Alors que paraît une nouvelle aventure de Corto Maltese chez Casterman, Sous le soleil de minuit, signé du tandem espagnol Juan Díaz Canales (scénario) et Rubén Pellejero (dessin) — Diacritik les a rencontrés — c’est Hugo Pratt qui s’expose à Louvain-la-Neuve. Son titre est une belle promesse : « Rencontres et Passages ».
Youth est un cinéma qui a besoin d’oxygène. Comme le vrai-faux Maradona (Roly Serrano) qui apparaît dans ce dernier film de Sorrentino.
Geneviève Brisac revendique sans ambages sa filiation avec Doris Lessing, Virginia Woolf… Dans les yeux des autres est ainsi un « appel à la liberté » et à « marcher ensemble ».
Xavier de Maistre parlait de son Voyage autour de ma chambre comme d’une « excursion », donnant au verbe « extravaguer » un double sens — souligné par le néologisme : se promener (tout droit, en diagonales, en zigzags) mais aussi errer dans sa tête, au risque de la folie.
Beigbeder aime les compilations et les listes. À tel point qu’il en fait des livres : ses 100 titres préférés ? Premier bilan après l’apocalypse. Un bilan (avant l’heure) de la littérature au XXe siècle ? Dernier inventaire avant liquidation. Dans Conversations d’un enfant du siècle qui vient de paraître, accompagné d’Arnaud Le Guern qui dit souvent beaucoup de bien de Beigbeder dans Le Figaro ou dans… Causeur, Frédéric Beigbeder rassemble ses entretiens avec une vingtaine d’écrivains, parus dans la presse entre 1999 et 2014.
Sur L’Air Nu (Littérature Radio Numérique), retrouvez une mise en voix et en sons de Ricordi de Christophe Grossi, autre manière de découvrir ce livre qui déployait déjà un imaginaire pluriel, né de textes comme de dessins, une forme qui n’a de cesse de se recomposer.
Comme le peignoir (SALLE DE BAINS) ou Thomas Clerc, le lecteur « nomadise » et aborde une nouvelle contrée, les toilettes, autre pièce d’eau. Au fond du connu pour trouver du Nouveau, porter un regard autre sur le quotidien, les choses, le prosaïque. Et difficile de faire plus prosaïque que cette « pièce ou non-pièce » (1 m2).
L’usage de la photo d’Annie Ernaux et Marc Marie est de ces livres qui mêlent textes et photographies et dont les images ne sont pas conçues comme des illustrations mais comme un texte à part entière, créant une tension, un écart parfois, une polyphonie à coup sûr.
Et pendant ce temps-là ?
L’exploration Intérieur(e) se poursuit. Après l’entrée, la salle de bains. Les deux pièces sont liées, la salle de bains ayant été « ajoutée, ou plutôt retranchée » à l’entrée… De même, le plan de l’appartement s’édifie sous les yeux du lecteur, les espaces s’additionnent, se font chambre d’échos et espace de correspondances.
Et si on se trompait de débat ? Et s’il fallait laisser le temps au temps, remiser notre impatience et attendre que Le supplément, «l’émission politique du week-end» de Canal+ s’installe, prenne son rythme de croisière, au lieu de la juger à l’aune de sa première ?
Tout l’été, la France, jamais repue de rebondissements que seule la presse sait lui offrir, a vécu au rythme cacochyme puis bientôt haletant d’un feuilleton pour le moins surprenant : Michel Houellebecq, sa vie et encore sa vie, objet d’une série d’articles d’Ariane Chemin dans Le Monde.