Le nouveau livre d’Annie Ernaux, Le jeune homme, s’ouvre sur ces mots : « Si je ne les écris pas, les choses ne sont pas allées jusqu’à leur terme, elles ont été seulement vécues ». Comme un prélude à l’art d’écrire, les expériences vécues sont immédiatement présentées comme source première, clôturées par la mise en mots.

Parfois deux textes, dans un collectif, valent à eux seuls impératifs de lecture. Ici, indéniablement, ceux d’Annie Ernaux et de Joëlle Zask, qui ouvrent et ferment un recueil centré sur la magie et le miracle toujours renouvelé de la lecture, du plaisir du texte. Et ils sont treize à dire Pourquoi lire, dans une forme de manifeste situant la lecture aujourd’hui, entre intime et théorie.

Comment finir ? Comment s’achève l’œuvre d’un écrivain ? Comment son écriture vieillit-elle ? En un mot : existe-t-il un âge littéraire des écrivains ? Ce sont à ces questions délicates et rarement posées que s’est récemment attaqué un essai aussi neuf que stimulant de Marie-Odile André, Pour une sociopoétique du vieillissement littéraire, paru chez Honoré Champion.