Pour les oublieux qui ne liront pas le mea culpa hypocrite de l’ex-président et qui n’auraient pas joué avec Le Figaro au jeu des 27 erreurs ; pour les Sarkolâtres se pâmant d’avance à l’idée de lire la prose calculée du lider minimo des Républicains… Signé Luz et paru en 2009, Les Sarkozy gèrent la France est fait pour eux.
Diacritik
Nous retrouverons, samedi prochain, les photographies de Camille aux États-Unis. Mais cette semaine, Lille.
Le second épisode des aventures de Choc est en pré-publication dans Spirou magazine depuis quelques semaines. Retour sur le premier opus signant le retour de l’ennemi juré de Tif et Tondu dans un diptyque sombre et violent écrit et dessiné par Colman et Maltaite : Les Fantômes de Knightgrave.
« Pour certains, tout est politique ; pour d’autres, qui sont parfois les mêmes, l’érotique et le désir sont partout ». Jacques Dubois, bien connu de nos dialecteurs, le note à raison en avant-propos du volume qu’il coordonne, Sexe et pouvoir dans la prose française contemporaine, « ces deux mouvements de l’être, qui sont également régimes de sens » ne peuvent que dialoguer. Les apparier est une grille de lecture du champ littéraire contemporain, de ses tropismes comme de ses tensions, sous l’égide de Deleuze (tout désir est — et porte — une révolution) et de Foucault (La Volonté de savoir).
Vendredi 22 janvier 2016, 7h34, je me lève et j’écris, une nouvelle page de journal comme je faisais le Passeport, il y a longtemps, pendant les vacances, quand j’étais petit. Bonheur d’écrire pour écrire, de me donner des nouvelles, écriture courante, drôle sentiment de plénitude en ce moment. Ça va faire plus d’un mois que je suis dans ces Hautes-Pyrénées natales, Tarbes, au début je ne devais y rester que quatre jours. Ça se prolonge, je n’ai rien décidé, impression d’être là où je dois être, je reste. Passer et flotter dans la vie comme un bouchon de liège sur un fleuve.
La langue comporte ses clichés, véhicule ses présupposés, abonde dans sa fonction de communication. La poésie – l’art – ne communique rien, ne veut rien dire. « Un poème n’a rien à raconter, ni rien à dire » (Lacoue-Labarthe).
Dans le jargon journalistique, l’ours désigne la liste des collaborateurs d’un journal. Dans l’argot de l’imprimerie, le compagnon typographe — et c’est d’ailleurs le surnom donné au père Séchard dans Illusions perdues. Désormais, grâce à William Kotzwinkle et son Bear Went Over the Mountain publié dans une traduction « au poil » de Nathalie Bru, on associera ce nom à un écrivain (pas comme les autres).
A la suite de la publication sur Diacritik d’un entretien avec Yan Lindingre à propos de la création du prix « couilles au cul » et parce que nommée dans la réponse à la question « comprenez-vous les réactions féminines qu’on a pu lire ça et là sur les réseaux sociaux ? », Tanxxx a d’abord répondu en commentaire sous l’article. Loin de vouloir démarrer (et encore moins alimenter) une polémique, Diacritik a décidé de publier la réponse de l’illustratrice, affichiste et auteur de bandes dessinées dans les pages du magazine.
La rumeur enfle sur la croisette, elle n’étonne personne : au soir du Palmarès 1977, le jury présidé par Roberto Rossellini a choisi un film italien comme Palme d’or. Ettore Scola peut feindre la surprise, il a entendu les tonnerres d’applaudissements à la fin de la projection, il a lu une critique presque unanime. Réalisateur en vogue, prix de la mise en scène pour Affreux, sales et méchants, il attend la palme. Personne ne semblait se souvenir de l’autre (grand) film italien de la compétition et, à la surprise générale, ce sont les frères Taviani qui remportent la palme pour Padre Padrone. Une journée particulière entre dans la légende des grands oubliés du festival.
Donald Ray Pollock : Écrivain américain vivant, né dans l’Ohio en 1954. Un recueil de nouvelles et un roman à son actif.
Il y a parfois du bon à ne capter qu’une seule radio quand vous êtes au volant de votre vieux break Volvo, plus polluant qu’un tracteur. France Inter vous fait découvrir, entre deux crépitements, un écrivain américain prodigieux. Quelqu’un qui sait extraire le beau dans la fange, redonner une âme à des êtres prisonniers d’une existence proche du misérable sans pour autant verser dans le misérabilisme.
Michel Tournier, Christiane Taubira et faits divers. C’est la revue de presse du chutier.
C’est à Paris, du côté de la place Saint-Sulpice, rue Férou. De droite à gauche, se donne à lire Le Bateau ivre d’Arthur Rimbaud, en un immense poème mural sur 300 m2, depuis juin 2012. Un poème qui se déploie sur le mur d’enceinte d’un… hôtel des impôts.
A chaque année suffit sa polémique. Le Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême 2016 n’a pas encore débuté que l’on se demande déjà quelle sera la nouvelle bronca, la prochaine querelle… On a déjà été servi :
Il reste qui ? Ermanno Olmi ? Bertolucci ? Bellocchio bien sûr… Peut-être… Cela ne change rien, tout le monde l’aura compris : avec la mort d’Ettore Scola, c’est bien l’âge d’or du cinéma italien qui s’est définitivement éteint ce mardi. Alors attention, le cinéma italien n’est pas mort, il faut être Français et critique de cinéma pour penser le contraire. Moretti, Tullio Giordanna, Bellocchio, Amelio, Sorrentino : le cinéma italien est bien vivant.
Mais l’âge d’or vient de se terminer.
Depuis 1980, la qualité des signatures du label anglais 4AD ne s’est jamais démentie — ou bien leurs rares égarements nous ont échappés. Ceux qui ont porté les Cocteau Twins ou Dead Can Dance ont aujourd’hui un éventail d’artistes aux univers disparates mais élégants et exigeants, sans être inaccessibles.