Le 17 octobre 1961, pour protester contre le couvre-feu imposé aux seuls immigrés maghrébins, en particulier Algériens, une manifestation est organisée à Paris. L’Etat français réprime cette manifestation par la violence et dans le sang : arrestations, coups, meurtres perpétrés par la police française. Le slogan le plus scandé lors de la commémoration de cet après-midi qui a eu lieu à Paris est : « ouvrez les archives! ». Reportage photo de Jean-Philippe Cazier.
Auteur : Jean-Philippe Cazier
Danseurs sur le rivage est un recueil de nouvelles, de micro-récits parfois reliés entre eux par des échos, le retour de certains personnages, de certains noms, en tout cas de situations similaires qui dessinent le diagramme de relations de pouvoir, de domination, comme le plan d’une prison à l’air libre.
Le roman d’Alain Guiraudie est un flux mental et temporel qui s’écoule sur plus de 1000 pages – flux qui est aussi celui du monde, du discours, du désir. Il est souvent question de liquides dans Rabalaïre (sperme, cyprine, élixir, boissons…), mais surtout, de manière plus générale, tout y coule, s’écoule, se répand en des formes qui se déforment, en des identités provisoires, contredites, aqueuses plus que granitiques, en des strates – vagues ou divagations – du monde extérieur et intérieur qui se mélangent – le flux principal, celui qui emporte tout, qui fait et défait tout, étant le temps, ou plutôt la durée, ou plutôt le désir…
Dans son essai sur Portier de nuit, le célèbre et controversé film de Liliana Cavani, Véronique Bergen suit les parti pris esthétiques, cinématographiques, politiques, éthiques de la réalisatrice italienne, se tenant au plus près des forces obscures, paradoxales, peut-être insupportables du psychisme, du désir, forces qui animent des êtres en proie aux souffles les plus violents de l’Histoire, des corps, des âmes. Entretien avec Véronique Bergen.
Le Festival de poésie-performance Ourdir réunit des poètes pratiquant la lecture performée ou l’improvisation.
Évidemment, on ne présente plus Joyce Carol Oates, tant son œuvre est présente et déterminante dans le paysage littéraire contemporain. Que peut faire la ou le critique face à cette œuvre pléthorique et d’une telle ampleur ? S’agit-il de dire quelques mots de tel ou tel livre, d’en signaler la sortie au moyen des phrases habituelles empruntées à la rhétorique du marketing et de la com ?
Ce samedi 18 et ce dimanche 19 septembre, le collectif Les Désirables organise sa nouvelle édition des « Journées désirables » qui auront lieu à la librairie Petite Égypte.
Les éditions Dis Voir publient un livre singulier, à quatre mains, signé Gary Hill et Martin Cothren. Si l’on ne présente plus l’artiste américain, le nom de Martin Cothren, par contre, ne dira rien à la plupart, bien que cet ami Indien de Gary Hill ait été lui aussi, à sa façon, un artiste (dessins). Les trajectoires des deux hommes se croisent, se lient, mais demeurent différentes, séparées. Le livre est fait de ces croisements autant que de cette distance.
La 14e édition du Festival Jerk Off aura lieu du 9 au 19 septembre 2021 dans divers espaces de la capitale : au Point Éphémère, au Carreau du Temple, au Centre Culturel Suisse, au Centre Wallonie-Bruxelles.
On retrouve dans Rivage au rapport ce qui est central dans les romans de Quentin Leclerc : la construction d’un monde étrange dont l’étrangeté ne se résout jamais en une explication ou perspective rassurantes. Le monde est étrange et demeure tel.
Le livre de Gabriela Cabezón Cámara, Pleines de grâce, est pluriel, articulant des différences sans nécessairement les différencier. Le récit s’élabore en subvertissant les codes sociaux et culturels – en inscrivant une différence par rapport à ces codes, en les inscrivant dans une différence par rapport à eux-mêmes – autant que les codes de la narration, favorisant la rencontre ou co-affirmation de points de vue divers, rencontre qui vient troubler et suspendre les identités habituelles. Si ce livre est aussi politique, il a comme visée première la destruction de l’identité, ou sa dissémination (visée qui est elle-même politique).
Je voulais m’en aller mais je n’ai pas bougé est le titre d’un livre de Jean-Jacques Viton paru aux éditions P.O.L en 2008. C’est aussi le titre d’un livre de photographies que Marc-Antoine Serra vient de publier aux éditions Salon du Salon. C’est également ainsi que s’intitule l’exposition de Marc-Antoine Serra qui se tient au Salon du Salon, à Marseille, jusqu’au 25 octobre 2021.
C’est avec tristesse que nous apprenons le décès de Jean-Luc Nancy.
Dans Boys Who Don’t Wanna Be Boys, l’artiste visuel et musicien Seth Bogart aborde le poids de l’homophobie et de l’hétérosexisme sur le psychisme et la vie des personnes gays mais aussi, sans doute, au sein de la communauté gay elle-même qui n’est pas exempte de masculinité toxique.
Le jeune musicien Nige est une des figures du tout aussi jeune et prolifique collectif londonien Nine8, collectif réunissant des personnalités singulières et talentueuses qui s’expriment également dans d’autres projets, y compris personnels.