Diacritik a toujours eu à cœur de défendre la littérature étrangère et ceux sans lesquels elle demeurerait inaccessible à une grande partie du lectorat français : les traducteurs. Carine Chichereau, traductrice de très nombreux auteurs anglo-saxons, a accepté de tenir une rubrique régulière dans nos colonnes, pour évoquer, en vidéo, un texte dont nous lui devons la version française. Aujourd’hui, Edgar et Lucy de Victor Lodato, paru aux éditions Liana Levi.

La sortie sur Netflix, le 13 avril dernier, de Je ne suis pas un homme facile, premier long-métrage en langue française sur la plateforme américaine, est tout sauf anecdotique. Le pitch : à la suite d’un banal choc, Damien (qui coche toutes les cases des qualificatifs du porc à balancer sur les réseaux sociaux, macho, misogyne, phallocrate voire pire) se retrouve propulsé dans un monde dominé par les femmes.

Elle est là qui parcourt neuf photographies de Morgan Reitz. Elle est la figure féminine jamais nommée qui parmi les neuf textes de Stéphane Bouquet contemple, habite, attend, espère une lettre ou la lit, désire, constate sa solitude et la difficulté de la rompre, avait/a/aura rendez-vous avec un homme, qui toujours se soustrait, comme le monde entre deux photographies.

L’exposition William Klein vient de se terminer à la galerie Polka. Demeure le livre récemment publié aux éditions Textuel, William + Klein, formidable entrée dans l’œuvre d’un artiste majeur, né en 1928 à New York. Conçu en short cuts, le volume déploie des œuvres et les commentaires de l’artiste, qu’il s’agisse d’anecdotes, de moments, mêlant sa propre biographie et ses travaux au déploiement d’un siècle et des grands noms qui l’ont (dé)construit.

Ciclic, en partenariat avec Diacritik et la Maison Max Ernst vous a proposé une série de rencontres avec Camille de Toledo, autour de son puissant projet Écrire la légende. Lors d’un ultime rendez-vous, le 23 juin à 15h, l’écrivain poursuit sa lecture inquiète et noire du texte en cours d’écriture et dévoile comment le livre à venir, longtemps reculé, est devenu possible grâce à la mise en partage lumineuse du passé lors de ces rencontres mensuelles à Huismes (37).

Le joyau de Négar Djavadi, Désorientale, paraît dans la collection de poche des éditions Liana Levi, Piccolo. La narratrice, le « je » de la fiction, est Kimiâ, troisième fille de Darius Sadr et de Sara Tadjmol, intellectuels et opposants iraniens contre le Shah puis contre Khomeini. Que deviennent les enfants de militants entièrement consacrés à leur lutte au risque de leur vie personnelle et familiale ? 

Blackboard, l’exposition de Bouchra Khalili qui a lieu actuellement au Jeu de Paume, présente une série d’installations audio-visuelles (photographies et films). Chacune de ces installations articule un dispositif par lequel des histoires se disent, des mémoires se créent, des fictions s’énoncent – fictions qui sont en même temps des vérités autant que des actes politiques.

Son Journal d’un ingénu avait fait sensation en 2008 lors de sa sortie, parce qu’il mettait en scène un Spirou enfin temporel, témoin de la marche inexorable du monde vers le second conflit mondial. Avec Spirou ou l’espoir (dont le premier tome Un mauvais départ paraît le 5 octobre prochain), Emile Bravo revient sur les premières heures de l’invasion de la Belgique par l’armée allemande et sa perception d’un héros de bande dessinée qui ne peut pas vivre en marge de son temps et hors de la réalité.