Hédi Kaddour vient de publier un « roman-monde », Les Prépondérants, chez Gallimard. Il est un auteur rare, de ceux qui laissent infuser les textes en eux, et offrent à leurs lecteurs de petites merveilles ciselées, éminemment politiques sous le souffle de l’aventure et du romanesque. Dans son dernier roman, entre autres livres en filigrane, nombre d’échos à l’univers romanesque et journalistique de Stendhal, des Marginalia au Rouge et le Noir, en passant par Lucien Leuwen. L’occasion pour Diacritik de sortir des sentiers battus et de proposer à Hédi Kaddour une « interview Stendhal » à laquelle il a bien voulu se prêter mais, qu’avec sa bienveillante malice coutumière, il a transformée en interview… Starsky et Hutch.
Cinéma
Danièle Rivière dirige les éditions Dis Voir, spécialisées en culture contemporaine, qui réunissent artistes, cinéastes, philosophes, écrivains, scientifiques, musiciens, designers… Elle est également, en tant que créatrice, engagée dans le cinéma et récemment dans le transmédia. Dans cet entretien, il sera donc question de livres, de films, de science, de Peter Greenaway et Raoul Ruiz, de bd, de nanomonde, d’économie de l’édition, de Pierre Huyghe, Douglas Coupland et François Taddéi, du contemporain et d’imaginaire, du web et de Laurie Anderson… Un entretien placé sous le signe du relationnel et du transversal.
A « Star Wars 7 » (presque imprononçable, essayez de le dire très vite pour voir), préférez «Le retour de la force» (ou «The Force Awakens» si vous êtes puriste, bilingue ou simplement snob), ce qui a l’avantage de faire de vous de véritables warsies (l’équivalent des Trekkies, fans du Capitaine Kirk et de Monsieur Spock). Et de ne pas sombrer dans le ridicule au moment d’ânonner «Bonjour, je voudrais une place pour «starwarsète» s’il vous plaît» au guichet de votre cinéma préféré le 16 décembre prochain.
Le dernier Woody Allen est nul. Il est tellement moins bien que les précédents… (amen). C’est évidemment totalement faux, mais quand vous commencez la critique d’un film de Woody Allen, il FAUT débuter comme ça.
L’exposition que la Cinémathèque française consacre à Martin Scorsese privilégie certains des thèmes récurrents de l’œuvre du cinéaste américain.
Le roman de Mathieu Larnaudie, Notre désir est sans remède, a comme figure centrale l’actrice américaine Frances Farmer. Ce livre concerne aussi les images et le pouvoir : images du cinéma hollywoodien, images médiatiques, nouvelles icônes de l’ère industrielle, clichés – autant d’images par lesquelles un pouvoir s’exerce et affecte les corps autant que les esprits, produit du désir autant que de la servitude. Frances Farmer se situe au carrefour de toutes ces composantes du désir, du pouvoir, des images, en même temps qu’elle les traverse et incarne un ailleurs, une fuite, une forme de résistance.
“À de rares exceptions près, les fictions biographiques consacrées à des femmes mettent traditionnellement en relief les aspects psychologiques, voire pathologiques de leur vie.
Depuis le début des années 2000 et Le Sourire de ma mère, Marco Bellocchio enchaîne les grands films avec une constance rarement vue. Pourtant, ce cinéaste majeur souffre d’un relatif mépris de la part de la critique française. Sangue del mio sangue sort donc dans l’anonymat et un parc de salle scandaleusement restreint.
« L’œil est l’organe d’expression du sentiment »
Novalis
« La politique porte sur ce qu’on voit et ce qu’on peut en dire,
sur qui a la compétence pour voir et la qualité pour dire,
sur les propriétés des espaces et les possibles du temps. »
Jacques Rancière
Dans un hôpital qui occupe les vestiges d’une ancienne école et qui gît sur un cimetière de millénaires rois guerriers, des soldats de l’armée thaïlandaise dorment, atteints de la maladie du sommeil.
Pour Chantal et Andreas
Chantal Akerman parle de Marguerite Duras dans un entretien de 2011 avec Nicole Brenez lors de la Viennale (Vienna International film festival) à propos de la projection du film Jeanne Dielman, 23 rue du Commerce présenté à Cannes dans la Quinzaine des réalisateurs en 1975 en même temps qu’India Song :
Elle a offert la liberté à son public (FAZ), elle a porté sur écran la vie intérieure de femmes. Mort, féminité, liberté, cinéma, chefs d’œuvre, modernité sont les mots les plus employés par la presse mondiale en hommage à Chantal Akerman. Et ces portraits et photographies comme les visages multiples d’une femme insaisissable. En voici quelques-unes parmi toutes celles qui ont rendu hommage à une immense artiste.
Dans un bar du 10e arrondissement, au cœur de la trame légère et bientôt grave des Chansons d’amour de Christophe Honoré, Ismaël, interprété par Louis Garrel, lance à Julie et Alice, les deux compagnes de son ménage à trois, qu’en dépit de leurs rires et doux complots contre lui, elles auront beau faire : « La Guerre à trois n’aura pas lieu ». Si cette formule, toute d’élégance et de brio, vient accompagner le cinéma de Christophe Honoré, sans doute pourrait-elle, à l’évidence, se tenir plus particulièrement à l’orée du premier long-métrage de Louis Garrel Les Deux Amis dont elle éclaire le gracieux triangle amoureux, entre quadrature du cercle et impossibles mais tendres lignes parallèles.
Youth est un cinéma qui a besoin d’oxygène. Comme le vrai-faux Maradona (Roly Serrano) qui apparaît dans ce dernier film de Sorrentino.