En 2015, l’écrivain espagnol Javier Cercas est invité à tenir un cycle de conférences en littérature comparée à l’Université d’Oxford, succédant ainsi à George Steiner, Mario Vargas Llosa et Umberto Eco. Son sujet sera le roman, en tant qu’écrivain et critique, deux activités dont Cercas souligne la parenté en introduction de son essai, réécriture et prolongement des cinq conférences tenues en anglais : « tout bon écrivain est, qu’il le sache ou non, un bon critique » et « tout bon critique est un bon écrivain ».

Guy Hermet, historien de la guerre d’Espagne (18 juillet 1936-1er avril 1939), écrit, à son sujet qu’elle a été « l’un des grands symboles mobilisateurs de notre époque ». 80 ans après la triste victoire de Franco sur les Républicains, victoire d’une armée putschiste soutenue par l’Église et par le fascisme européen, cet événement historique ne disparaît jamais longtemps des catalogues, librairies et bibliothèques que ce soit dans le domaine historique ou dans le domaine littéraire. C’est celui-ci qui nous intéressera ici.

Les 10è Assises internationales du Roman ouvriront leurs portes le 23 mai prochain. Jusqu’aux 29 mai ce seront rencontres, tables rondes et débats, lectures, avec un programme exceptionnel à la hauteur de ce dixième anniversaire : Russell Banks, Cynthia Bond, Eirikur Örn Norddahl, Zia Haider Rahman, Javier Cercas, Sara Stridsberg, Mathias Enard, Patrick Boucheron, Chantal Thomas, Régis Jauffret, Christine Angot etc. (la liste complète est à retrouver ici)

Un monument iconique, lumineux, spectaculaire et méconnu aux portes de Paris : La Grande Arche. Un architecte danois, épris de pureté qui mourra sans l’avoir vue achevée. Un Président de la République visionnaire, possessif et vénéneux. Et un puissant roman, une épopée, une enquête minutieuse, sur la tragédie noire d’un bâtiment de marbre blanc. Laurence Cossé, grand prix de l’Académie Française pour l’ensemble de son œuvre, livre La Grande Arche chez Gallimard.