La question posée dans le titre de cet article aurait son corollaire immédiat : les contes de la Sultane font-ils encore effet sur les écrivains et les lecteurs aujourd’hui ? Il peut sembler que oui quand Carole Geneix titre son premier roman policier, La Mille et deuxième nuit.
7textes composent L’Abattoir de verre de J.M. Coetzee, en librairies depuis hier, dans la traduction française de Georges Lory, au Seuil. 7 textes qui, rassemblés, forment le portrait fragmenté, diffracté d’une femme dont les lecteurs fidèles du romancier sud-africain, prix Nobel de littérature en 2003, perceront rapidement l’identité.
Sans doute Par les écrans du monde de Fanny Taillandier qui paraît aujourd’hui est-il non seulement l’un des romans les plus importants de cette rentrée mais, plus largement, l’un des plus remarquables parus ces dernières années.
La parution d’un roman de Nicole Krauss est toujours un événement : ainsi Forêt obscure qui advient après de longues années de silence, ce « vide » si nécessaire à la création, comme nous l’explique la romancière dans le long et bel entretien vidéo qu’elle a accordé à Diacritik, en juin dernier, à Paris.
Exister éditorialement à l’ombre d’une nation littéraire prestigieuse avec ses grandes enseignes et ses auteurs fameux alors qu’on est de même langue n’est pas une mince affaire. Ce fut, face à la France, le sort de la Belgique francophone pendant quelques siècles. Et pourtant, lieu périphérique par définition, cette Belgique-là a connu maints épisodes marquants dans le domaine du livre.
Cet entretien, ce dialogue, ces entre-mots, entre-paroles, sont tissés de dialogues qui les précèdent. Si la véritable archéologie de ceux-ci est impossible à mener, fondamentalement infinie, leurs symptômes les plus signifiants se situent sans doute à l’endroit d’une incompréhension : celle résultant du dialogue avec ce film documentaire dont je ne saisis pas la dramaturgie, dont mes propres respirations paraissent en discordances avec les siennes, alors même que la matière qui le compose devrait presque obligatoirement me faire vibrer.
Je vais comparer deux choses qui a priori ne sont pas comparables, mais elles participent de la même guerre invisible, la 4ème guerre mondiale, la guerre économique qui sévit en ce moment. Nous sommes en guerre et Rimbaud (« horreurs économiques ») et Marx sont les premiers à l’avoir annoncé.
« Mon cœur pareil à une flamme renversée
Les rois qui meurent tour à tour naissent au cœur des poètes
Dans ce miroir je suis enclos vivant et vrai comme on imagine les anges et non comme sont les reflets » (Guillaume Apollinaire)
La semaine dernière, le gouvernement israélien a condamné un poète à cinq mois de prison. Pour un poème.
L’une des signatures de Diacritik est la place accordée aux grands entretiens : écrits ou filmés, ils laissent se déployer la parole des artistes, sans aucune contrainte d’espace ou de temps. L’été peut être l’occasion de (re)découvrir ces interviews. Aujourd’hui Cyril Pedrosa
Eroica s’inspire de la vie de Jean-Michel Basquiat, et pourtant on aurait tort d’y lire simplement la narration d’une vie d’artiste.
Du 20 au 23 septembre prochain aura lieu à Vincennes la neuvième édition du Festival America, centré sur les littératures et cultures d’Amérique du Nord, avec, pour cette année, un focus sur le Canada.
Diacritik a évoqué nombre des auteurs invités et vous propose de les (re)découvrir en amont du festival. Aujourd’hui, Jeffrey Eugenides.
« You know what’s scary about them ? They don’t need power ». C’est un homme qui parle des singes. C’est leur force : « They don’t need power ».
« Une investigation davantage intéressée à illustrer par l’archaïsme du partenaire la légitimité de l’usurpation »
Jacques Berque
Cette formulation très condensée de ce que sont les études coloniales, le sociologue et anthropologue français Jacques Berque la propose dans son essai de 1964, Dépossession du monde.
Du 20 au 23 septembre prochain aura lieu à Vincennes la neuvième édition du Festival America, centré sur les littératures et cultures d’Amérique du Nord, avec, pour cette année, un focus sur le Canada.
Diacritik a évoqué nombre des auteurs invités et vous propose de les (re)découvrir en amont du festival. Aujourd’hui, Brit Bennett.