En partenariat avec Diacritik et le Master Création littéraire de l’Université Toulouse Jean-Jaurès, aura lieu, du 2 au 4 novembre, à Lagrasse le Banquet du livre d’automne. « Histoire du moi, Histoires du monde » : tel est le mot d’ordre d’un banquet qui réunit écrivains et critiques autour de la diction de soi qui s’affronte à la fiction du monde. En voici le riche programme en détails. Suivez le guide.
« Ce sont des mots, des images. Un afflux d’images. Ce mot d’abord. Afflux. Flux humains, flux financiers, flux migratoires. Flux comme fleuve, fluvial, to flow, avoir un bon flow. Flux, ce mot avec un x. » C’est ainsi que Marina Skalova commence l’exploration du terme figurant dans le titre de son livre court et dense, paru au Seuil en avril 2018.
Un texte inédit de Juliette Mézenc, extrait d’un travail en cours.
Avant de revenir avec les très attendus Memorial (avec Tilda Swinton) et 10 ans en Thaïlande, Apichatpong Weerasethakul dévoile Blue, un court métrage enchanteur produit par l’Opéra de Paris dans le cadre de « 3e Scène ».
En partenariat avec Diacritik, se déroulera à Lagrasse, du 2 au 4 novembre, le Banquet du Livre d’automne 2018. Placé cette année sous le signe des « Histoires du moi, histoires du monde », le Banquet convie écrivains et critiques à s’interroger l’intime liaison entre la diction de soi et la fiction du monde, et inversement. Seront ainsi notamment présents Michel Jullien, Jean Rouaud, Jean-Michel Espitallier, Pierre Senges, Jean-Yves Laurichesse, Perrine Lachenal, Arnaud Sauli et Johan Faerber. L’occasion pour Diacritik d’interroger sur ce riche programme Sylvie Vignes, professeur au Master de Création littéraire de Toulouse Jean Jaurès, également partenaire de l’événement.
Le deuxième album des Johnny Mafia est particulièrement réussi. Princes de l’Amour prolonge Michel Michel Michel, sorti il y a deux ans, poursuivant dans la veine punk-rock-garage qui était déjà parfaitement maîtrisée. Pour ce nouvel album, les Johnnny Mafia ont été rejoints par le légendaire producteur américain Jim Diamond, connu, entre autres, pour ses collaborations avec les White Stripes.
Cookie Mueller, née en 1949 dans la banlieue de Baltimore, morte du sida en novembre 1989, est une égérie underground, une figure de l’avant-garde new-yorkaise des années 70-80. Elle échappe aux cadres, a été actrice (dans les films de John Waters), gogo-danseuse, écrivain, critique, autant d’activités que l’on retrouve dans les scènes qui composent cette Traversée en eau claire dans une piscine peinte en noir, portrait kaléidoscopique d’une femme libre, une « fille de feu », pour reprendre le terme nervalien par lequel Gary Indiana la définit :
Soyons bref et clair, si possible. À quoi sert la culture ? Question mal posée. La culture ne sert à rien (elle n’a pas d’utilité spécifique et n’entre pas dans le processus de production-consommation, comme Arendt l’a facilement montré). Alors, quelle est sa valeur, sa fonction ? Et pourquoi une œuvre d’art, objet par essence inutile, est-elle parfois vendue à des prix si exorbitants ?
Du 26 au 28 septembre dernier se tenait à Orléans le premier Parlement des écrivaines francophones, à l’initiative de l’écrivaine tunisienne Fawzia Zouari. L’événement a rassemblé une centaine d’écrivaines venues du monde entier. Entretien avec Evelyne Trouillot, dont nous publions le texte intégral de son intervention lors de la plénière.
L’enquête menée par Jean-Baptiste Malet sur « l’histoire méconnue d’une marchandise universelle », parue en 2017 chez Fayard, vient de paraître en poche chez J’ai Lu. L’occasion pour un large public de comprendre ce qui se cache derrière les appétissantes boîtes de sauces et autres ketchups de nos placards, en quoi la tomate est le concentré de nos systèmes économiques et sa couleur rouge celle du sang de centaines de milliers de travailleurs exploités, voire esclavagisés, de par le monde.
A dos de Dieu, de Marcel Moreau, fait partie de ces livres plus que radioactifs. Il est un de ces livres terriblement radieux et sombres, brûlant toujours, et dont aucune « demi-vie » des atomes ne pourrait rendre compte – parce qu’un tel livre en appelle à la vie infernalement pleine, entière, énorme et indivisible – vie et mort embrassées.
«Nage libre » : l’expression est utilisée pour désigner les épreuves de natation dans lesquelles, autorisés à pratiquer la nage de leur choix, les compétiteurs optent unanimement pour le crawl en raison de sa vitesse de propulsion. Un crawl encore largement nouveau à l’époque où commence à le pratiquer, dans Souvenirs de la marée basse, la mère de la narratrice – au contraire de sa fille qui, pour sa part, préfère la brasse, la brasse coulée ou l’indienne.
Sorti le 30 mars dernier, on ne peut pas dire que l’album du nouveau duo formé par le multi-instrumentiste Ben Harper et l’harmoniciste Charlie Musselwhite – et consacré par tout ce que le Blues compte de figures saintes – soit resté coincé très longtemps dans les limbes d’une réception confinée. Ben Harper et Charlie Musselwhite, respectivement âgés de 49 et 74 ans, semblent changer tout ce qu’ils touchent en or, et ce nouvel album ne fait pas exception à la règle. Après une tournée mondiale à guichets fermés, menée tambour battant sur plus d’une centaine de dates, on a voulu passer le disque-évènement au révélateur de la critique.