Dans Le conflit n’est pas une agression, Sarah Schulman critique la confusion actuelle entre conflit et agression et propose une réflexion sur les façons de penser et de créer des liens sociaux et politiques aujourd’hui.
Auteur : Jean-Philippe Cazier
Les Journées désirables se dérouleront ce samedi 26 juin ainsi que le dimanche 27 à la librairie L’Atelier, à Paris, dans le 20e arrondissement.
On pourrait dire que le livre de Marie de Quatrebarbes, Les vivres, est habité par l’absence comme il est traversé par l’effort d’habiter cette absence. Mais il est tout autant définissable par l’effort de créer cette même absence – création par un langage qui ne se satisfait pas de dire le fait de l’absence, de simplement en parler, qui au contraire lui donne une présence qui expose le langage à un dehors, à une limite qui le vide ou le fait exploser.
Mieux qu’une rétrospective, le musée Carnavalet propose un choix judicieux et révélateur d’images d’Henri Cartier-Bresson, l’ensemble allant des débuts du photographe jusqu’aux dessins qu’il réalise jusqu’à la fin de sa vie.
Rassemblement pour la déconjugalisation de l’allocation adulte handicapé organisé par Act Up – Paris : pour que le calcul de l’allocation adulte handicapé ne soit plus assujetti au revenu du ou de la partenaire de vie ; pour que les député.e.s votent le 17 juin 2021 en faveur de l’individualisation de l’AAH et pour les droits des personnes handicapées. Paris, 13 juin 2021. Reportage photo de Jean-Philippe Cazier.
Marche contre l’extrême-droite, contre la banalisation de l’extrême-droite et de ses idées, contre le fascisme dans nos politiques, pour nos libertés. Paris, 12 juin 2021. Reportage photo de Jean-Philippe Cazier.
Le documentaire Homothérapies, conversion forcée a pour objet les (mal) dénommées « thérapies de conversion » – absolument non thérapeutiques dans les faits et ne convertissant personne : ces « thérapies » sont supposées s’appliquer aux gays et lesbiennes alors que l’homosexualité n’est pas une maladie ; elles sont en vérité des agressions et des actes de torture ; on ne « convertit » pas quelqu’un à une sexualité ; pourquoi devrait-on « convertir » les homos ? ; etc.
Le documentaire de David France, Bienvenue en Tchétchénie, porte sur ce qui est plus qu’une persécution des personnes gays et lesbiennes en Tchétchénie : le film met en évidence une volonté délibérée, organisée, soutenue par l’Etat tchétchène, ainsi que par une partie de la population, d’arrêter, de violenter, d’assassiner les gays et lesbiennes en tant que tel.le.s – ce que l’on appelle un génocide.
À l’occasion de la parution française de son roman Les aventures de China Iron, finaliste de l’International Booker Prize 2020, entretien avec Gabriela Cabezón Cámara.
Con motivo de la publicación en Francia de su novela Las aventuras de la China Iron (Les aventures de China Iron), finalista del International Booker Prize 2020, entrevista a Gabriela Cabezón Cámara.
Les aventures de China Iron, de l’écrivaine argentine Gabriela Cabezón Cámara, est plusieurs livres à la fois : un conte, une utopie, un récit gauchesque, un roman d’éducation. Ce roman, finaliste de l’International Booker Prize 2020, est autant une critique politique qu’un récit écologiste, une aventure queer qu’un texte où la poésie entremêle les rythmes et forces naturels, l’Histoire, l’imaginaire, les corps. Il s’agit d’un livre où l’identité est subvertie, renversée, remplacée par d’autres relations au sein de ce qui est.
Depuis une quinzaine d’années, Gianni Forte et Stefano Ricci occupent le devant de la scène théâtrale européenne. Provocatrices, poétiques, politiques, en rupture, inventives, leurs réalisations travaillent les corps, les âmes, les relations, les cultures, les mondes qui existent et d’autres qui sont possibles. Pour la période 2021-2024, ils sont nommés directeurs de la Biennale Teatro di Venezia. Entretien avec le dramaturge Gianni Forte.
Retour sur Centre épique, récit-documentaire publié il y a quelques mois par Jean-Michel Espitallier. Dans ce livre, sont interrogés l’Histoire, le temps, la mémoire collective et personnelle, certains des récits qui donnent du sens au siècle (le XXe). Ce questionnement – cette problématisation – se fait toujours du point de vue d’une écriture qui propose et, dans le même geste, défait, efface, déchire, accumule les ruines : écriture-temps, écriture-durée synonyme aussi de chaos. Entretien avec l’auteur.
C’est avec une grande tristesse que nous apprenons le décès de Jean-Jacques Viton. En forme d’hommage, nous republions un texte consacré à son dernier livre paru en 2016 aux éditions P.O.L, cette histoire n’est plus la nôtre mais à qui la voudra.
Dans Comètes et perdrix, Marie Cosnay tourne autour d’un fait réel : l’enlèvement, dans les 1950, de deux enfants juifs, Robert et Gérard Finaly, enlèvement auquel l’Église n’est pas étrangère. Le livre développe la forme d’une enquête, ou se développe selon une forme-enquête qui multiplie les approches, les récits, les pistes. Qui n’évite pas les incertitudes, au contraire.