À travers ses trois ouvrages – Photocall, projet d’attendrissement (Petits Matins, 2021), Récupérer (Petits matins, 2015), La langue du garçon (Al Dante / Presses du réel, 2023) – y-a-t-il un rêve de livre unique ? À l’occasion de la parution de La langue du garçon, entretien avec Vincent Broqua.

Dans le récit d’Adrien Girault, les mots forment une surface qui laisse passer un silence, des choses non dites, non articulées par un langage qui les exposerait en plein jour. Le livre est fait de ce rapport entre la surface et ce qui existe au-dessous, ce qui s’agite sous cette surface et y produit des ondes, des remous – des signes qui cachent autant qu’ils font pressentir une obscurité, des ombres.

À l’occasion de la réédition, aux éditions Gospel, des Carnets de l’Underground, centrés désormais sur les seuls textes de Gabriel Cholette, retour sur cette œuvre remarquable de la littérature LGBT+ actuelle, au style épuré et intense (paru initialement aux éditions Triptyque et illustrée par Jacob Pyne).

Avec Superfaible : penser au XXIe siècle, Laurent de Sutter signe un important essai sur notre temps. Paru chez Flammarion, sous la bannière « Climats », cet essai est une somme vigoureuse, profonde et neuve sur la manière dont chacun est saisi par la critique.

Le roman de Caroline Deyns est un livre sur les murs qui se multiplient et emprisonnent. Ce ne sont pas n’importe quels corps qui sont emprisonnés : ce sont les corps des femmes. C’est aussi un livre sur la possibilité de faire passer, d’écrire, dans les interstices des murs, dans les failles, un murmure, une voix qui dit l’emprisonnement, revendique la destruction des murs.

Benoît Casas écrit des livres de poésie tout en menant un travail éditorial, de traduction et photographique. Après L’ordre du jour (2013), Annonce, avec Luc Bénazet (2015), L’agenda de l’écrit (2017), Benoît Casas fait paraître deux ensembles poétiques : Précisions et Combine, livres du montage et de lecture.

Le livre de Kathryn Scanlan est le récit d’une vie, de la singularité d’une vie – le récit d’un monde, d’un désir qui circule dans ce monde. Il s’agit également d’un livre singulier par ses choix d’écriture et stylistiques. Entretien avec l’auteure.

La vie numérique est-elle un supplément d’âme ou le corps du délit ? À cette question, Lucie Rico apportait l’an dernier une réponse marquante avec GPS. Avec Anna partout, Chloé Ronsin Le Mat signe un premier roman qui complète cette interrogation tout en fourmillant de nouvelles pistes, vraies ou fausses, à l’image des possibilités sans cesse changeantes de l’identité en ligne. Son écriture originale, la radicalité de son approche, offrent un modèle de cohérence entre fond et forme d’une matière littéraire.

Cocasse et poignant : tels sont les deux termes qui traversent l’esprit après avoir achevé la lecture du remarquable premier récit d’Élise Golberg, Tout le monde n’a pas la chance d’aimer la carpe farcie, qui vient de paraître aux éditions Verdier.