Albertine est en colère sur Marcel qui revient d’une soirée chez les Verdurin dont il n’avait dit mot. Voulant réparer, Marcel propose à son amie l’argent qui lui permettrait de convier à un dîner le couple honni.
J‘ai retrouvé aussi, et cela sera le dernier de ces « Retrouver » (dont je change la forme, vous pouvez le constater, pour marquer cette fin), j’ai retrouvé aussi un numéro des Nouvelles Littéraires. En fait un fac-similé, acheté je ne sais quand, et pour je ne sais quelle raison. Enfin si, je crois deviner pourquoi : j’achète systématiquement, une monomanie, tout ce qui concerne Marcel Proust.
Indubitablement, depuis une poignée d’années, Possession immédiate s’est imposée parmi les revues littéraires et plastiques comme l’une des plus créatives et riches de sa génération. Emmené par John Jefferson Selve, ce nouveau numéro ne déroge pas à la règle en se plaçant d’emblée sous un mot d’ordre rayonnant et vif : « Seule la joie retourne ».
Tous les mercredis, Joffrey Speno nous offre l’un des films de sa collection de portraits documentaires « La parole aux morts ». Aujourd’hui, « Des dieux à soi ».
Nous sommes nombreux, en ces jours, pour une raison mystérieuse, à retrouver, trier, jeter, garder, ranger. C’est ainsi que j’ai exhumé, au fin fond de mon appentis, deux numéros spéciaux, datés de Mai 1989 et de Mars 1997, de la Quinzaine Littéraire. Une cinquantaine d’écrivains y répondaient à la même question : Où va la littérature française ?
Surveiller la surveillance: Olivier Tesquet, « Nous sommes dans un moment foucaldien de l’Histoire »
Alors que les modalités de la mise en œuvre de l’application StopCovid entrent en discussion au Parlement et que les possibilités qu’elle ouvre posent des questions capitales, nous avons voulu donner la parole à un spécialiste des dispositifs numériques modernes. Olivier Tesquet, journaliste à Télérama, est l’auteur du livre À la trace, Enquête sur les nouveaux territoires de la surveillance, disponible aux éditions Premier Parallèle. Cartographe et historien du monde contemporain, son ouvrage comme sa parole tiennent de l’alerte essentielle.
Extrait de l’album « Disco Volador » (Heavenly, 2020).
Nous sommes nombreux, en ces jours, pour une raison mystérieuse, à retrouver, trier, jeter, garder, ranger. C’est ainsi que j’ai exhumé, au fin fond de mon appentis, le numéro spécial, daté du mois d’Août 2000, de La Quinzaine Littéraire. Trente -sept écrivains y répondaient à la question Que sauveriez-vous du XXe siècle ?
Nous sommes nombreux, en ces jours, pour une raison mystérieuse, à retrouver, trier, jeter, garder, ranger. C’est ainsi que j’ai exhumé, au fin fond de mon appentis, le supplément daté du Vendredi 31 Décembre 1999, d’un quotidien dont le nom suggère qu’il serait capable de nous libérer. Deux-cent-vingt écrivains, intellectuels, artistes et chercheurs y répondaient à la question « A quoi pensez-vous à la veille du passage à l’an 2000 ? »
Le 11 mai n’aura sans doute pas lieu. Chacun s’accorde désormais à le reconnaître. Après avoir fait miroiter la réouverture des écoles le 11 mai 2020, tous se rendent compte de l’impossibilité matérielle de ce scénario catastrophe dont même aucun producteur hollywoodien ne voudrait. A l’absence d’avis sanitaire non plus que scientifique fondé pour appuyer l’injonction présidentielle de réouverture, les sénateurs qui ont auditionné le ministre blanquer ont ajouté un nouvel et important grief : l’absence totale de projet pédagogique.
Durant quatre ans, Raymond Depardon a arpenté la France en camping-car, sa « capsule orbitale », accompagné de sa chambre photographique sur pied. Ce périple a donné lieu à un livre, à une exposition à la BnF, à un film (Journal de France). Le livre est mis à la disposition des lecteurs, le temps du confinement, dans le cadre de l’opération « Le Seuil du jour » depuis jeudi dernier.
Charlus se flatte de ne pas connaître la vie de son ami Morel, à ceci près qu’il sait qu’ils « en sont » bien l’un et l’autre — dans le sens commun tout au moins.