Parmi mes propositions de jeunesse, Roberto Bolaño relève la restauration de l’Inquisition, les châtiments corporels publics, la guerre permanente soit contre les Chiliens soit contre les Paraguayens ou les Boliviens comme une forme de gymnastique nationale, la guerre permanente contre les écrivains castristes et les écrivains sandinistes comme une gymnastique intellectuelle, la polyandrie,

Le titre de ce livre de Paul Preciado expose le paradoxe et le point de vue critique qui structurent l’ensemble de son discours. Le monstre est celui qui ne parle pas mais qui est fait monstre par ceux qui parlent à sa place, qui parlent de lui, qui « le parlent » et, faisant ceci, le constituent en objet monstrueux. Preciado, ici, inverse ce rapport discursif, cette domination dans et par le discours, en s’émancipant du destin habituel du « monstre », en se mettant à parler, et à parler face à ceux qui le constituent en tant que monstre.

Nous, enseignants du lycée Mozart du Blanc-Mesnil avons pris connaissance lors de la pré-rentrée des enseignants des conditions dans lesquelles va s’effectuer la rentrée effective dès le lundi 7 septembre dans notre lycée. Alors même que notre département est désormais classé en zone de circulation active du virus et de vulnérabilité élevée, aucune mesure sérieuse n’est prise pour empêcher la propagation du virus contrairement à ce que le gouvernement affirme.

L’œuvre de Jonathan Franzen s’équilibre entre romans et essais. L’écrivain a expliqué dans le bel entretien qu’il a récemment accordé au magazine Society qu’« écrire de la non-fiction (l’a) libéré en tant que romancier ». Cette articulation fiction/non fiction dit surtout un rapport au monde, la nécessité de le saisir non seulement en l’inventant et le représentant mais en déconstruisant ce qui se trame et se construit. C’est ce que montre magistralement Et si on arrêtait de faire semblant ? qui ne peut être réduit à une collection d’articles engagés ou à un recueil de récits mais repose sur leur complémentarité féconde, seule à même de dire le « monde technocapitaliste étrange » dans lequel nous vivons.