L’enquête néo-romantique de Zelda Colonna-Desprats se poursuit, avec Olivier Liron, écrivain, metteur en scène et scénariste : Qu’est-ce qu’être romantique aujourd’hui ?
entretien
Eva Bester, journaliste et auteure, guérisseuse du spleen est l’une des motivations premières de cette série qui ne pouvait se faire sans elle tant elle semble incarner la figure première du néo-romantisme.
C’est le livre-séisme qui a mis à nu l’homosexualisation massive du Vatican et de l’Église depuis des décennies et dans le monde entier et sort aujourd’hui en poche : Sodoma.
Diacritik republie l’entretien de Jan Le Bris de Kerne avec Frédéric Martel, mené lors de la sortie du livre en grand format en février 2019.
Les années 20 s’ouvrent avec force par la parution du remarquable Le Jour où le désert est entré dans la ville de Guka Han aux éditions Verdier. Signée d’une jeune écrivaine née à Séoul et arrivée récemment en France, ce recueil de nouvelles ou bien plutôt ce roman qui fantasme différentes narratrices ou narrateurs dévoile un univers d’angoisse et de rêve d’emblée captivant, entre Volodine et Apichatpong Weerasethakul. Dans un monde de la catastrophe permanente, la langue claire et cristalline d’inquiétude de Guka Han est un des événements de cette rentrée d’hiver. Diacritik ne pouvait manquer d’aller lui poser, le temps d’un grand entretien, des questions sur cette très belle entrée en littérature.
Les années 20 s’ouvrent sur un grand roman de Jean Echenoz, l’enlevée et enthousiasmante Vie de Gérard Fulmard qui vient de paraître aux éditions de Minuit. Récit nourri de multiples rebondissements, cette vie en apparence anodine est celle de Gérard Fulmard, homme ordinaire pris dans une histoire bientôt extraordinaire, aux prises avec son psychothérapeute singulier, lui-même mêlé à un parti politique tout aussi singulier. Dans ce roman noir porté par l’énergie d’un Buster Keaton, Echenoz réinvente une célèbre tragédie racinienne où, pour la première fois de son œuvre, la première personne domine la narration. Autant de raisons pour Diacritik d’aller à la rencontre du romancier le temps d’un grand entretien.
Les grands entretiens de Diacritik (et Atout Livres): Jay McInerney
Sur les réseaux sociaux, au milieu des ronds-points ou à la télévision, l’indignation semble régner sans partage. Pas une journée sans un scandale ni un bad buzz. Dans Indignation totale. Ce que l’addiction au scandale dit de nous (Éditions de l’Observatoire), le philosophe Laurent de Sutter analyse les ressorts de ce mécanisme. Il propose de changer notre rapport à la raison héritée des Lumières pour dessiner de nouvelles perspectives. Entretien.
Les grands entretiens de Diacritik : Ben Lerner
Un vol d’étourneaux donne de la voix dans les arbres encore en feuilles de la Place de l’Estrapade. Un bruit de boules de loto moulinées dans leur tambour, ponctué de brefs coups de sifflet. Si on ferme les yeux et qu’on les écoute, il est évident qu’ils discutent.
Alliés dans la création, Michèle Métail et Louis Roquin parlent dans cet entretien des inventions qu’ils mettent en œuvre, des rencontres qu’ils provoquent entre leurs recherches, des coïncidences fécondes qui apparaissent, des principes qui les guident. L’ensemble pouvant sans doute être réuni sous une règle qui défait toute règle : déborder des cadres.
C’est le premier dimanche d’automne. Nous sommes couchés dans une prairie en amont de Montricher. Au fond du tableau, le Mont-Blanc comme une boule de papier froissé et, à nos pieds, au bout des bois, la canopée de béton de la Fondation Michalski. Invités aux journées sur l’Écriture des lieux, nous avons eu le plaisir d’apprendre que Jean Hegland est en résidence à la Fondation.
L’urgence est là et le constat de Jonathan Safran Foer sans appel : nous sommes pleinement engagés dans une crise sans précédent, extinction des espèces, dérèglement climatique, catastrophes majeures liées à nos modes de vie, de consommation et d’alimentation.
Tout part d’Isadora Duncan, célèbre danseuse et chorégraphe des années 20 au destin tragique lié au décès de ses enfants. Dans Les enfants d’Isadora, Damien Manivel approche avec une immense délicatesse ce que pourrait être son héritage, celui de ses chorégraphies, des répliques de son chagrin, prenant des chemins insoupçonnés. Quatre femmes poursuivent ainsi à leur manière son œuvre, dans une temporalité cotonneuse propice à l’éclosion d’un sentiment de deuil, d’un partage de l’indicible. Il y a contenu dans ces gestes et l’attention formelle leur étant portée, une totalité évanescente, quelque chose de précieux aussi abouti qu’évanescent, qui se dérobe à l’instant où il éclot, saisissant par le cinéma la fugacité perpétuelle de la mort. Entretien avec Damien Manivel.
En 2016 nous quittait Michel Butor, l’une des figures littéraires parmi les plus inventives et remarquables du 20e siècle. C’est à la redécouverte et au prolongement de cette œuvre à la fois plastique et prolixe que nous convient les très beaux Cahiers Butor dont la première livraison, sous la houlette de Mireille Calle-Gruber notamment, vient de paraître chez Hermann.