Côme Martin-Karl a publié des nouvelles dans La Nouvelle Revue Française, des romans, les premiers parus chez Jean-Claude Lattès : Les Occupations (2013) raconte l’histoire d’un gratte-papiers qui s’improvise censeur des pièces de théâtre de Jean-Paul Sartre sous l’Occupation ; Styles (2017), celle d’un étudiant qui consacre son mémoire de sociologie au chanteur Harry Styles. Avec La Réaction, paru chez Gallimard en février dernier, il signe une brillante satire du milieu réactionnaire en peignant ses lieux de sociabilité entre messes intégristes et réunions « contre la Grande Déliquescence ».
L’ai-je inventé ? Je crois me souvenir que Nancy Huston disait que le seul apport de son Alberta natal à la culture universelle était le YAHOO ! que lancent les champions de rodéo à Calgary, haut lieu de la pratique de leur sport.
Il est complexe d’écrire sur Manchette non dans la position du tireur couché mais dans celle du critique et universitaire : dans les Lettres du mauvais temps, formidable livre qui rassemble sa Correspondance entre 1977 et 1995, Manchette écrit que « les journalistes (…) n’ont plus le temps de lire », il n’y en a « pas un seul (…) à qui on puisse faire confiance », ajoutant, concernant les seconds que sans faire « d’anti-intellectualisme a priori (…) c’est un fait que tous les universitaires actuels, stricto sensu, sont des crétins ». Le ton est donné : la correspondance de Manchette est sans concession, noire, et pas seulement parce que son auteur est le maître du genre.
Extrait de l’album « Crash » (Virgin, 1986).
Pourquoi revenir sur Rose Madder en ces temps où beaucoup de certitudes vacillent en même temps que les couples s’enferrent dans des rapports conflictuels ? Tout simplement car on sait que l’augmentation des violences conjugales a été plus qu’à la hausse pendant la période du confinement, favorisant un face à face dangereux.
Chute libre est une émission de Paul de Brancion qui s’entretient ici avec Jean-Philippe Cazier pour son livre Europe Odyssée paru aux éditions LansKine.
De manière lancinante, et surtout en temps de crise, les mises en garde quant aux dépenses de l’État ou au poids de la dette ne cessent de nous ramener à une prétendue réalité.
Extrait de How will i rest in peace if i’m buried by a highway?, premier EP du jeune musicien américain, plastic door// en est à la fois un juste résumé et seulement une facette.
Seconde enquête d’Aimé sur le passé d’Albertine, car Marcel n’est pas suffisamment édifié.
Ce serait bien que tout le monde se mette à lire Georges Hyvernaud. Puis se taise un petit bout de temps. Même Leila Goncourt au Bois Dormant, si ce n’est pas trop demander.
Paolo Giordano a écrit Contagions en quelques jours, entre la fin février et le début du mois de mars 2020, alors que l’Italie entrait dans l’épidémie de Coronavirus et commençait à prendre conscience (et nous avec elle) de l’ampleur sans précédent d’une crise planétaire dont le sens comme les conséquences vont bien au-delà de la seule maladie.
La voix est monocorde, l’écriture, sèche, brute, efficace. Les premières lignes de Retour de service l’attestent : l’espionnage n’est pas sensationnaliste mais intimiste et fait de faux-semblants. Pour son 25ème roman, John le Carré signe un retour gagnant, sur fond de Brexit et de fin de l’ancien monde.
Tout a commencé, du moins pour qui écrit ces lignes, par la parution fin 1972 / début 1973 des Écrits et propos sur l’art d’Henri Matisse chez Hermann – “Texte, notes et index établis par Dominique Fourcade” –, livre sidérant pour un jeune homme d’à peine 17 ans qui s’intéressait, comme beaucoup de ses contemporains, à ce qui pouvait ouvrir des perspectives nouvelles
Quatrième lecture d’un extrait du « Monologue de Bassoléa », un des chapitres de Des espèces de dissolution, de Juliette Mézenc, paru en 2019 aux éditions de l’Attente.