Critiques lapidaires (Marshalls, Thrash, Jurassic World)

Séries ou films vite faits-mal faits, surcôtés, franchement mauvais et dont le succès critique ou public dépasse l’entendement, visionnages qui ne dépassent pas la fin de la séquence pré-générique… Quelques critiques expéditives histoire de passer moins de temps à écrire des roasts en règle qu’à regarder des bouses à la télévision.

US gogo Home. Marshals, A Yellowstone Story sur Paramount+ : série bien concon panpan t’es mort mais j’ai le droit j’ai un badge qui permet de défourailler comme en Afghanistan parce que les méchants c’est des méchants et moi j’ai un gros flingue et la loi avec moi et je protège les indiens de la réserve à qui l’Amérique a fait du mal mais on est dans le Montana alors ça va.

On passera sur l’envie de dézinguer gratuitement les stress post-traumatiques de héros binaires à l’histoire personnelle forcément caricaturale (l’addict au jeux d’argent qui mène une double vie ; le native american qui se sent rejeté par son peuple et par l’institution fédérale qui le lui rend bien ; la latina féministe qui porte mieux le Marcel immaculé que Bruce Willis dans Die Hard ; le chef d’équipe accro aux painkillers… et le héros taiseux qui tue comme il respire tandis que son ranch périclite), on passera aussi très vite sur l’ambiguïté d’une série qui déroule un discours MAGA tout en se donnant bonne conscience et à autre chose.

« Trash » or « Thrash » ? Telle est la question. Nature prédatrice sur Netflix : sous-nanard aquatico-horrifique qui se donne des airs de thriller écolo et dont le scénario patauge dans l’indigence tandis que ses personnages barbotent en attendant de se faire dévorer par des prédateurs d’eau douce.

Mention spéciale pour le grand requin blanc qui fait un vol plané pour gober un requin bouledogue s’apprêtant à déchiqueter l’héroïne qui venait de perdre les eaux pendant l’inondation du siècle avant d’accoucher dans l’eau d’un bébé nageur qui portera sûrement le prénom de l’ouragan à l’origine de tous ces maux. Même si on peut saluer des effets spéciaux plutôt réussis, le suspense se réduit à l’idée de savoir quel second rôle ou simple figurant se fera boulotter et à l’envie d’en finir en regardant le film en fois 2.

Jurassic Pouarc. On ne peut que conseiller Jurassic World Renaissance aux fans de films d’actions sans queue (de diplodocus) ni tête (de brontosaure) qui goûteront aisément le blockbuster aseptisé de Garteh Edwards. Dire que Jurassic World tient davantage d’un teenage movie sur Disney+ est plus qu’un euphémisme, c’est même une tautologie : les personnages sont caricaturaux et lisses comme de la peau de lézard préhistorique, les climax successifs moins paroxystiques que l’annonce de la candidature de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle 2027 et les rebondissements en cascades plus improbables que la liaison amoureuse de Jordan Bardella avec une princesse italo-monégasque. On pourrait éventuellement sauver quelques scènes du naufrage voire dire du bien d’un ou deux acteurs. Mais en fait, non.