Percutant et indispensable : tels sont les deux termes qui viennent à l’esprit pour qualifier l’essai de Tanguy Habrand, Le Livre au temps du confinement qui vient de paraître aux Impressions Nouvelles. Analysant la chaîne du livre au moment du premier confinement des mois de mars et avril derniers, Habrand remarque combien l’industrie n’est nullement tombée en léthargie : tout se reconfigure et se déplace. Mais selon quelles modalités et pour quelles finalités ? Au moment où la France traverse un second confinement où le livre comme produit essentiel et la réouverture des librairies est l’objet d’un houleux débat, Diacritik est allé à la rencontre du spécialiste de l’histoire sociale de l’édition pour revenir en sa compagnie sur les questions déterminantes que soulève son essai.
Desmond Bates, professeur de linguistique en retraite anticipée, en raison d’une surdité qui le handicape, est marié en secondes noces à une femme plus jeune, Fred, décoratrice d’intérieur pétulante, en pleine ascension professionnelle.
Alors que la France vient de fêter les 50 ans de la mort du Général de Gaulle, que ses héritiers putatifs se sont succédé sur les plateaux de télévision ou dans les studios des matinales et que les panégyriques ont succédé aux hommages, très peu de zélateurs ont osé aborder la vraie question : que faisait le général quand il ne gouvernait pas le pays ? Et bien, croyez-le ou non, il allait à la plage.
En 2019, le narrateur de Trigger Warning a décidé de se mettre en retrait de tout pour attendre la fin du monde et l’extinction de l’espèce. « Un rapport rédigé par un organisme international venait de paraître, indiquant que tout serait plié en 2050 : terminé pour l’humain. Épuisement total des ressources. Conditions climatiques transformées. Catastrophes naturelles récurrentes. Les perspectives étaient tellement sombres que certaines instances se demandaient de quelle manière on allait pouvoir coloniser Mars ou la Lune ».
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Elles figuraient en bonne place parmi les parutions les plus attendues de cet automne agité : les Œuvres de Victor Segalen viennent enfin de sortir en deux volumes dans la Bibliothèque de la Pléiade.
Ce dimanche 15 novembre, France culture diffusera un documentaire radiophonique qu’Isabelle Ingold et Vivianne Perelmuter consacrent au cinéaste belge Boris Lehman.
Critique de la société du déchet, énonce le sous-titre de l’essai de Baptiste Monsaingeon, Homo detritus, qui vient de sortir en poche chez Points (collection « Terre »). Cette critique de nos sociétés à travers le prisme de nos déchets est, de fait, un terrible « dis-moi ce que tu jettes et comment tu le jettes et je te dirai qui tu es »… L’essai ne part pas d’une hypothèse mais d’un constat, brutal : « L’anthropocène est un Poubellocène ».
La lecture de Confinements en œuvres de Manu Larcenet devrait être remboursée par la Sécu. Et tant pis pour le trou dans le budget, 16 € pour 120 pages de bonheur graphique et de franche marrade, ça nous fait l’évasion à 13 centimes la page, ce qui ramené au prix du test PCR est tout de même très avantageux.
“Le Bal de têtes” est largement une réflexion sur le temps qui passe et sur les souvenirs selon lesquels chacun ordonne son passé, le sien et celui des autres.
« Jeudi 8 décembre
Avenue Jean-Jaurès, derrière la vitrine éclairée du supermarché Atac, un type en blouse blanche se débat parmi les cartons empilés et les alignements de caddies emboîtés les uns dans les autres.
Répondant à une question à propos de « A », l’immense « poème d’une vie », Louis Zukofsky décrivait le processus de sa composition dans ces termes : « Écrit à un moment, en un lieu, et se rapportant à d’autres moments et d’autres lieux, tandis qu’on se développe, peu importe dans quelle direction, qu’on assimile, qu’on espère survivre à tout cela, un peu comme la musique de Bach. Peut-être c’est ce qu’on trouve dans ce poème, peut-être fera-t-il entendre sa musique. » (Louis Zukofsky, « Penser les choses telles qu’elles existent », Revue Europe n° 578-579, juin-juillet 1977, p. 106-107).
Maid de Stephanie Land est un tapis roulant sur lequel on a posé un vase : le rêve américain.