Alice et Artémis sont ses muses. La mythologie entremêlée aux sciences de la botanique, la géologie, la minéralogie sont ses sujets. Depuis 60 ans, l’œuvre de Paul Armand Gette se déploie au travers de livres, de dessins, de sculptures, de photographies, voire de traces de ces photos. L’érotisme y a une place maitresse tout en laissant aux modèles l’initiative et la liberté de leurs poses.
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Avec « Je te rends ce qui m’appartient, tu me rends ce qui t’appartient », Sara Ouhaddou semble transformer la galerie Polaris en réserve d’un musée archéologique, à moins qu’il ne s’agisse d’une boutique qui vendrait des blocs de savon brut. A l’entrée, une enseigne lumineuse et kitsch fait défiler un message écrit avec des caractères qui ressemblent à des caractères arabes mais que même les arabophones, pourtant, ne peuvent déchiffrer. Dès le premier abord, donc, la logique esthétique qui est à l’œuvre dans cette exposition est déployée pour troubler l’évidence du visible comme la clarté du dicible, pour suspendre le sens en le pluralisant.
Alors que la terre entière n’a jamais eu autant la tête rivée sur Netflix, j’ai eu le plaisir de découvrir parmi les choix proposés par la plateforme un film made in USA qui, à mon goût, est passé bien inaperçu lors de sa sortie : Velvet Buzzsaw de Dan Gilroy, distribué début 2019 exclusivement sur le géant du streaming.
La typographie allongée jusqu’à la limite de la lisibilité est sa marque de fabrique. Artiste engagée dont les textes, issus de la littérature, dénoncent la société de consommation, lancent des cris de révolte, ou militent contre l’oubli des artistes-femmes. Tania Mouraud s’est emparée de l’espace urbain, en 1977, par le détournement de panneaux publicitaires, aussi est-elle considérée par certains comme la marraine des Street Artists.
Inviter un artiste à reprendre Notre-Dame de Paris de Victor Hugo, c’est le pari réussi des éditions Calmann-Lévy. Pour ce roman graphique, Damien MacDonald, a taillé dans le texte en conservant les mots exacts de Victor Hugo. En revanche, il a traité le dessin avec audace, créant ainsi des planches qui s’affranchissent des cadres de la BD classique. Damien MacDonald est un artiste franco-écossais diplômé de philosophie et d’histoire de l’art.
La confrontation de l’art contemporain aux œuvres classiques est devenue un exercice de prédilection de bon nombre de musées. Le musée de l’Orangerie a été plus audacieux encore, en invitant une artiste franco-suisse, Agnès Thurnauer, à installer de façon pérenne une série de sculptures-bancs.
La peinture me regarde, copieux et passionnant montage d’Écrits sur l’art (1974-2019) de Christian Prigent, s’ouvre par une section de six textes, pour la plupart assez récents, intitulée Vive le désarroi ! C’est ce qui s’appelle bien commencer.
Géographie de l’arbre.
Le 12 mars dernier a eu lieu chez Jean Fournier le vernissage de l’exposition Ensecrètement de Bernard Moninot, la troisième personnelle de l’artiste dans cette galerie, après Entre-temps en 2015 et Chambre d’écho en 2018.
Depuis 2012, le musée Guggenheim met en ligne la version numérique gratuite de nombre de ses catalogues. Ces archives gratuites en ligne regroupent désormais 205 titres, que vous pouvez tranquillement feuilleter en attendant la réouverture des musées.
J’étais une enfant turbulente et je suis resté quelqu’un de remuant. Quand j’entre dans une maison, je vais tout de suite aux fenêtres.
Née le 24 février 1925 à Beyrouth, Etel Adnan est la “fille unique d’une famille qui a vécu la guerre et l’exil comme conséquence de la guerre.” Je me suis souvent demandé comment un système aussi fragile que le corps humain peut supporter des bouleversements aussi fréquents que ceux que le Moyen Orient arabe a connu et continue de vivre.
Le styliste et designer Walter Van Beirendonck est aussi artiste. Ou plutôt : il ne l’est pas « aussi », il l’est constamment, lorsqu’il crée des vêtements comme lorsqu’il réalise des œuvres. Ce n’est pas que la création de vêtements soit en soi de l’art, mais chez Van Beirendonck celle-ci implique toujours une tension vers la création artistique, de même que la création artistique reprend les moyens et matériaux de la haute-couture. Walter Van Beirendonck occupe une place singulière, entre l’art et le stylisme, mêlant sans cesse l’un à l’autre, chacun de ces domaines étant travaillé par l’autre, et par là-même transformé, dépassant ses propres limites.
Il y a plus de 200 ans, une ère dominée par la raison et l’industrie de masse a provoqué un malaise dans les esprits sombres et délicats.
J’ai grandi avec le carré blanc. Qui en l’occurrence était un rectangle blanc, qui apparaissait dans un coin de l’écran de télévision, pour signaler que le film à suivre n’était pas visible par « tout public ».