une vue en coupe de l’Italie. Simona Crippa nous rappelle que lors de sa « master class » au théâtre Petruzzelli de Bari, après la projection de Una giornata particolare, en mars 2015, il s’adressa aux jeunes pour les inciter à changer l’Italie :
« On ne vous demande pas de prendre les fusils et d’aller dans les montagnes, mais d’avoir des idées et de l’enthousiasme. »  

Lire ici la première partie de l’hommage de Jérémy Sibony

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Le grand talent de Quentin Tarantino, c’est déjà d’être arrivé à faire de chacun de ses films un incontestable événement cinématographique, quand bien même le spectateur sortirait de la projection frustré et plus ou moins déçu, 8 Salopards n’échappant pas à la règle. Il faudrait bien peu fréquenter les salles de cinéma pour bouder ainsi son plaisir devant ce déferlement de références largement assumées par un réalisateur cinéphile. C’est pourtant là un des problèmes : les films de Tarantino ressemblent à ces images où l’on doit retrouver en un minimum de temps le titre d’un maximum de films.

A tout seigneur, tout honneur : si les membres de la Newsroom vous ont livré leurs coups de cœur musicaux, littéraires, cinéphiliques et – toute honte bue – leurs articles préférés… rendons aux lecteurs ce qui leur appartient, à savoir leurs choix de lectures, avec les articles les plus lus sur Diacritik depuis le lancement du site le 23 septembre 2015.

Pour clore cette année 2015, les membres de la rédaction de Diacritik vous proposent leur best of. Ils nous / vous révèlent leur livre, film, chanson préférés en 2015 et l’article du magazine qui les a le plus enthousiasmés. Où l’on constatera que nos goûts sont aussi variés que nos pages même si quelques titres reviennent fréquemment…

Go West des Pet Shop Boys résonne, sur l’écran des jeunes dansent et fêtent la nouvelle année. Le dernier film de Jia Zhang Ke débute en 1999, il finira en 2025, quand, à travers le destin de trois amis, la Chine aura achevé sa mutation. Durant ce qui est sûrement le plus long prologue de l’histoire du cinéma (45 minutes avant le début du générique), le film s’ouvre sur un triangle amoureux : une femme, deux hommes – l’horreur scénaristique absolue ?

A partir du 21 décembre, Arte organise un cycle consacré à Jacques Tati, avec la diffusion de certains de ses films — Trafic, Mon Oncle, Jour de fête, Playtime, L’École des facteurs — ainsi que d’un documentaire d’Emmanuel Leconte et Simon Wallon, Tati express.
Dans l’entretien qu’il a accordé à Diacritik, Antoine Gaudin évoque ce qui, selon lui, fait encore aujourd’hui la singularité et la beauté du cinéma de Jacques Tati.

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J’aime bien Lelouch.

Je pourrais en faire un plaisir coupable, avec ce petit ton condescendant qui fait les grands critiques de cinéma, mais non : j’aime vraiment bien Claude Lelouch, et je ne me l’explique pas, parce que depuis vingt ans, il accumule les navets. Notez que je n’en attends jamais rien d’exceptionnel, mais invariablement il me déçoit et son dernier film  Un + une est même franchement insupportable.

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Peut-on aimer le dernier épisode de La Guerre des étoiles ? Je veux dire, tranquillement, comme on aime un film, sans devoir rendre des comptes aux fans, qui trouveront que J.J Abrams trahit les « chefs d’œuvres » originels de Lucas (je veux dire : ceux de 77, 81 et 85, après, c’est n’importe quoi) ni aux Malraux de Prisunic pour qui aller voir le film le jour de sa sortie avec une certaine excitation correspond à serrer la main au maître américano-impérialiste Disney à Montoire…