
Cette semaine avec Rodho, l’actu retravaillée…
Des écrivains, des artistes écrivent leur journal dans notre journal.
Bonjour Monsieur, l’exposition Jeff Koons on the roof, c’est à quel étage s’il vous plait ?
Un œil est filmé en gros plan et l’œil devient l’écran entier.
Cette semaine encore, Rodho rebondit sur l’actu la plus brûlante. Avec un accent circonflexe…
Olivier Steiner : Alors, cette grasse mat, terminée ?
Clément Bénech : Oui à peu près !
N’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
Pourquoi, la question. Duras a longtemps été ma réponse. Pourquoi, la réponse. Duras sera toujours la question. Depuis le début Duras et ses phrases magiques, inaugurales. Phrases qui reviennent en boucle, écrites tracées sur la crête des mots, phrases tatouages sur une peau de lecteur ébloui : On écrit sur le corps mort du monde, corps mort de l’amour. Écrire c’est arriver avec la crise au bout de la crise.
« La marge, c’est ce qui permet aux pages de tenir ensemble » (Godard)
On ne sait si rendre hommage à une personne décédée est s’efforcer de la faire malgré tout présente – malgré la frontière infranchissable de sa mort, malgré son absence définitive, à jamais irréversible, malgré son oubli –, ou s’il s’agit de manifester son absence, de rendre présente son absence, de manifester sa mort qui est toujours la mort et donc, aussi, la manifestation de sa vie, de la vie, d’une vie.
Réactions à chaud, commentaires et emportements (positifs comme négatifs) de Jérémy Sibony, critique ciné pour notre magazine. La vie d’un cinéphile, en fragments (presque) quotidiens. Subjectivité et passion assumées.

Rodho est illustrateur et dessinateur de presse. Son dessin fin, travaillé et expressif et son humour à froid font merveille quand il s’agit de dézinguer l’actu la plus brûlante. En cette semaine d’ouverture du Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême, il porte son regard acéré sur la condition de dessinateur…
Pourquoi, la question.
Duras, la réponse.
Il y a neuf ans, j’écrivais une chronique funèbre pompeusement intitulée «Nécro spirituelle». Le 15 janvier dernier, alors que René Angélil venait juste de passer de vie à trépas la veille au soir, aucune nouvelle célébrité n’était morte à peine le jour levé. Devant le spectacle des commentaires sur la fatalité morbide de ce début d’année, j’en ai profité pour réécrire ce billet sur la camarde qui semble prendre un malin plaisir à dézinguer les idoles qui n’iront pas plus loin que leur 69e anniversaire.
26 janvier 2016, mon journal encore et jamais, me myself and I, un journal en ruine.