Eau rage ! ô désespoir !

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N’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?

Le weekend dernier tout paraissait encor léger, sans cout

C’était comme ces après-midis d’heures gratuites

à bas les portemonnaies, on vivait presque heureux…

Les mots sortaient tout beaux leurs chapeaux sur la tête

galopant dans les nénufars, pendant que maitresse en cuisine

Préparait la soupe à l’ognon, réconfort gratiné du soir

Je me sentais millepattes, puis tantôt libellule

Je voulais tout paraitre, tout paraitre et puis être

La semaine passa, chacun prenant de l’âge

Tandis qu’on sauvait Jacqueline Sauvage

On aurait pu en rester là, mais c’était sans compter

Sur quelques ronds-de-cuir des ministères

Qui chaque jour s’envoient, directives et circulaires

Il y a bien plus grave dans la vie, plus urgent

Mais l’on prit 2 400 mots pour autant d’ennemis

Orage ! ô désespoir !

Et ne suis-je blanchi dans les travaux guerriers

Que pour voir en un jour flétrir 2 400 lauriers ?