C’est le livre-séisme qui a mis à nu l’homosexualisation massive du Vatican et de l’Église depuis des décennies et dans le monde entier et sort aujourd’hui en poche : Sodoma.
Diacritik republie l’entretien de Jan Le Bris de Kerne avec Frédéric Martel, mené lors de la sortie du livre en grand format en février 2019.
La littérature tient une place essentielle, souvent inaperçue, quelle que soit la problématique qu’abordent les sciences humaines et sociales. En effet, elle est le lieu par excellence des représentations que les êtres humains élaborent de leur existence en société. En ce sens, leurs œuvres sont des traces, non immédiatement décodables, des tensions, désirs et vécus de leurs réalités. Les banlieues font partie de ces réalités au même titre que les espaces plus nantis.
Le 5 novembre 2022 un ouragan dans la baie de San Francisco provoque 60000 morts et efface Oakland et San José de la carte. Les assurances ne peuvent couvrir les remboursements et, par un effet domino, c’est toute l’économie américaine qui s’effondre, entraînant le système mondial avec elle. Le point de départ du roman d’Antoinette Rychner est à peine dystopique : capitalisme et bouleversements climatiques sont intimement liés, le scénario de nos devenirs apocalyptiques est face à nous. Mais comment dire l’après, un Après le monde ?
Pendant ce temps, pendant que les champs brûlent, c’est Davos sous une neige immaculée, Davos commune du canton des Grisons, Suisse, 284 km2, altitude 1560 mètres, 11 000 habitants environ. C’est le Forum économique mondial.
Depuis bientôt une vingtaine d’années, recueil après recueil, Sandra Moussempès s’est imposée comme une des figures majeures de la poésie contemporaine. Les années 20 s’ouvrent avec bonheur sur l’un de ses textes les plus remarquables, le spectral et puissant Cinéma de l’affect qui paraît aux éditions de l’Attente. Dans cet opéra-poème, phonographe capteur de voix diffuses et profuses, Sandra Moussempès convoque à partir d’Angelica Pandolfini, célèbre cantatrice qui fut son ancêtre, un véritable atlas à la Warburg des voix disparues mais présentes. Autant de raisons pour Diacritik d’aller interroger la poète à l’occasion de la parution de ce recueil, véritable événement de ce début d’année.
Il arrive régulièrement un événement dans l’édition française. Il faut s’en réjouir même si la périodicité n’est pas facile à définir. À n’en pas douter, la nouvelle traduction de Pierre Lecoq du Shâhnâmeh, Le Livre des Rois de Ferdowsi, appartient à cette catégorie.
Il y a plus de 200 ans, une ère dominée par la raison et l’industrie de masse a provoqué un malaise dans les esprits sombres et délicats.
A l’heure où le mouvement de contestation contre la « réforme » des retraites entre dans sa 6e semaine, où la police s’enfonce dans sa logique de provocation contre les manifestants, c’est à une lecture profonde, neuve et originale de l’émeute que convie Romain Huët dans son fort Vertige de l’émeute paru aux PUF.
Après Opération Copperhead, Jean Harambat est de retour et avec lui, Agatha Christie, G.K. Chesterton, John Dickson Carr, Dorothy L. Sayers, le Major A.E.W. Mason, la baronne Emma Orczy et le père Ronald Knox. Le Detection Club au grand complet.
Comment saisir à la fois le déséquilibre d’un homme, Barry Cohen, et celui d’un pays, les États-Unis, sur le point d’élire Donald Trump à la présidence ? Tel est le défi narratif de Gary Shteyngart dans Lake Success, un roman qui emprunte aux codes du roman d’apprentissage comme de voyage pour composer un récit singulier, nouvelle pierre à l’édifice d’un Absurdistan que l’écrivain compose livre après livre, entre désespoir et ironie.
1927 : deux ans avant que la guerre économique ne fasse trembler Wall Street, une autre bataille plus décisive encore avait donné lieu à un chef-d’œuvre du cinéma burlesque, réalisé par Clyde Bruckman, avec Stan Laurel et Oliver Hardy.
En exergue de Voir de ces propres yeux d’Hélène Giannecchini qui vient de paraître dans « La Librairie du XXIe siècle », une citation d’Emmanuel Hocquard : « Ce ne sont pas des confidences, mais plutôt des descriptions de situations. Des leçons d’anatomie ».
Avant de se souhaiter une éventuelle félicité à l’aune d’une année naissante, qu’en était-il vraiment de 2019 qui vient de trépasser dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier dernier ? Pour le savoir, il faut regarder le VU de l’année (diffusé le 3 janvier à 23h35 sur France 3) disponible à la demande jusqu’au 3 février prochain sur france.tv.
Réception chez la Princesse de Guermantes (suite). Saint-Loup, dont vient de prendre fin la longue liaison avec Rachel, n’est ni de bonne humeur ni de bonne foi.