À l’occasion de la parution de ses archives personnelles, Une révolution culturelle, et afin de saluer en ce jour de la Fête de la Musique son créateur, Jack Lang, l’ancien ministre de la culture de François Mitterrand, porte un regard sur la terrible période que nous traversons en nous faisant part de ses réflexions sur ce dont la Culture a besoin pour habiter nos vies, notamment Le Parlement des Créateurs qu’il appelle de ses vœux. Alors, Jack Lang, où est le cool ?

Artiste nomade, Maral Bolouri a quitté l’Iran post-révolutionnaire à l’âge de 26 ans pour la Malaisie puis s’installe au Kenya. Elle y remporte le prestigieux prix sud-africain Absa L’Atelier, en 2017, associé à une résidence à la Cité internationale des arts à Paris. La France l’a choisie dit-elle. Elle s’y installe et obtient son permis de séjour.

Dos, pensée (poème), revenant de Jacques Jouet et Nous allons perdre deux minutes de lumière de Frédéric Forte paraissent respectivement en 2019 et 2021 aux éditions P.O.L. Membres de l’Oulipo, les deux auteurs intègrent différentes contraintes dans leur travail d’écriture. Entretien avec Frédéric Forte et Jacques Jouet.

Stéphane Habib s’entretient pour Diacritik avec les philosophes Joseph Cohen et Raphael Zagury-Orly autour de leur remarquable essai, L’Adversaire privilégié. Heidegger, les Juifs et nous paru chez Galilée qui avance avec force l’idée selon laquelle la fameuse pensée de l’Être de Heidegger repose en vérité sur une forclusion du judaïsme. Indéniable forclusion des Juifs qui n’est pas sans entretenir une affinité avec certains motifs des questionnements postcoloniaux.

Abandonnez toute affaire cessante les livres que vous lisiez pour vous précipiter sur Nino dans la nuit de Capucine et Simon Johannin qui vient de paraître en poche aux éditions Points et s’impose comme l’un des récits les plus vifs et remarquables de nos années 10. Le roman s’offre, à travers la figure incandescente de Nino, comme un grand récit sur la nuit du contemporain, la folie de ses corps à la recherche de la grande vie du monde. À l’occasion de cette sortie en poche, Diacritik republie le grand entretien de Johan Faerber avec les auteurs de ce puissant roman à quatre mains.

Émouvant et fort : tels sont les termes qui viennent à l’esprit à peine la lecture achevée de Dans ta voix, tous les visages disent Je de Serge Ritman qui vient de paraître chez Tarabuste. En autant de poèmes, Ritman dévoile un chant nu, celui qui va à la rencontre d’une aventure plurielle : qui part du corps et de la jouissance de l’autre pour l’élargir au film du monde, un monde où le soulèvement serait celui d’un peuple. C’est peu de dire que la poésie de Ritman dépasse le lyrisme : elle l’élargit à la pulsion politique du vivre. Autant de sujets que Diacritik ne pouvait manquer d’aller évoquer en compagnie du poète le temps d’un grand entretien.

En 2020 les éditions Cheyne ont fêté leurs 40 ans. Une exposition, Cheyne, 40 ans de création et de poésie, réalisée en partenariat avec Littérature au Centre, la Semaine de la poésie, la Bibliothèque du Patrimoine et l’Université Clermont Auvergne s’est déroulée de février à avril 2020 à la Bibliothèque du Patrimoine de Clermont-Ferrand. L’ouverture de l’exposition s’est déroulée en présence des éditeurs Elsa Pallot et Benoît Reiss, avec une visite déambulatoire de l’exposition suivie de lectures de textes du catalogue de Cheyne.

Chère Anna, J’avoue, des Brontë, je ne connaissais que le nom et les sœurs, je veux parler du film d’André Téchiné, Les soeurs Brontë, avec Isabelle Adjani, Marie-France Pisier et Isabelle Huppert. Rendez-vous compte, je n’ai même pas lu Les Hauts de Hurlevent ou Jane Eyre… On a parfois des trous dans une culture, et même des crevasses de montagne. Avec votre livre je découvre un monde, un univers étrange, celui de cette famille, les mœurs de cette famille qui ressemble à des Atrides anglais faits de brume et de lande… Pourriez-vous me raconter vos Brontë ?