Mais si je dis ça, est-ce que je casse mon image ? D’ailleurs, on m’a encore dit récemment que j’étais snob. Me dire ça, à moi qui, entre deux rediffusions de La Zizanie, du Distrait ou de La Cage aux folles, ai grandi avec les télé-crochets d’alors, découvrant les chanteuses et les chanteurs populaires dans les émissions de Maritie et Gilbert Carpentier : France Gall, Sheila, Joe Dassin, Michel Sardou, Carlos, Mike Brant, Il était une fois, Sylvie Vartan, Serge Gainsbourg et Jane Birkin, Alain Souchon…
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« Regarder la télé, c’est chiant. Mais quand elle est allumée, c’est pire ». Alors on le fait pour vous : critiques, avant-premières, actualités, analyses…
Ce qu’il y a de bien avec le VU de l’année, c’est qu’on ne change pas des équipes qui gagnent. D’un côté du terrain, Patrick Menais et ses visionneurs au long cours ; de l’autre, l’actualité, les images, les sons, les grands discours et les petites phrases… le monde (je n’irais pas jusqu’à parler d’humanité) en somme. En six parties désormais (pour ne pas risquer la saturation ?), le VU de l’année déroule 2025 sur le mode rétrospectif et sous les auspices de Morpheus demandant à Néo de choisir entre la pilule bleue et la pilule rouge – déterminant de fait la réalité dans laquelle évoluer.
On aurait tort de réduire Duster au seul retour de Josh Holloway après Lost, Colony et plus récemment Yellowstone quand bien même la présence à l’écran dans un rôle sur mesure tout en nonchalance naturelle et en distance sarcastique fait beaucoup pour la série signée J.J. Abrams et LaToya Morgan diffusée en France depuis le 15 mai 2025.
Publié en 1949, Le deuxième sexe est une somme philosophique, anthropologique, sociologique, ethnologique dont l’ambition est de « regarder les femmes d’un œil neuf ». Si la force et les effets de ce livre ne sont plus à souligner, il est remarquable que ce livre ne cesse de faire retour et d’irriguer des courants et théories que Simone de Beauvoir n’avait évidemment pas envisagés.
Le VU de l’année sur France Télévision, c’est un peu comme les vœux présidentiels du 31 décembre : exercice annuel obligé, rendez-vous médiatique incontournable, on s’y prépare sans trop en attendre ; on guette sa diffusion avec une impatience gourmande mêlée d’appréhension légitime ; on le regarde compulsivement pour se (re)prendre en pleine poire l’année écoulée ; on en ressort avec le moral en berne de voir que rien ne change vraiment ou au contraire de constater que l’état du monde empire…
Avec le documentaire Les mille et une vies musicales de Fleetwood Mac à voir sur Arte le 13 septembre à 22h30 et déjà disponible en streaming sur le site de la chaîne, la journaliste Sophie Rosemont nous rappelle brillamment à quel point le groupe à l’origine du sémillant album Rumours (1977) brille dans la traînée du temps, laissant loin derrière lui des milliers de musiciens et de chanteurs voisins de son histoire.
La diffusion de la 24ème saison de la série télévisée Air Crash (ou Dangers dans le Ciel en France) vient de débuter sur la chaîne National Geographic et tout dans ce programme tient du symptôme insigne de notre temps.
Terrorisme(s), attentats, dérèglement climatique, violences faites aux femmes, réforme des retraites, contestations, violences policières, bollorisation des médias, libération(s) des paroles (pour le meilleur et pour le pire), plus que banalisation de l’extrême-droite… les années télévisuelles se suivent et se ressemblent.
La tradition est bien ancrée depuis ses premières apparitions sur le service public, le visionnage du VU de l’année est devenu un passage sinon obligé, du moins un rendez-vous qui permet de se remémorer les faits, les images, les sons, les petites phrases et les grands discours qui ont jalonné une année de télévision, marqué les esprits (ou pas), imprimé (ou non) les rétines des téléspectateurs, du premier au dernier jour de 2022.
Concevoir un film comme le Livre d’image, sans doute n’y avait-il que Jean-Luc Godard pour le faire, pas un livre mais le livre, d’image, étrangement au singulier, comme si le mot, essence du cinéma, était ici un terme générique, à la fois scénario et forme à donner à ce scénario.
Alors qu’on avait laissé les 7 en pleine crise, leur réputation mise à mal avec la découverte d’une nazie bitch dans leurs rangs et les exactions de leur leader toujours plus psychopathe, les créateurs de The Boys auraient voulu faire oublier une deuxième saison un peu molle du super genou qu’ils ne s’y seraient pas pris autrement.
Comme l’an passé et l’année d’avant, le cru 2021 du Vu de l’année de Patrick Menais diffusé le 2 janvier à 22h40 sur France 5 a malheureusement un goût de déjà-vu.
À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida et du trentième anniversaire de la mort d’Hervé Guibert, Arte diffuse un documentaire inédit de David Teboul, portrait de l’écrivain depuis des photographies, planches contacts, films super-8 de son enfance et séquences puisées dans les quatorze heures de rushes de La pudeur ou l’impudeur.
Hier soir, à La grande librairie, on nous proposait une grosse tartine de poésie. Outre l’animateur et son habituel enthousiasme carnassier à bagouses, il y avait là quatre personnes tout à fait respectables, dont Jean-Pierre Siméon, qu’on nous a présenté comme la nouvelle idole des jeunes, le poète officiel des acnéiques.
Le documentaire Homothérapies, conversion forcée a pour objet les (mal) dénommées « thérapies de conversion » – absolument non thérapeutiques dans les faits et ne convertissant personne : ces « thérapies » sont supposées s’appliquer aux gays et lesbiennes alors que l’homosexualité n’est pas une maladie ; elles sont en vérité des agressions et des actes de torture ; on ne « convertit » pas quelqu’un à une sexualité ; pourquoi devrait-on « convertir » les homos ? ; etc.