Le 14 septembre 1967, Gabrielle Nogues, née Russier, 30 ans et tout juste agrégée de Lettres, fait sa rentrée au lycée Nord de Marseille. Elle aime la littérature, elle veut la faire aimer à ses élèves. Elle leur lit L’Écume des jours de Vian, crée une bibliothèque au lycée, s’implique, se passionne, trop peut-être. Elle aime par dessus tout Antigone — « Il y a l’amour. Et puis il y a la vie, son ennemie ».

Le documentaire de David France, Bienvenue en Tchétchénie, porte sur ce qui est plus qu’une persécution des personnes gays et lesbiennes en Tchétchénie : le film met en évidence une volonté délibérée, organisée, soutenue par l’Etat tchétchène, ainsi que par une partie de la population, d’arrêter, de violenter, d’assassiner les gays et lesbiennes en tant que tel.le.s – ce que l’on appelle un génocide.

Ce 27 avril, alors que c’était le dernier jour avant décrochage et qu’il ne fallait surtout pas la manquer, je suis allé visiter l’exposition Le Salon de l’araignée à la galerie du 13 rue Taylor, Paris. Michel Lagarde, le galeriste, en a profité pour me montrer un impressionnant coffret de deux livres édité par L’Atelier Baie et consacré à Marius de Zayas (1880–1961), soixante ans après sa disparition.

Louise Abbéma (1853-1927) fait partie de ces peintres très célèbres à une époque, qui ont complètement sombré dans l’oubli. Pourquoi s’attarder sur elle aujourd’hui ? Parce que Louise Abbéma est une figure emblématique de son époque. Parce que c’est une femme libre dans une société où les femmes, artistes ou pas, ne l’étaient pas. Parce que des Cabanel, Jean-Léon Gérôme, Carolus Duran, ou James Tissot ont survécu, que leurs œuvres sont partout présentes dans les musées en France et à l’étranger, tandis que celles de Louise Abbéma ont disparu. Où sont-elles ? Qui était Louise Abbéma, et pourquoi est-elle si intéressante à étudier de plus près aujourd’hui ? Sa peinture ne mérite-t-elle pas d’être tirée de l’oubli ?

Il fut un temps où on croyait qu’il y avait, parmi les écrivains américains des différents âges d’or de la science-fiction, ceux qui écrivaient des nouvelles et ceux qui n’en écrivaient pas. Je n’ai pas retrouvé d’où venait l’idée, certainement d’un des grands pontes et passeurs de la critique science-fictive du siècle dernier. Qu’importe ; puisque c’est l’idée, et ce que dit cette idée de l’histoire littéraire, qui nous intéresse.

Pierre d’Almedia s’interroge ici sur les relations de la bête et l’écrivain chez Colette, Giraudoux et Vialatte dans le cadre du festival Littérature au Centre 2021, cette année en ligne en partenariat avec Diacritik. Une édition centrée sur « Littérature et animal ».