L‘artiste et écrivain Anael Chadli crée une oeuvre qui ouvre un espace très singulier entre la peinture et l’écriture. Dans cet espace entre, des rencontres se produisent, des frontières se déplacent, un champ nouveau se développe par lequel l’écriture devient visible et par lequel le visible est envahi par l’écriture. Rencontre et entretien.
Jean-Philippe Cazier et Frank Smith : Silences that matter (Vingt-quatre états du corps par seconde)
« Lire un livre c’est faire un livre »
Vingt-quatre états du corps par seconde est des Champs magnétiques écrit par Jean-Philippe Cazier et Frank Smith, où le silence sert de force hypnotique pour dire ces corps disparus, tués, massacrés, oubliés.
Par où commencer, se demandait Barthes ? Et pourquoi pas ici par Legrandin, ce gandin, cet ingénieur et poète dont le patronyme est un calembour ?
Russel T. Davies a-t-il capturé l’essence de 2019 pour en faire le matériau d’une série fascinante, violente et d’une effrayante acuité ? A la fois drame familial, série d’anticipation, contre-utopie, après un pilote époustouflant d’intelligence et d’intensité dramatique et avant sa conclusion le 18 juin prochain, Years and Years s’affirme comme le TV drama à même de prétendre au titre de meilleure série de l’année.
C’est une compétition d’une joie unique qui aura lieu du 7 juin au 7 juillet 2019. Des équipes nationales féminines de football vont disputer la 8e Coupe du monde en France et les matchs seront retransmis sur plusieurs chaînes de télévision qui jusque-là ne les diffusaient pas ou peu.
Diacritik a toujours eu à cœur de défendre la littérature étrangère et ceux sans lesquels elle demeurerait inaccessible à une grande partie du lectorat français : les traductrices et traducteurs. Carine Chichereau a accepté de tenir une rubrique régulière dans nos colonnes, pour évoquer, en vidéo, un texte dont nous lui devons la version française. Aujourd’hui, Il était un fleuve de Diane Setterfield tout juste paru aux éditions Plon.
Rencontre avec James C. Scott dans le Quartier Latin, le 28 mai 2019. Dans le grand entretien qu’il nous a accordé, il revient sur Homo domesticus. Histoire profonde des premiers États, paru en janvier dernier aux éditions de La Découverte mais aussi sur sa pensée de l’anarchisme, évoquant aussi bien l’architecture que les Gilets jaunes, la Mésopotamie que Dickens ou Balzac.
Deux livres viennent de paraître en mai 2019, avec Alger pour centre magnétique, deux livres pourtant très différents tant par le genre littéraire choisi que par la signature qui les identifie : Alger, capitale de la révolution. De Fanon aux Blacks Panthers d’Elaine Mokhtefi et Dernières heures avant l’aurore de Karim Amellal.
Lundi : Game of what
Les semaines en immersion s’enchainaient bien. On était à l’affut de la gaffe et de la bonne nouvelle, on écoutait les histoires des gens, on prenait des notes on disait « tu peux répéter ? ». Puis sans trop savoir pourquoi on a pensé vacances. On a voulu un autre air, voir s’il se passe quelque chose ailleurs et prendre l’avion.
Avec Des espèces de dissolution, Juliette Mézenc écrit un livre déstabilisant qui brouille toutes les frontières : celles du récit, des genres, des identités, des règnes, de la conscience, du monde.
Si l’on voulait avoir un fil rouge pour lire les textes de Juliette Mézenc, on pourrait d’abord penser à la notion de « frontière ». Juliette Mézenc écrit au sujet des frontières, elle les obscurcit, elle écrit en se situant sur la frontière.
Depuis Memories of Murder, peut-être le plus important film noir de ces 20 dernières années, on savait que Bong Joon Ho était un cinéaste majeur. Il confirma avec une filmographie presque impeccable, au point que le ridicule et consternant Okja soit immédiatement considéré comme un accident. Parasite le confirme : il est bien l’un des plus grands cinéastes actuels et la Corée du Sud est décidément une des cinématographies dominantes depuis plus de 20 ans.
L’idée, en proposant en photographie de une de cet article un (petit) échantillon de mon rayon lodgien, n’est pas de faire étalage de ma bibliothèque mais d’illustrer les multiples réseaux de (re)lectures que permet le dernier ouvrage paru de David Lodge, La Chance de l’écrivain, second volume d’un diptyque en apparence ouvertement autobiographique et, de fait, véritable laboratoire de son œuvre.