Le 12 mars dernier a eu lieu chez Jean Fournier le vernissage de l’exposition Ensecrètement de Bernard Moninot, la troisième personnelle de l’artiste dans cette galerie, après Entre-temps en 2015 et Chambre d’écho en 2018.
entretien
A l’occasion de cet entretien avec Emmanuèle Jawad, le poète Jean-Patrice Courtois revient sur certains moments et enjeux du travail qu’il développe de livre en livre : le rapport aux documents, la réflexion sur la phrase, les imbrications possibles de la poésie et des sciences… Un entretien non pour clore une œuvre mais pour indiquer certains de ses chemins à venir.
Avec Le Scribe, Célia Houdart livre sans doute son plus beau roman, le plus magnétique, le plus sensible et le plus sensuel. A travers l’histoire d’un jeune chercheur en mathématiques, Chandra, venu d’Inde en France, la romancière déploie un puissant roman d’apprentissage entre Paris et Calcutta, où les destins ne cessent de se croiser, au gré de la Seine ou du Gange. L’occasion pour Diacritik d’aller à la rencontre de la romancière qui, par ce récit qui porte les vibrantes marques des inquiétudes politiques et écologiques, confirme combien elle est l’une des écritures contemporaines parmi les plus remarquables.
Sujets sensibles de Juliette Mézenc est offert au téléchargement par l’auteure et son éditeur (publie.net) durant le temps du confinement. A cette occasion nous republions l’entretien que Juliette Mézenc avait accordé à Jean-Philippe Cazier en décembre 2016. Il y est question de rencontres, frontières, migrations, du temps, de l’identité et de la multiplicité, du genre, du politique, de la lecture – et bien sûr de l’écriture.
Vif et frondeur, tel est le nouvel essai, La Passion d’Orphée que le romancier Philippe Vilain vient de faire paraître aux éditions Grasset. Dans ce pamphlet sans compromis, l’essayiste déploie l’idée forte selon laquelle la littérature contemporaine paraît effrayée par l’écriture, la refuse et lui préfère des formes populistes et marketées comme l’exofiction.
On s’était habitué, avec Maylis de Kerangal, aux tambours et aux trompettes, aux incipits de parade, à ces œuvres aux frontispices vibrants, de l’odyssée de Georges Diderot, héros de Naissance d’un pont, à la vague mythique venue du fond des âges lançant le compte à rebours poignant de Réparer les vivants.
Stimulant et original : tels sont les deux termes qui viennent à l’esprit de l’heureux lecteur d’Astro Boy : cœur de fer de Nicolas Tellop qui vient de paraître aux Impressions Nouvelles dans la formidable collection « La fabrique des héros ».
Doctorant-chercheur en philosophie à l’Université de Paris VII-Diderot, venant de terminer l’écriture de sa thèse de doctorat en Philosophie des mathématiques, professeur de mathématiques, poète, Mohamed Ben Mustapha a décoché un livre-ovni, Éden, l’été publié par les Éditions Arabesques.
Un des événements majeurs de cet été, au banquet de Lagrasse, fut indubitablement « Qui a fait le tour de quoi ? 20 minutes avec Magellan » de Romain Bertrand, remarquable feuilleton historique, beau comme du Conrad, faisant revivre chaque soir le premier tour du monde par Magellan. Qui a fait le tour de quoi ? L’affaire Magellan est désormais disponible en librairie, il paraît aujourd’hui aux éditions Verdier.
Ardent et terriblement sensuel : tels sont les quelques qualificatifs qui viennent spontanément à l’esprit pour parler de Parler peau, nouveau et beau recueil de poèmes de Sabine Huynh. Déployés conjointement aux peintures de Philippe Agostini, les poèmes de Parler peau dévoilent un art poétique feutré où, autrefois blessure, le corps vient à s’apaiser dans la fureur de l’amour et trouver une ligne nue de langage pour venir dire l’autre. Dans ce tournoiement de formes et de forces, la poésie ne cesse de s’interroger entre parler peau, parler peu et parler cru. Autant de raisons pour Diacritik de partir à la rencontre de l’autrice le temps d’un grand entretien.
L’enquête néo-romantique de Zelda Colonna-Desprats se poursuit, avec Olivier Liron, écrivain, metteur en scène et scénariste : Qu’est-ce qu’être romantique aujourd’hui ?
Eva Bester, journaliste et auteure, guérisseuse du spleen est l’une des motivations premières de cette série qui ne pouvait se faire sans elle tant elle semble incarner la figure première du néo-romantisme.
C’est le livre-séisme qui a mis à nu l’homosexualisation massive du Vatican et de l’Église depuis des décennies et dans le monde entier et sort aujourd’hui en poche : Sodoma.
Diacritik republie l’entretien de Jan Le Bris de Kerne avec Frédéric Martel, mené lors de la sortie du livre en grand format en février 2019.
Les années 20 s’ouvrent avec force par la parution du remarquable Le Jour où le désert est entré dans la ville de Guka Han aux éditions Verdier. Signée d’une jeune écrivaine née à Séoul et arrivée récemment en France, ce recueil de nouvelles ou bien plutôt ce roman qui fantasme différentes narratrices ou narrateurs dévoile un univers d’angoisse et de rêve d’emblée captivant, entre Volodine et Apichatpong Weerasethakul. Dans un monde de la catastrophe permanente, la langue claire et cristalline d’inquiétude de Guka Han est un des événements de cette rentrée d’hiver. Diacritik ne pouvait manquer d’aller lui poser, le temps d’un grand entretien, des questions sur cette très belle entrée en littérature.
Les années 20 s’ouvrent sur un grand roman de Jean Echenoz, l’enlevée et enthousiasmante Vie de Gérard Fulmard qui vient de paraître aux éditions de Minuit. Récit nourri de multiples rebondissements, cette vie en apparence anodine est celle de Gérard Fulmard, homme ordinaire pris dans une histoire bientôt extraordinaire, aux prises avec son psychothérapeute singulier, lui-même mêlé à un parti politique tout aussi singulier. Dans ce roman noir porté par l’énergie d’un Buster Keaton, Echenoz réinvente une célèbre tragédie racinienne où, pour la première fois de son œuvre, la première personne domine la narration. Autant de raisons pour Diacritik d’aller à la rencontre du romancier le temps d’un grand entretien.