Rien ne ressemble plus à des mots que des phrases qui reconduisent leur sempiternel métier d’écrire. Sauf lorsque, dans l’imprévisible de la découverte, une jeune autrice bouleverse le régime de la langue, de la pensée, de la sensation.
entretien
En hommage à Pierre Alferi récemment disparu, Diacritik publie un entretien inédit, réalisé par Geoffrey Pauly en mars 2021, autour des deux volumes magistraux de Revue de littérature générale qu’Alferi publia au mitan des années 90 avec Olivier Cadiot.
Diacritik a toujours eu à cœur de défendre la littérature étrangère et celles et ceux sans lesquel.le.s elle demeurerait inaccessible à une grande partie du lectorat français : les traductrices et traducteurs. Carine Chichereau, traductrice de très nombreux auteurs anglo-saxons, a accepté de tenir une rubrique régulière dans nos colonnes, pour évoquer, en vidéo, un texte dont nous lui devons la version française. Aujourd’hui, Les Âmes errantes, premier roman de Cécile Pin qui paraît aujourd’hui aux éditions Stock dans la collection « La Cosmopolite ».
Les éditions P.O.L annoncent la disparition de Pierre Alferi, romancier, poète, traducteur et essayiste. Il venait d’avoir 60 ans. En hommage, Diacritik republie l’entretien qu’il avait accordé à notre journal à l’occasion de la parution de Divers chaos.
Alors que son dernier livre, Nûdem Durak. Sur la terre du Kurdistan, vient de paraître aux éditions Ici-Bas, Diacritik est heureux de publier la version française d’un entretien avec Joseph Andras, mené par Wesîla Torî, paru en kurde dans Bianet, dans lequel l’écrivain revient sur la genèse de son livre et la nécessité littéraire comme politique de « faire sortir de prison la voix des prisonniers ».
Dans son sixième roman, Le Silence des dieux qui vient de sortir en poche, Yahia Belaskri explore avec un bonheur d’écriture maîtrisé le triptyque qu’il affectionne : en « panneau central », une évocation précise de l’Algérie dans l’espace frontalier du nord et du sud à travers les gestes les plus quotidiens des habitants ; et, de part et d’autre, bousculant cette plongée réaliste, le volet légendaire et le volet poétique. Lecture et entretien avec l’écrivain.
À l’occasion de son passage à Paris, pour la sortie en France de son deuxième roman Parfois le silence est une prière, aux éditions Christian Bourgois, Billy O’Callaghan a bien voulu accorder une interview à Diacritik, au Centre Culturel Irlandais. L’entretien est à retrouver en vidéo (et en vo) ou en français dans une traduction de Carine Chichereau.
À l’occasion de la parution de Vers la normativité queer, entretien avec Pierre Niedergang.
Après la publication de deux anthologies bilingues Italie / Italia (2015) et Nouvelle poésie des Etats-Unis (2020), la revue Nioques consacre un numéro double bilingue Grèce / Ελλάδα à la poésie grecque contemporaine.
C’est l’événement éditorial de ce printemps : la réédition au Seuil du cours sur Le Neutre donné par Roland Barthes au Collège de France en 1978. Après une première édition du texte dans les années 2000, Eric Marty offre ici une édition définitive, riche et passionnante, où le propos de Barthes prend toute sa puissance, celle d’une parole qui revient dans son œuvre à son principe premier : le Neutre, qu’il réinterroge notamment sous le concept de « complexe ». Assorti de notes passionnantes, d’un avant-propos qui brosse la singularité d’une époque prête à tirer un trait sur les avant-gardes, ce cours est indispensable à qui entend se mêler de littérature et plus largement de sensible des textes. Autant de raisons pour Diacritik de partir à la rencontre d’Éric Marty afin de l’interroger sur ce dernier Barthes, au seuil d’une disparition bientôt mélancolique.
Livre-océan, livre-mer, Écume ne peut être que polyphonique, métamorphique, en prise avec un nomadisme, un flux qui est celui de l’écriture autant que de la vie. Écrivant une fiction en écho au Moby Dick de Melville, Véronique Bergen élabore selon un montage complexe un livre qui est autant de dénonciation, de critique, que le chant d’une éthique possible de notre temps. Entretien avec Véronique Bergen.
Entretien avec Elgas, journaliste et sociologue sénégalais, qui refuse les faux semblants et porte un regard sans fard sur son pays. Comme il le déclare lui-même ici, « l’essence même de mon travail, c’est de soumettre aux lecteurs une vision, un regard, de documenter des éléments factuels même quand je m’échappe un peu dans la fiction ».
L’œuvre de Philippe Cazal convoque à la fois sa passion des mots, un savoir-faire graphique et l’art de la mise en scène. À partir de mots sélectionnés, il parvient à constituer des théâtres de lettres qui mettent à l’épreuve la trop facile lecture qu’offre généralement les mots d’ordre et autres slogans de l’espace public.
Les éditions Le Manuscrit publient un essai, Genre et émancipation des femmes dans la fiction maghrébine contemporaine, occasion d’un grand entretien avec son autrice, Imèn Moussa.
Avec Mécano, son premier roman paru chez P.O.L, Mattia Filice livre sans nul doute un des récits les plus importants de ces dernières années. Vie du rail vue depuis l’intérieur, Mécano raconte, à la manière d’un récit aux accents autobiographiques, la vie de de conducteur de train, du mécano, depuis son apprentissage jusqu’aux longs trajets qui s’enchaînent. Dans la langue même du rail, Filice livre une manière d’épopée en vers libres et libérés où se dit aussi bien la lutte pied à pied des salariés pour leurs droits. Alors que la contestation contre la réforme des retraites entre dans son quatrième mois, Diacritik ne pouvait manquer d’aller à la rencontre de ce romancier des luttes avec lequel, pour notre plus grande joie, le contemporain devra désormais compter.