Unité 8200 (prononcez Huit Deux Zéro Zéro), une branche très secrète du renseignement militaire israélien, dirigée par intérim par le lieutenant Oriana Talmor, va se retrouver au coeur d’un maelström politique sur fond de terrorisme international. Unité 8200, c’est le titre d’un thriller rythmé, réaliste et tout en ironie signé Dov Alfon, qui vient de paraître en Folio « Policier ».
Âgée de 78 ans, devant la caméra de Jean Mascolo et Jean-Marc Turine sur le tournage du documentaire L’esprit d’insoumission, autour du groupe de la rue Saint-Benoît, Marguerite Duras se souvient de ce groupe d’intellectuels qui se réunissait chez elle à partir de 1942 : « C’était un pur mouvement de l’esprit surtout […] On voulait le bien des gens et de soi, on voulait la liberté des gens et de soi […] On était ce qu’on appelle des révolutionnaires, et nous quand on l’est à vingt ans on le reste, et nous sommes des vieux révolutionnaires, mais des révolutionnaires, vieux ».
En prélude au 30e Salon de la Revue qui a dû hélas être annulé pour cause de crise sanitaire, Diacritik partenaire de l’événement avait rencontré les revues qui auraient dû être présentes. Pour que vivent les revues et pour patienter avant le retour du Salon l’an prochain, nous avons décidé de faire paraître ces entretiens. Aujourd’hui, Françoise Favretto autour de sa riche revue L’Intranquille.
Dans Les Pérégrins, Olga Tokarczuk écrit qu’après la mort de ma femme j’ai dressé la liste des lieux portant le même prénom qu’elle : un prénom plutôt donné à des garçons qu’à des filles en Chine dans les années quatre-vingts, composé d’un premier caractère qui s’écrit 志 et d’un deuxième caractère qui s’écrit 宏.
Avec Témoignage et littérature d’après Auschwitz, Fransiska Louwagie nous prouve que la question de l’écriture sur l’extermination nazie, qu’elle soit le fruit des témoins ou d’écrivains issus des générations postérieures, est toujours d’actualité. L’essai part du principe que l’existence de disparités majeures entre les auteurs des différentes générations n’empêche pas d’importantes continuités.
En prélude au 30e Salon de la Revue qui a dû hélas être annulé pour cause de crise sanitaire, Diacritik partenaire de l’événement avait rencontré les revues qui auraient dû être présentes. Pour que vivent les revues et pour patienter avant le retour du Salon l’an prochain, nous avons décidé de faire paraître ces entretiens. Aujourd’hui, Guillaume Soulez autour de sa belle revue Théorème.
Les débats sur l’autofiction font rage en cette rentrée littéraire 2020 : écrire sur soi, depuis soi, affirmer ne pas mentir et pourtant en partie cacher ou inventer, est-ce faire œuvre littéraire ? (Qui penserait à la polémique Yoga viserait juste). La question est vaine, en soi, et elle tombe d’elle-même quand on lit les deux premiers volets de la Living Autobiography de Deborah Levy, tout juste parus aux éditions du Sous-Sol, dans une traduction magistrale de Céline Leroy : Ce que je ne veux pas savoir et Le Coût de la vie.
Audacieux, inventif et splendide : tels sont les trois adjectifs qui viennent spontanément à l’esprit du public qui vient d’assister à la représentation du Côté de Guermantes de Marcel Proust adapté et mis en scène par Christophe Honoré. Une très grande réussite en effet qui se joue actuellement au théâtre de Marigny tant Christophe Honoré réussit un pari plus que délicat : celui non de simplement parvenir à mettre Proust en scène mais à faire de Proust une pièce maîtresse de son œuvre même.
Avant la photographie, il y a l’accident. Franck Gérard le raconte : une chute de trois étages, la mort ou presque, le retour à la vie, la survie, une sorte de sursis, et la vie encore, mais différente. C’était le 4 juin 1999. Cette vie, désormais, est inséparable de la photographie. Pour Franck Gérard, la photographie est un mouvement vital. Comme la vie, ses photographies sont faites d’accidents, de bifurcations, de rencontres et hasard, d’une abondance, d’un excès…
Comment à Marseille, chacun rentre chez soi une bière à la main comme on porte sa croix.
En parallèle de la programmation hebdomadaire en ligne sur Diacritik depuis le 8 avril, le cinéma La Clef Revival projettera deux films de la collection de portraits documentaires de Joffrey Speno, La parole aux morts, le 5 octobre à 19h30.
Dévotionde Patti Smith paraît chez Folio. Le livre s’offre un art poétique dans lequel une patineuse est la métaphore de l’artiste : la parution du livre en grand format fut l’occasion pour Christine Marcandier et Jean-Philippe Cazier de rencontrer Patti Smith à Paris et de l’interroger sur l’écriture, les morts et fantômes qui hantent son œuvre mais surtout de l’écouter évoquer William Burroughs, Cocteau, Modiano ou Le jeu des perles de verre. Entretien.
Une bombe tombe dans le quartier alors que Marcel vient de sortir de la maison de passe de Jupien. La ville est plongée dans l’obscurité.