Gabriel et toi aviez visité La maison de l’oiseau, en Baie de Somme.
Année: 2016
Écrire, pour moi, c’est un peu comme faire de la broderie : je n’ai jamais appris. Et puis comment éviter la paraphrase lorsqu’un texte est associé à une / des image(s) ?
Je présenterai ici une série ancienne, réalisée entre 2005 et 2010. Voici le contexte dans lequel elle s’est lentement élaborée.
Avec la rentrée littéraire, de nombreux spécialistes en littérature sont sollicités pour donner leur palmarès réduit des romans qu’ils conseillent de lire sur les près de 600 publiés. Sur la 2, le 16 septembre, Pierre Assouline propose trois romans qui ne sont pas ceux dont je vais parler ; ils n’apparaissent pas non plus dans d’autres sélections. La présentatrice demande au critique d’expliquer son scepticisme face aux romans qui choisissent d’évoquer l’actualité : migrants, islamisme, terrorisme. Sa première explication est que ces sujets sont tellement traités par les médias qu’il y a peu de chance qu’ils retiennent l’attention des lecteurs ; la seconde explication est le manque de distance de la part des écrivains et des lecteurs pour parvenir à créer un univers littéraire. C’est pourtant ce type de romans que j’ai choisi parce qu’ils m’ont paru particulièrement intéressants et qu’ils enrichissent nos approches des faits.
Le Crépuscule des idiots de Jean-Paul Krassinsky paru le 31 août dernier chez Casterman est une claque gigantesque, un livre intelligent, drôle et d’une acuité incroyable en ce dernier tiers d’année 2016… Fable animalière inspirée (entre conte japonais et récit d’anticipation post-moderne), Le Crépuscule des idiots dézingue les fous de dieux, les vrais faux-prophètes, les tyrans locaux qui se servent de et dans la religion pour asseoir leur pouvoir et asservir les masses (ignorantes ou non) ; Jean-Paul Krassinsky questionne le rapport au sacré, l’obscurantisme et la perversion des idéaux religieux au nom des stratégies et ambitions personnelles des autocrates et intégristes poilus…
En partenariat avec Diacritik et Remue.net, débute ce mardi l’épisode premier d’« Une Histoire du Vertige », le cycle de dix lectures-conférences que, de septembre 2016 jusqu’à juin 2017, Camille de Toledo présentera à la Maison de la Poésie de Paris. Dans le sillage de la parution récente des Potentiels du Temps co-écrit avec Kantuta Quiros et Aliocha Imhoff et dans l’écho retentissant d’une œuvre qui, de Visiter le Flurkistan jusqu’à Oublier, trahir, puis disparaître, ne cesse d’interroger avec force la manière d’habiter « ce siècle neuf », Camille de Toledo interrogera dans cette première séance la possible naissance du vertige depuis une lecture du Don Quichotte de Cervantès.
La revue Terrain Vague et à La Folie s’associent, ce dimanche 25 septembre, pour présenter « Volumes », la première édition d’une nouvelle rencontre consacrée aux revues indépendantes et aux fanzines queer, féministes et alliés.
Le premier numéro de RIP vient de paraître. « Revue critique et clinique de poésie », RIP est un objet littéraire non identifiable. Rencontre et entretien avec ses créateurs, Antoine Dufeu et Frank Smith.
Longtemps les critiques littéraires français ont présenté ainsi le paradoxe Laura Kasischke : adulée en France pour ses romans — au point que le dernier, Esprit d’hiver, a paru en traduction française chez Christian Bourgois six mois avant sa sortie américaine — et inconnue, ou presque en tant que romancière aux États-Unis qui la reconnaissent pour son œuvre poétique. Laura Kasischke est l’auteur de 10 romans mais aussi de neuf recueils de poésie, inaccessibles à un public non anglophone. L’injustice est désormais réparée grâce aux éditions Page à Page qui publient en cette rentrée littéraire son premier recueil, Wild Brides (1992), Mariées rebelles, en édition bilingue.
Alors qu’en cette rentrée littéraire les éditions Page à Page publient le premier recueil de poésie de Laura Kasischke (Mariées rebelles), retour sur ses trois derniers romans, disponibles en poche — Conte d’hiver, Les Revenants et En un monde parfait — et parcours de son univers singulier, sondant la complexité du monde sous ses dehors ordinaires.
Sophie Quetteville est à Manosque, pour les fameuses correspondances. Chronique photographique. Aujourd’hui, Régis Jauffret, Cannibales (éditions du Seuil)
Belle entreprise que celle de raconter Georges Remi confidentiel, mondialement connu sous le pseudonyme Hergé, créateur de Tintin, Quick et Fluckpe, Jo, Zette et Jocko et d’une galerie de personnages qui ont marqué l’histoire de la bande dessinée. Les éditions Robert Laffont ont réédité l’ouvrage de Benoît Mouchart et François Rivière paru en 2011, dans une version augmentée et révisée à l’occasion de la grande exposition Hergé au Grand Palais du 28 septembre 2016 au 15 janvier 2017.
