À l’occasion de l’exposition consacrée à James Cameron qui se tient à la Cinémathèque française, entretien avec le philosophe Jean-Clet Martin par Alexandre Gilbert.
2024 est l’année du centenaire de la mort de Franz Kafka, le 3 juin 1924. Logiquement, les publications et rééditions s’empilent, au risque de la saturation : fin de la trilogie de Reiner Stach au Cherche-Midi et parution au Livre de poche du tome 1, rééditions d’œuvres, dont le Milena de Margarete Buber-Neumann chez « Fiction & Cie » (Seuil), parution de La Vie après Kafka de Magdaléna Platzová (Agullo), J’irai chercher Kafka. Une enquête littéraire de Léa Veinstein (Flammarion) etc. Parmi tous ces livres, retour sur le tome 2 de la trilogie de Reiner Stach, Kafka. Le Temps de la connaissance, paru en novembre 2023.
Chaque femme est un corps. Tous les corps sont mortels. La femme est mortelle. Je me souviens du syllogisme au cours de philosophie de Terminale, imparable, qui m’assurait preuve à l’appui que Socrate était bien mort il y a des siècles et des siècles. Tous les hommes sont mortels, dont Socrate, etc.
Depuis Soda et Commando Torquemada, on sait très bien que l’habit du héros de BD ne fait pas le moine et que les apparences sont diaboliquement trompeuses. Mais à côté du faux pasteur vrai policier newyorkais de Tome, Bocquet et Gazzoti et des espions au service de sa sainteté de Nihoul et Lemmens, le héros de Jacky Schwartzmann et Sylvain Vallée en col romain et doudoune orange fait encore moins figure d’enfant de c(h)oeur.
« Quand on est petit, on chante, on danse et on dessine. On devrait faire cela toute notre vie durant ». Ce vœu formulé lors du discours d’inauguration par Lou Doillon, présidente d’honneur de la deuxième édition du Festival du dessin à Arles, résonne parfaitement avec l’ambiance enjouée des visiteurs.
Dernier livre en date du poète espagnol, Le sentiment de la vue se compose de 63 poèmes écrits entre 2003 et 2015. Il s’agit du premier livre de Miguel Casado intégralement traduit en français (par Rafael Garido et David Lespiau). Parallèlement à son travail de poète, Miguel Casado a produit une importante œuvre critique et de traduction. Cet entretien avec Miguel Casado mené par Emmanuèle Jawad est traduit du castillan par Rafael Garido.
Alors que, depuis octobre 2023, ce qui se présente sous les allures d’une riposte contre le Hamas se révèle être une entreprise de nettoyage ethnique, voire génocidaire, que les États et institutions internationales ne prennent aucune mesure efficace, que certains gouvernements participent en livrant des armes, en criminalisant toute dénonciation de la politique de l’État israélien, Elias Sanbar, dans La dernière guerre ?, explicite ce qui se déroule sous nos yeux, détermine les responsabilités, clarifie les termes, esquisse les lignes possibles d’un futur peut-être commun.
Après une première édition l’an dernier, marquée entre autres par la présence d’Anthony Passeron, Robert McLiam Wilson ou Alice Géraud et un zoom sur les éditions Marchialy, le festival Plumes de presse revient cette année du 15 au 17 mai 2024, à Montpellier, avec un riche programme de rencontres, dédicaces mais aussi expositions et activités ludiques. Plumes de presse, saison 2, demandez le programme !
Revue de poésie critique, Attaques croise des interventions (poétiques, artistiques, théoriques) d’auteur.e.s d’Europe, du continent africain et d’Amérique Latine, en confrontant les réalités et les modernités des différents continents, des différent pays et en réinterrogeant la notion d’engagement.
Voilà une promesse bien ambitieuse, serait-on en droit de dire, vitupérant en même temps sur ces critiques et leur faculté disproportionnée pour s’enthousiasmer – car un tel titre est forcément déceptif, en plus d’être outrecuidant ; avec une telle annonce, il y a plus de chances d’être déçu que contenté. Pourtant l’enthousiasme est un bon fanal, et l’hubris d’une telle proposition (que vous confirmerez ou infirmerez, une fois le livre lu) n’est pas gratuite.
Le principe de cette série est simple : un jour, un joueur, un geste.
Et tout le reste.
Le Terrain vague est un lieu d’échanges entre solitaires. Sa localisation sur une carte d’état-major est un secret jalousement gardé : c’est une zone non cartographiée et il faut avoir le sens de l’écart pour en trouver les entrées. Une fois passé la frontière, toujours tracée en pointillés, les non-intrus sont frappés de la tentation d’y demeurer : de s’y bâtir un atelier. Mais parfois l’envie du voyage se fait pressante – signe que le Terrain vague n’est pas un lieu d’enfermement, bien au contraire. Alors, à l’occasion d’une invitation, on se lève de très bon matin et traverse, d’abord la banlieue, puis la capitale, afin de rejoindre un TGV pour une grande ville, cette fois encore à la frontière.