Le documentaire Homothérapies, conversion forcée a pour objet les (mal) dénommées « thérapies de conversion » – absolument non thérapeutiques dans les faits et ne convertissant personne : ces « thérapies » sont supposées s’appliquer aux gays et lesbiennes alors que l’homosexualité n’est pas une maladie ; elles sont en vérité des agressions et des actes de torture ; on ne « convertit » pas quelqu’un à une sexualité ; pourquoi devrait-on « convertir » les homos ? ; etc.

Les 10, 11 et 12 juin 2021, Aides, association de lutte contre le VIH et les hépatites virales mobilise, en partenariat avec Diacritik, 70 artistes et personnalités à l’occasion d’un événement culturel et digital d’ampleur : #fetelamour.
« Mon amour », pas de deux, avec Marie Agnes Gillot (Étoile Ballet Opera de Paris et chorégraphe) et Luc Bruyère (acteur, chanteur et danseur).

Dos, pensée (poème), revenant de Jacques Jouet et Nous allons perdre deux minutes de lumière de Frédéric Forte paraissent respectivement en 2019 et 2021 aux éditions P.O.L. Membres de l’Oulipo, les deux auteurs intègrent différentes contraintes dans leur travail d’écriture. Entretien avec Frédéric Forte et Jacques Jouet.

L’une des caractéristiques du fabuleux roman de Lydia Flem, Paris Fantasme, est de faire des recettes de cuisine l’un des moteurs romanesques de son arpentage de la rue Férou. Son enquête brasse les siècles et les imaginaires et la cuisine y apparaît pleinement comme une archive, dès la trace du mot « pot-au-feu » au bas d’un mur de la rue. Une recette de cuisine est un condensé d’histoire des sensibilités, elle dit les variations dans nos rapports à la nourriture, aux dîners privés, amicaux ou aux réceptions, c’est aussi la transmission entre les générations et un genre littéraire, de la Renaissance à aujourd’hui, en passant par Dumas et Giono.

Dans deux semaines, ce sera l’été. Il faut donc accélérer un peu : la pile des ouvrages à “traiter” n’est pas épuisée. Elle fait plaisir à voir. Tout n’est pas perdu en ces temps de manque. Tirons quelques volumes de cette pile, disons sept – c’était trois la dernière fois, ce serait bien que ce soit cinq la prochaine fois – et admettons que ce huitième épisode soit l’avant-dernier de la saison. C’est parti.

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« Je est un autre. […] J’assiste à l’éclosion de ma pensée : je la regarde, je l’écoute : je lance un coup d’archet : la symphonie fait son remuement dans les profondeurs, ou vient d’un bond sur la scène ». Arthur Rimbaud,  Lettre à Paul Demeny du 15 mai 1871 

La publication par Jean-Philippe Ould Aoudia de son enquête sur les disparus de la « Bataille d’Alger » en 1957 touche à un point fort de la guerre en Algérie. Comme l’écrit Benjamin Stora : « La question des « disparus » n’a cessé de hanter les mémoires blessées de la guerre d’Algérie. Comment accomplir un travail de deuil en l’absence du corps de celui qui a disparu ? » (France-Algérie. Les passions douloureuses). Nous voudrions en rendre compte et accompagner cette nouvelle publication d’un retour sur des ouvrages antérieurs signés H.G. Esméralda, Alexis Jenni et Mouloud Feraounqui ont fait de 1957 une date incontournable.