« Le rire faisait partie de leurs vies. Il surgissait à des moments inattendus, même au milieu des situations les plus terribles, de façon imprévue, spontanée peut-être mais toujours comme un défi, un soulagement, un avertissement subtil mais bien réel qui faisait sursauter certains. (…) Tout ce monde grouillait dans tous les sens au marché du Cap. La plupart venaient de si loin, de contrées si lointaines et de paysages si différents qu’ils formaient comme une immense mosaïque enchâssé entre les mornes et la mer de cette île » (Désirée Congo, 22)

Du 26 au 28 septembre dernier se tenait à Orléans le premier Parlement des écrivaines francophones, à l’initiative de l’écrivaine tunisienne Fawzia Zouari. L’événement a rassemblé une centaine d’écrivaines venues du monde entier. Entretien avec Evelyne Trouillot, dont nous publions le texte intégral de son intervention lors de la plénière.