Je voulais m’en aller mais je n’ai pas bougé est le titre d’un livre de Jean-Jacques Viton paru aux éditions P.O.L en 2008. C’est aussi le titre d’un livre de photographies que Marc-Antoine Serra vient de publier aux éditions Salon du Salon. C’est également ainsi que s’intitule l’exposition de Marc-Antoine Serra qui se tient au Salon du Salon, à Marseille, jusqu’au 25 octobre 2021.
Auteur : Jean-Philippe Cazier
C’est avec tristesse que nous apprenons le décès de Jean-Luc Nancy.
Dans Boys Who Don’t Wanna Be Boys, l’artiste visuel et musicien Seth Bogart aborde le poids de l’homophobie et de l’hétérosexisme sur le psychisme et la vie des personnes gays mais aussi, sans doute, au sein de la communauté gay elle-même qui n’est pas exempte de masculinité toxique.
Le jeune musicien Nige est une des figures du tout aussi jeune et prolifique collectif londonien Nine8, collectif réunissant des personnalités singulières et talentueuses qui s’expriment également dans d’autres projets, y compris personnels.
Ici, la Béringie, le premier roman de Jeremie Brugidou, est un livre puissant et pluriel, porteur d’un imaginaire et de thèmes qui résonnent avec des questions fondamentales d’aujourd’hui : l’écologie, le rapport au monde, à l’animal, les catastrophes planétaires, l’invention d’imaginaires nécessaires à d’autres existences sur Terre, le capitalisme, le colonialisme… Entretien avec Jeremie Brugidou.
Le premier roman de Jeremie Brugidou est un roman d’aventure et une forme de dystopie, une réflexion anthropologique et politique autant qu’une œuvre qui tend vers la SF, un livre de rêves comme une enquête où la science et l’imaginaire vont ensemble. Le livre articule toutes ces dimensions pour dire et imaginer le monde – notre monde, ce qu’il est et ce qu’il pourrait être.
L’exposition des photographies de Michael Schmidt qui se tient actuellement au Jeu de Paume, exposition en forme de parcours d’ensemble, paraît n’avoir quasiment comme seul objet que Berlin, ville que le photographe allemand n’a cessé d’arpenter et de photographier. Le projet et le référent seraient clairs : photographier Berlin ; et de même la forme, qui serait celle de la photographie documentaire. Or, ce qui s’impose, c’est que le travail de Michael Schmidt est plus complexe que cela.
Le titre d’Yves Tumor, Jackie, évoque un prénom autant masculin que féminin, cette indétermination caractérisant l’ensemble des lyrics plus évocateurs que définitoires.
Pour la sixième année consécutive, le BAAM organisait ce 13 juillet un « bal des migrant·e·s » sur la place Stalingrad à Paris. A la suite d’une polémique infondée lancée par divers politiques de droite et de gauche, le BAAM a été l’objet d’une campagne de dénigrement et de harcèlement aux relents racistes. Le bal qui devait avoir lieu a été interdit par la préfecture. Se tenait aujourd’hui, à Paris, une marche en soutien au BAAM et aux migrant.e.s, marche dénonçant la politique mortifère de l’UE dans le cadre du mouvement #AbolishFrontex. Reportage photo de Jean-Philippe Cazier.
Comme son titre l’indique, l’exposition « Quelque part entre le silence et les parlers », concerne le langage, les langues, leur pluralité mais aussi le fait de parler, une parole plurielle, des énonciations diverses, objectives et subjectives.
Le 3 juillet dernier, Samuel Luiz a été tué, en Espagne. Il avait 24 ans. Il a été assassiné par un groupe d’hommes, dans la rue. Il a été assassiné parce qu’il était PD. Il s’agit d’un crime homophobe – un crime homophobe de plus, s’ajoutant aux autres agressions quotidiennes, en Espagne, en France, ailleurs : agressions, insultes, tortures, meurtres de personnes du simple fait qu’elles sont homosexuelles ou transgenres. En Espagne, ce meurtre n’est pas sans rapport avec la montée de l’extrême-droite.
Avec Remerciements, le poète américain Guy Bennett poursuit son exploration des marges du livre.
Dans Le conflit n’est pas une agression, Sarah Schulman critique la confusion actuelle entre conflit et agression et propose une réflexion sur les façons de penser et de créer des liens sociaux et politiques aujourd’hui.
Les Journées désirables se dérouleront ce samedi 26 juin ainsi que le dimanche 27 à la librairie L’Atelier, à Paris, dans le 20e arrondissement.
On pourrait dire que le livre de Marie de Quatrebarbes, Les vivres, est habité par l’absence comme il est traversé par l’effort d’habiter cette absence. Mais il est tout autant définissable par l’effort de créer cette même absence – création par un langage qui ne se satisfait pas de dire le fait de l’absence, de simplement en parler, qui au contraire lui donne une présence qui expose le langage à un dehors, à une limite qui le vide ou le fait exploser.