Dans les dernières minutes du splendide documentaire que Chantal Thomas et son frère Thierry Thomas consacrent tendrement à Roland Barthes, on entend le sémiologue revenir sur les raisons qui l’ont conduit à s’intéresser à la photographie dans La Chambre claire, son ultime essai :
« Au cours des dix dernières années, j’ai eu quarante-deux emplois dans six États différents. J’en ai laissé tomber trente, on m’a viré de neuf, quant aux trois autres, ç’a été un peu confus.
« Nous respirons un air fabuleux » avance le magicien Cotrone devant la compagnie de la comtesse. C’est précisément cet air que le public respire tout au long de la représentation des Géants de la montagne mis en scène avec maestria par Stéphane Braunschweig au Théâtre de la Colline.
Zep aurait-il perdu l’influx ? Son mojo ? A la lecture de la dernière livraison des aventures de Titeuf, la question se pose… En revanche, quand il s’agit de commenter l’actualité, le quotidien – son quotidien, souvent –, le créateur du héros à la grande mèche blonde n’est jamais aussi bon…
Dans les dernières années de sa vie, Roland Barthes caressait le doux et infini projet, toujours repoussé jamais accompli, d’écrire un essai qu’il désirait intituler La Phrase au cœur duquel, comme il s’en explique dans son Roland Barthes par Roland Barthes, il aurait traqué, parmi ses auteurs favoris, la phrase comme une savante érotique et une patiente idéologie.
Les éditions Le Tripode ont publié en 2013 la biographie que Jean-Jacques Pauvert a consacrée à Sade. A cette occasion, Lucie Eple avait rencontré Jean-Jacques Pauvert dans sa maison du sud de la France, au Rayol. Jean-Jacques Pauvert, dont le nom est à jamais associé à toute littérature transgressant marges, codes et conventions, est mort en septembre 2014. Cet entretien vidéo est l’un de ses derniers. Sade, Pauvert, à jamais vivants.
Dans les premiers jours de septembre où le ciel est fixe et immuable, innervé de la sérénité parfois anxieuse de la rentrée mais fermement assis dans la routine à nous revenue, la nouvelle est tombée dans une horreur tragique qui n’avait pour équivalent que la surprise de son annonce pour le moins inopinée : Claire Chazal, reine incontestée du JT de TF1 depuis bientôt deux riches décennies, venait, sans prévenir, d’être abruptement limogée.
Septembre 2015. Quatre heures du mat’, air moite, pas de clim, jet lag, insomnie, Glenn Gould, sirènes hurlantes sur Amsterdam Avenue, échafaudages sur l’escalier de secours, une fenêtre sur cour, ma West Side Story commence.
Granta fait converser deux écrivains radicaux, Ben Marcus et George Saunders.
Le 1er octobre 2015, à La Maison de la poésie et à 20h30, rencontre avec l’écrivain islandais Eiríkur Örn Norđdahl dont Métailié vient de publier Illska, l’un des textes les plus singuliers (et importants) de cette rentrée littéraire, certes, mais l’enjeu du livre va bien au-delà , comme l’a écrit ailleurs Christine Marcandier (Mediapart, lecture réservée aux abonnés du journal) :
Du 25 au 27 septembre 2015 se tient le Festival écrivains du monde, avec, entre autres invités, Christine Angot, Javier Cercas, Etgar Keret, Edna O’Brien, Joydeep Roy-Bhattacharya, Gary Shteyngart.
Pour l’exergue empruntée au bibliomane de référence, Charles Nodier, « Après le plaisir de posséder des livres, il n’y en a guère de plus doux que d’en parler ».