Stimulant et original : tels sont les deux termes qui viennent à l’esprit de l’heureux lecteur d’Astro Boy : cœur de fer de Nicolas Tellop qui vient de paraître aux Impressions Nouvelles dans la formidable collection « La fabrique des héros ».
Les histoires d’amour finissent mal, en général. Les Rita nous ont prévenus. Rien de plus banal qu’un couple qui se défait et Isaac Rosa part de ce constat, qui est aussi un défi littéraire, pour composer son roman Heureuse fin, récit à rebours d’un couple de la rupture à la rencontre, inversion de la chronique d’une fin non seulement annoncée mais initiale.
La première chose qu’on voit dans une BD, c’est le dessin. Une évidence (apparemment pas pour tout le monde) que Claire Bretécher a raison de rappeler au cours du cinquième et dernier entretien avec Claude Kiejman pour À voix nue (1996 – formidable série à ne louper sous aucun prétexte qui vient d’être rediffusée suite au décès de l’auteure de Cellulite et des Frustrés).
« L’enfant m’a appris à mourir. »
Claire Ponceau, L’enfant, l’étoilement.
« Tous travaillent au son qui tue.
La flèche ouvre une brèche dans l’espace et dans le temps.
La musique ouvre une brèche dans l’espace et dans le temps.
L’une et l’autre font parler la mort, accompagnent la mort. »
Pascal Quignard, Harmoniè Palintropos
Je me suis réveillé à quatre heures cinquante.
Les éditions Joseph K publient un volume regroupant l’intégralité des entretiens et conférences de Georges Perec, de 1965, année de publication des Choses à 1981, accompagnés d’inédits et textes rares.
Entrer en Volodinie fait toujours quelque chose. Faire théâtre ou mourir, en voila un sacré dilemme.
#Confinement : la consigne est claire. Le virus ne circule pas, nous faisons circuler le virus.
Tout tourne au mieux pour l’excellent Marcel. C’est que, renonçant à d’autres plaisirs, son Albertine vient habiter chez lui, c’est-à-dire chez ses parents absents de Paris : « chaque soir, fort tard, avant de me quitter, elle glissait dans ma bouche sa langue, comme un pain quotidien, comme un aliment nourrissant et ayant le caractère presque sacré de toute chair à qui les souffrances que nous avons endurées à cause d’elle ont fini par conférer une sorte de douceur morale. »
Entrer dans les proseries de Lambert Schlechter, c’est comme entrer par effraction dans une maison aux portes grandes ouvertes au petit matin.
L’âge est aux apocalypses. Il semble que le XXIe siècle dessoûle du culte du progrès qui enivra l’âge moderne et que la cuite soit sévère : au lieu d’aller vers son mieux, le monde va vers sa fin. Tous les marqueurs seraient au pire.
Le vendredi 7 février 2020, il y a bientôt un mois déjà, la tragique nouvelle est tombée : Pierre Guyotat venait de nous quitter. C’est peu de dire qu’avec lui, une des voix les plus magistrales de la littérature contemporaine venait de s’éteindre. Pour en évoquer la puissance aussi neuve qu’inégalée, Diacritik a désiré donner la parole, après Colette Fellous et Marianne Alphant aujourd’hui au romancier Pierre Chopinaud qui est le dédicataire de Coma car celui à qui Guyotat dicta le manuscrit durant de longs mois. Nous vous invitons à lire son précieux témoignage où se donnent à lire l’amitié des deux hommes, de deux écrivains. Que Pierre Chopinaud en soit ici vivement remercié.
L’écrivain coronaiste est un lointain descendant de l’écrivain ivoiriste. L’écriture s’étant démocratisée, et on ne peut que s’en féliciter, il ne se réfugie plus dans sa tour, mais dans son bureau.
Voilà, nous sommes arrivés au point de départ de notre circuit.
Doctorant-chercheur en philosophie à l’Université de Paris VII-Diderot, venant de terminer l’écriture de sa thèse de doctorat en Philosophie des mathématiques, professeur de mathématiques, poète, Mohamed Ben Mustapha a décoché un livre-ovni, Éden, l’été publié par les Éditions Arabesques.