En ce clair matin de novembre, le Prix Wepler – Fondation La Poste, sans conteste le plus beau prix de la saison, vient de couronner, comme à sa désormais habitude, l’un des meilleurs sinon le plus exigeant et brillant roman de cette rentrée littéraire, à savoir le titanesque d’histoires et fabuleux d’aventures Achab (Séquelles) de Pierre Senges, paru en septembre aux éditions Verticales.
Le texte qui ouvre L’Entretien des muses s’intitule « La Terre parle » et pourrait résumer l’écriture de Philippe Jaccottet : l’écriture y est parole et la parole est moins de celui qui écrit que de la Terre.
Nos lecteurs fidèles (qu’ils soient ici chaudement remerciés) l’auront (peut-être) remarqué, quelques changements d’ergonomie sur la page d’accueil du site ont été opérés en ce froid – beau – second – quelconque (rayez la mention inutile) dimanche de novembre.
Après avoir rouvert définitivement l’exposition de la BNF Les écritures de Roland Barthes, Diacritik vous propose une visite virtuelle de Patrice Chéreau, un musée imaginaire, qui a fermé ses portes le 18 octobre 2015. Nous voici dans les salles de la Collection Lambert, en Avignon, le week-end même de la fermeture.
Le cocktail surgit dans l’histoire de l’humanité à l’heure où s’éveille le poème en prose. De fait, c’est en 1836 qu’un pourtant romancier Fenimore Cooper l’introduit dans un de ses fougueux romans pour désigner un breuvage aux mixtures d’alcool multiples mais en en parlant avec des accents qui sont ceux que prendra, les mêmes années, Aloysius Bertrand pour ses Gaspards de la nuit. Car le cocktail sera vite l’illustre allégorie des Gaspards de la nuit, s’offrant par sa conjugaison de liqueurs, d’aromates et de fruits savamment dosés l’expression la plus libre et la plus matérielle, sous le jour de la contingence, de l’éclatement des genres, de la circulation d’une forme dans une autre, la boisson la plus littéraire parce que, celle d’entre toutes, qui vit de cette hybridité.
Je n’aurais jamais imaginé qu’Halloween soit une fête si importante. C’était assez marrant de voir l’intérêt que les Américains portent à cette célébration, pas si populaire en France.
Ce soir, ce ne sont pas moins de trois écrivains que la librairie Folies d’Encre de Montreuil, rassemble à 18 h 30 : Alexandre Civico, Mathias Enard et Mathieu Larnaudie. Gageons qu’il faudra pousser les murs pour faire entrer tout le monde.
Cet article a été publié le 6 novembre 2015. Il a été actualisé le 17 mai 2021.
Mein Kampf, manifeste d’Adolf Hitler dont on connaît la terrifiante postérité, a été écrit en prison, à Landsberg et publié en 1925. En 1934, il est traduit en français, sous le titre Ma doctrine. En 2012, l’écrivain allemand Timur Vermes publie chez Eichborn Verlag un roman Er is wieder da, traduit en 35 langues (en français par Pierres Deshusses chez Belfond puis en poche chez 10/18), un Il est de retour qui résonne étrangement alors que l’on annonce la reparution de Mein Kampf, chez Fayard, traduit par Olivier Mannoni. Le texte nationaliste et antisémite tombe en effet dans le domaine public en janvier 2016.
Novembre, c’est le mois des prix, et il n’y a pas de raison que la bande dessinée s’efface derrière les Médicis, Goncourt et autres Décembre. LastMan, Ô nuit ô mes yeux et Le Piano Oriental viennent d’être primés hors de nos frontières.
On se réjouit de voir Christine Angot couronnée par ce prix Décembre (ex-Novembre) qui lui va comme un gant. Prix un peu en retrait, prix loin des flonflons ordinaires de la petite cuisine littéraire, prix que lui ont attribué Adler, Bergé, Savigneau et autres Sollers. Prix avec une touche de mélancolie hivernale et une consonance festive.
Sport, littérature, réseaux sociaux. La revue de presse du chutier du matin.
La saison des prix bat son plein, elle n’est bien entendu par terminée mais après l’annonce du Médicis à 13 heures, force est de constater combien les titres retenus cette année sont vraiment littéraires.
