Une comédie musicale est toujours le pari le plus osé que puisse tenter de relever un cinéaste. Dans le meilleur cas de figure, le spectateur se sent soudainement des fourmis dans les jambes, se met à pianoter sur son fauteuil et peut même esquisser de légers mouvements d’épaules avant que son cerveau ne lui rappelle qu’il est dans un lieu public et que la peur du ridicule l’attache à son fauteuil. Ou alors, la magie ne prend pas et les personnages ressemblent à des alcooliques, le spectateur est gêné pour eux et regarde ailleurs. C’est ce qui fait la différence entre Chantons sous la pluie et Glee

Paru chez Glénat le 18 janvier dernier, Puppy est un long récit sans paroles, l’histoire d’un chien qui s’évade de sa tombe et se retrouve plongé dans une réalité fantomatique. Mais si Puppy est mutique de bout en bout, il n’en est pas moins le cri puissant et le témoin de l’amour résilient que porte son auteur pour le dessin et les belles histoires. Et si pour Luz le silence était le meilleur moyen de se faire entendre ?

Cette année, je ne suis pas allé à Angoulême. Et je le regrette. Je le regrette parce que malgré une propension à la misanthropie et à l’agoraphobie qui me conduisent parfois à préférer les bulles dévorées en solo dans mon salon aux salons rassemblant des bédévores dans une bulle, le programme de cette 44e édition était au demeurant et a posteriori très alléchant.

Samedi 28 janvier, Diacritik a eu l’honneur et le plaisir d’être invité à participer aux 10è Enjeux de la Maison des écrivains et de la littérature, pour dialoguer avec En attendant Nadeau et Vacarme de la place de nos publications dans le champ contemporain, de ce « désir de revue », « né d’un désaccord ou d’une envie de le créer », comme le disait Alain Nicolas qui animait le débat.

Comment peut-on se sentir attiré par La Mort de Louis XIV au point qu’on a l’impression de presque toucher les tissus précieux et épais, aussi épais que l’air qui stagne dans la chambre de Louis XIV mourant ? Quel est le tour de magie dont Albert Serra fait preuve pour que le spectateur reste assis devant cette œuvre majestueuse qui déploie devant ses yeux tous ces vieux charmes pourtant si contemporains ? Entretien avec Marc Susini, premier valet du roi dans le film.

Les 28 et 29 janvier 2017, dans le cadre du festival « Hors Pistes », aura lieu la performance-symposium « Une Constituante migrante » sur une proposition de Aliocha Imhoff & Kantuta Quirós / le peuple qui manque. Rassemblant des plasticiens, des écrivains mais aussi des théoriciens tels que Kader Attia, Camille de Toledo, Laurent de Sutter, Catherine Coquio, Barbarin Cassin, Marielle Macé ou encore Étienne Balibar, il s’agira d’élaborer une réflexion en acte autour de la question de l’ébauche d’une communauté négative.

Les éditions Liana Levi ont publié en France les deux premiers romans de Silvia Avallone. Alors que publié Marina Bellezza sort en poche chez J’ai Lu (D’acier y est déjà disponible), retour sur une œuvre qui saisit une histoire collective à travers des destins individuels, pour mieux dire l’Italie dans ses contradictions et ses mutations.