Constellation, Abbadia, 2011 tirage argentique, 2016, format 80x120 cm. Extrait de la série « Regards de l'égaré ». © Anne-Lise Broyer, courtesy La Galerie Particulière Paris
Constellation, Abbadia, 2011 tirage argentique, 2016, format 80×120 cm. Extrait de la série « Regards de l’égaré ». © Anne-Lise Broyer, courtesy La Galerie Particulière Paris

Je suis là, au milieu du monde, et ma conscience ne me souffle que des mots. J’aimerais en faire des légendes et pas seulement des noms, car la terre use tous les noms dans lesquels on essaie d’enfermer ses nuances et ses détails.

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La 8ème édition du Festival America aura lieu, à Vincennes, du 8 au 11 septembre prochain, rendez-vous incontournable pour les amateurs de littératures américaines. Diacritik est associé à plusieurs de ces rencontres et vous propose, durant l’été, de revenir sur quelques-uns des auteurs invités. Aujourd’hui, Eddie Joyce et ses Petites consolations, roman paru chez Rivages.

Dermot Bolger
Dermot Bolger

L’œuvre de Dermot Bolger questionne l’Irlande contemporaine, sa grandeur et ses illusions perdues. Alors que son dernier roman, le douzième, Tanglewood, va paraître en France le 18 août prochain aux éditions Joëlle Losfled sous le titre Ensemble séparés — Diacritik reviendra sur ce livre, article accompagné d’un entretien vidéo avec l’écrivain — retour sur Une illusion passagère (2013).

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La problématique de l’accélération fait aujourd’hui plus que jamais irruption dans la pensée sous toutes ses formes. Le tonitruant philosophe Laurent de Sutter vient de diriger un très bel ouvrage collectif consacré à cette question (Accélération !, PUF, 2016). Des réflexions stimulantes et parfois enthousiasmantes y sont présentées autour du manifeste « accelerate » de Nick Srnicek et Alex Williams qui a fait couler beaucoup d’encre ces derniers temps. Dans ce texte devenu fameux, les deux jeunes chercheurs britanniques déploraient l’obsession de la gauche pour la décroissance négative et prônaient un dépassement du capitalisme par une forme d’emballement.

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Il est des titres qui sont, déjà, des romans. La seule fin heureuse pour une histoire d’amour, c’est un accident est de ceux-là, programme et creuset d’un récit sidérant, prolongé au chapitre II, sous forme de révélation onirique : « Un jour tu comprendras que la seule fin heureuse possible pour une histoire d’amour, c’est un accident sans survivants. Oui, Shunsuke, ma tête de pioche, mon petit fugu débile : un accident sans survivants ».

Autoportrait Jean-Philippe Cazier
Autoportrait Jean-Philippe Cazier

La fenêtre demeure ouverte, le soir, lorsqu’il fait nuit. Des insectes entrent par la fenêtre, attirés par la lumière. Ou ils entrent par hasard, au hasard de leur déplacement nocturne. Au plafond il y a un insecte vert, d’un vert sombre, aux ailes transparentes. Il est posé au plafond. Ce qui est pour moi le plafond est pour lui le sol. Dans un autre coin du plafond il y a un autre insecte, plus gros, noir. Comme une sorte de mite, mais plus gros et noir. Il est posé là, il ne bouge pas. Je ne sais pas si les insectes parlent, s’ils se disent quelque chose les uns aux autres. Ou s’ils me parlent. Disent ou essaient de me dire quelque chose. J’entends leur silence. Je ne connais pas leur nom.

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La 8ème édition du Festival America aura lieu, à Vincennes, du 8 au 11 septembre prochain, rendez-vous incontournable pour les amateurs de littératures américaines. Diacritik est associé à plusieurs de ces rencontres et vous propose, durant l’été, de revenir sur quelques-uns des auteurs invités.
Aujourd’hui, Ben Lerner, né au Kansas en 1979, dont les lecteurs français ont pu découvrir Au départ d’Atocha, son premier roman, en 2014, aux éditions de l’Olivier. Son second roman, 10:04, paraît le 25 août prochain. Les deux ont été traduits par Jakuta Alikavazovic.