« On n’estime pas suffisamment la poésie » : tels sont les quelques mots que, tremblant de lucidité, Novalis lance, au seuil de sa presque mort, alors douloureusement convaincu que l’âge où la poésie serait reconnue comme valeur suprême parmi les hommes n’était pas encore venu.
La connerie est-elle innée, inévitable, inhérente à chacun, affichée ou sournoisement tapie sous les atours d’une intelligence moyenne ou la simple expression d’une bêtise évidente ? Une question complexe (et des réponses qui le sont tout autant) que propose d’embrasser l’ouvrage collectif Psychologie de la connerie, qui paraît aujourd’hui au Livre de poche, enrichi de quatre textes inédits.
Le festival Bruits de Langues, dont Diacritik est partenaire, va faire du raffut cette année et pour cause : déjà dix ans d’existence !
En avant avec l’enquête de Zelda Colonna-Desprats : qu’est-ce être romantique aujourd’hui ? La réponse de Nadia Galy, architecte et écrivain.
Retour sur une décennie de cinéma et de musique, en compagnie de Joffrey Speno, Jean-Philippe Cazier, Simona Crippa & Zelda Colonna-Desprats, pour mieux la boucler et poursuivre les découvertes.
« Personne ne peut dire d’où vient un livre et encore moins celui qui l’a écrit. Les livres naissent de l’ignorance, et s’ils continuent à vivre après avoir été écrits, ce n’est que dans la mesure où on ne peut les comprendre », soulignait Paul Auster dans Leviathan (1993), via son personnage Aaron.
Enfant de perdition de Pierre Chopinaud est un roman « nomade », large et généreux, qui semble sortir de nulle part tant sa langue paraît étrangère à nos classifications habituelles.
Sans doute le moment est-il inédit dans l’histoire de la Ve République pourtant riche en mouvements sociaux : après désormais plus de 50 jours de contestation sociale et de grève, 70% de Français plus que jamais hostiles au projet de loi, des conflits d’intérêt en pagaille, des millions de gens dans les rues et maintenant un avis assassin du Conseil d’Etat, macron n’a toujours pas retiré sa « réforme » des retraites.
Le 1917 de Sam Mendes s’ouvre sur un soldat au pied d’un arbre et se termine… au pied d’un arbre, le temps d’un film entièrement tourné en plusieurs plans-séquences qui, magie du montage numérique, n’en forment qu’un seul. Entre-temps, la caméra n’aura pas lâché un instant ce soldat, le suivant à chaque pas dans sa mission. Mais il serait vraiment dommage de réduire 1917 à cette seule prouesse visuelle.
Les compositeurs, tout comme les peintres, écrivent parfois, le plus souvent en lien exclusif avec leur pratique.
A l’occasion de la publication d’Europe Odyssée, entretien avec Jean-Philippe Cazier où, entre autres, il est question de l’écriture politique, de la poésie et du débordement de la langue, de la violence de l’Histoire et de ceux et celles – migrants, réfugiés, déportés, exilés – qui la subissent et la contestent, de la possibilité d’une épopée contemporaine, d’une cosmopolitique comme résistance à l’ordre policier du monde.
Réception chez la Princesse (suite et fin). La carrière mondaine de la marquise de Surgis est vivement rappelée.
Un verre d’absinthe à la main, l’enquête de Zelda Colonna-Desprats continue avec Lise Haddad, philosophe. Qu’est-ce être romantique aujourd’hui ?
Lundi (mais peu importe) Paris Orly
Prendre l’avion, en long courrier et avec plein de correspondances, c’est quand même l’occasion de polluer un bon coup.