La robe qui donne son titre à ce saisissant récit de Nathalie Léger, qui vient de recevoir le Prix Wepler 2018, c’est celle que porta l’artiste Pippa Bacca pour un voyage qui devait la conduire en auto-stop de Milan jusqu’à Jérusalem, afin d’effacer les horreurs de la guerre. Mais ce voyage a pris désastreusement fin en Turquie, où la jeune femme fut violée et tuée. Cette robe, qui était un instrument de réparation, est aussi une surface graphique qui prend sa part de la salissure et des ordures du chemin, qui témoigne concrètement du parcours de l’artiste. Robe blanche et page blanche, performance et récit, c’est dans cet écart que s’invente l’étonnant texte de Nathalie Léger, avec sensibilité et élégance.

Les années 50, New York, l’Upper West Side versus le Lower Manhattan. Des condos de Columbus Avenue aux caves de l’East Village, ce sont deux mondes qui se télescopent et qui augurent bien plus qu’une sit-com aux rires enregistrés et aux punchlines formatées. Hommage au stand-up et chronique d’une époque révolue et des temps à venir, The Marvelous Mrs Maisel est sans conteste la meilleure série de l’année.

130 ans d’archives, une iconographie d’une richesse sidérante, pour dire une histoire invisibilisée : celles d’hommes et de femmes, de groupes qui ont lutté pour la reconnaissance de leurs droits. Archives des mouvements LGBT+ est de ces livres qui nous mettent face aux images de notre histoire, la documentent et surtout la questionnent. L’archive n’est rien sans mise en perspective, Antoine Idier, sociologue et historien le montre dans ce livre fondamental qui s’offre comme la mise en lumière d’une histoire en marche.

En prélude au 28e Salon de la Revue qui se tiendra le 9, 10 et 11 novembre, Diacritik, partenaire de l’événement, est allé à la rencontre de revues qui y seront présentes et qui, aussi vives que puissantes, innervent en profondeur le paysage littéraire. Aujourd’hui, entretien avec Paul de Brancion de la très belle Sarrazine.

En prélude au 28e Salon de la Revue qui se tiendra le 9, 10 et 11 novembre, Diacritik, partenaire de l’événement, est allé à la rencontre de revues qui y seront présentes et qui, aussi vives que puissantes, innervent en profondeur le paysage littéraire. Aujourd’hui, entretien avec Anne-Laure Maduraud et Elsa Johnstone de la stimulante Délibérée.

Toute écriture naît de la disparition, Derrida l’a montré, plus encore celle du deuil, disparition radicale, irréversible, muant le livre en testament, tombeau d’une présence, paradoxe d’une trace.
« De quoi demain sera-t-il fait ? », se demandait Hugo, « De quoi demain ? », ajoutait Derrida. De quoi ces lendemains ?, poursuit Jean-Michel Espitallier dans La Première année, quand Paris subit une vague d’attentats sans précédent à quelques mètres de chez lui, alors même que sa compagne, Marina, lutte contre le cancer qui va l’emporter.

En prélude au 28e Salon de la Revue qui se tiendra le 9, 10 et 11 novembre, Diacritik, partenaire de l’événement, est allé à la rencontre de revues qui y seront présentes et qui, aussi vives que puissantes, innervent en profondeur le paysage littéraire. Aujourd’hui, entretien avec Eric Pesty, éditeur de la très belle revue de Jean Daive K.O.S.H.K.O.N.O.N.G.