Depuis une semaine bientôt, troquets, réunions à la machine à cafés ou encore attroupements à la photocopieuse ne bruissent que de l’affaire Zemmour, celle qui, dimanche dernier, le vit affirmer à Hapsatou Sy que son prénom ne se contentait pas de pas être assez français mais qu’il était, en outre et pour finir, « une insulte à la France ».

Le 22 mars dernier s’est tenue une soirée « Coïncidences », organisée par Maurice Olender et François Vitrani, à la Maison de l’Amérique latine, autour d’Edwy Plenel et deux livres, La Presse, le pouvoir et l’argent de Jean Schœwbel (Seuil, « La Librairie du XXIe siècle ») et La Valeur de l’information (Don Quichotte).

« Ce fut un coup de chance. Ou la conjonction des astres » : tout juste diplômée de l’université du Minnesota, Janet Groth entre au New Yorker, réceptionniste au dix-septième étage. On est alors en 1957, l’Amérique s’apprête à vivre des révolutions multiples, et quel meilleur poste d’observatoire que ce desk ? « Comme on dit là-bas, l’important n’est pas qui vous êtes mais qui vous connaissez ».

Le 22 mars dernier s’est tenue une soirée « Coïncidences », organisée par Maurice Olender et François Vitrani, à la Maison de l’Amérique latine, autour d’Edwy Plenel et deux livres, La Presse, le pouvoir et l’argent de Jean Schœwbel (Seuil, « La Librairie du XXIe siècle ») et La Valeur de l’information (Don Quichotte). Le co-fondateur et directeur de Mediapart était accompagné de l’historien André Burguière, des journalistes Carine Fouteau et Claire Mayot, des éditeurs Stéphanie Chevrier et Maurice Olender. Au cœur de cette soirée, le refus de la marchandisation de l’information et un appel à l’« audace », aux « insolences » et aux « irrévérences », dans la lignée de Jean Schœwbel.

Il s’agit ici de proposer une photographie de ce que l’on dit de nous et montre de nous, face à nos voix et nos actions. Je souhaite que ce document soit regardé et considéré avec bienveillance car, au contraire de la majorité des productions sur les trans, il n’es pas maltraitant. Il montre la maltraitance tout en mettant en perspective une riposte trans, une contre-attaque « posttranssexuelle ».

Friedrich A. Kittler est, selon ses propres dires, un enfant de la guerre, et pratiquement toute sa recherche a porté sur le rapport étroit ou la rétroaction/feed-back, comme il l’appelle, entre technologies de guerre et technologies de média. Média sans « s », ce n’est pas une coquille, car le terme sort à la fois de la conception des présocratiques de médium, les premiers étant les quatre éléments, dans le sens d’un moyen de passage, et de son extrapolation vers d’autres moyens, plus abstraits, moyens de stocker, de transmettre et de traiter de l’information. La guerre et ses techniques étant les premiers à développer et faire évaluer ces média, la conclusion de Kittler semble s’imposer. Mais pour avoir creusé cette question pendant plusieurs décennies, Kittler sait aussi que cela ne suffit pas pour combler une vie.

Qu’il s’agisse d’une invective politicienne propre à faire se pâmer les militants de la France Insoumise ou d’une stratégie concertée et mûrement réfléchie de la part de l’ex-candidat à l’élection présidentielle, l’expression « parti médiatique » employée à tort et à travers par Jean-Luc Mélenchon ou Sophia Chikirou pose douloureusement la question du populisme érigé en pièce maîtresse de la com’ pol’, voire en ligne de conduite sinon idéologique, du moins et assez paradoxalement très médiatique…

Is it fake ? Cette question désormais récurrente que le 45è président des États-Unis a introduit de force dans la vie et le langage quotidien en rappelle une autre. Les cinéphiles ont tous en mémoire le remarquable film de John Schlesinger, Marathon Man (1976), et le célèbre harcèlement répétitif de l’ex-bourreau nazi, le terrifiant docteur Christian Szell, interprété par Laurence Olivier, qui s’attaque, roulette en main, à une dent très saine de Thomas Babington Levy (Dustin Hoffman) pour lui faire avouer ce qu’il ne sait pas de la vie de son frère agent secret, is it safe ? Toute une génération est allée chez le dentiste avec un plus d’angoisse après cela. Désormais toute une génération a tendance, en apprenant une nouvelle importante, à se poser cette question angoissante et récurrente, is it fake ?

Le terme de performance est souvent associé aux arts du spectacle ou aux arts plastiques. Pourtant les écrivains pratiquent de plus en plus ces lectures performées, la richesse du festival Actoral en témoigne chaque année comme celle d’Extra! au Centre Pompidou. Ces lectures-spectacles et mises en espace que proposent désormais de nombreux auteurs sont pour eux une manière autre d’incarner le texte, de mettre en scène le corps et la voix de l’écrivain, de prolonger l’expérience de lecture (ou de la susciter) par une re-présentation qui en éclaire ou en complexifie les enjeux. Un colloque international se tiendra à Montpellier, du 31 janvier au 2 février prochains, pour interroger ces pratiques du champ littéraire contemporain, ce mode singulier de présence des auteurs et en déployer les enjeux : spectacle, stratégie publicitaire ou invention poétique ?

Comme elle l’avait fait en 2016 en se focalisant sur « Touche pas à mon poste », l’Association des journalistes lesbiennes, gays, bi.e.s et trans (AJL), s’est concentrée en 2017 sur d’autres talk-shows, cinq émissions télévisées de grande écoute qui ont été analysées durant une période d’un mois. Il ne s’agit pas pour l’AJL de jouer les censeurs ni de vouloir imposer à la TV la fameuse « bien-pensance » – notion absurde et bête, que l’on invoque lorsque l’on n’a rien d’autre à dire – exprimant davantage un vide de la pensée qu’une réalité objective.

Créé par Hugh Hefner à Chicago, en 1953, Playboy n’est pas qu’un magazine couchant sur ses unes comme dans ses pages intérieures des femmes dénudées, en somme dédié au seul « Entertainment for men », son sous-titre. Luttant contre le puritanisme, accompagnant la révolution sexuelle américaine, le magazine accorde aussi une large place à la culture, en particulier dans ses grands entretiens.