L’album de l’année 2020 (voire de la décennie qui s’ouvre) est signé Manu Larcenet, il compte 56 pages avec plein de jolies couleurs, une couverture magnifique avec un titre en 3D au-dessus d’un auteur de BD à gros nez assailli par les affres de la création, il est drôle, tendre, terrible et d’une ironie désespérée. Il s’appelle Thérapie de groupe (L’étoile qui danse).
Il y a un an, dans La Passion de l’impossible, Dominique Rabaté s’aventurait aux marges du roman pour en esquisser une histoire parallèle : celle du récit, de ses empêchements et de ses expérimentations réflexives. C’est le roman qu’il explore désormais pour en déplier la force d’aimantation et d’attraction, pour interroger ce qui enchaîne et intrigue à sa lecture.
C’est un nouveau naturalisme, on pourrait l’appeler le gifisme (ou giphisme) et je crois que c’est beaucoup plus important qu’un simple effet de mode. Le gif, serait-il supérieur aux mots ?
Réception chez la Princesse de Guermantes (suite). Charlus fait la cour à la belle et scandaleuse Mme de Surgis, avec pour objectif de racoler ses fils.
Eva Bester, journaliste et auteure, guérisseuse du spleen est l’une des motivations premières de cette série qui ne pouvait se faire sans elle tant elle semble incarner la figure première du néo-romantisme.
C’est le livre-séisme qui a mis à nu l’homosexualisation massive du Vatican et de l’Église depuis des décennies et dans le monde entier et sort aujourd’hui en poche : Sodoma.
Diacritik republie l’entretien de Jan Le Bris de Kerne avec Frédéric Martel, mené lors de la sortie du livre en grand format en février 2019.
La littérature tient une place essentielle, souvent inaperçue, quelle que soit la problématique qu’abordent les sciences humaines et sociales. En effet, elle est le lieu par excellence des représentations que les êtres humains élaborent de leur existence en société. En ce sens, leurs œuvres sont des traces, non immédiatement décodables, des tensions, désirs et vécus de leurs réalités. Les banlieues font partie de ces réalités au même titre que les espaces plus nantis.
Le 5 novembre 2022 un ouragan dans la baie de San Francisco provoque 60000 morts et efface Oakland et San José de la carte. Les assurances ne peuvent couvrir les remboursements et, par un effet domino, c’est toute l’économie américaine qui s’effondre, entraînant le système mondial avec elle. Le point de départ du roman d’Antoinette Rychner est à peine dystopique : capitalisme et bouleversements climatiques sont intimement liés, le scénario de nos devenirs apocalyptiques est face à nous. Mais comment dire l’après, un Après le monde ?
Pendant ce temps, pendant que les champs brûlent, c’est Davos sous une neige immaculée, Davos commune du canton des Grisons, Suisse, 284 km2, altitude 1560 mètres, 11 000 habitants environ. C’est le Forum économique mondial.
Depuis bientôt une vingtaine d’années, recueil après recueil, Sandra Moussempès s’est imposée comme une des figures majeures de la poésie contemporaine. Les années 20 s’ouvrent avec bonheur sur l’un de ses textes les plus remarquables, le spectral et puissant Cinéma de l’affect qui paraît aux éditions de l’Attente. Dans cet opéra-poème, phonographe capteur de voix diffuses et profuses, Sandra Moussempès convoque à partir d’Angelica Pandolfini, célèbre cantatrice qui fut son ancêtre, un véritable atlas à la Warburg des voix disparues mais présentes. Autant de raisons pour Diacritik d’aller interroger la poète à l’occasion de la parution de ce recueil, véritable événement de ce début d’année.
Il arrive régulièrement un événement dans l’édition française. Il faut s’en réjouir même si la périodicité n’est pas facile à définir. À n’en pas douter, la nouvelle traduction de Pierre Lecoq du Shâhnâmeh, Le Livre des Rois de Ferdowsi, appartient à cette catégorie.
Il y a plus de 200 ans, une ère dominée par la raison et l’industrie de masse a provoqué un malaise dans les esprits sombres et délicats.
A l’heure où le mouvement de contestation contre la « réforme » des retraites entre dans sa 6e semaine, où la police s’enfonce dans sa logique de provocation contre les manifestants, c’est à une lecture profonde, neuve et originale de l’émeute que convie Romain Huët dans son fort Vertige de l’émeute paru aux PUF.
Après Opération Copperhead, Jean Harambat est de retour et avec lui, Agatha Christie, G.K. Chesterton, John Dickson Carr, Dorothy L. Sayers, le Major A.E.W. Mason, la baronne Emma Orczy et le père Ronald Knox. Le Detection Club au grand complet.