L’exposition Désidération, qui se tient actuellement à la galerie des Filles du Calvaire, est initiée par le photographe et artiste pluridisciplinaire SMITH. Mais Désidération réunit et mobilise aussi un ensemble d’autres intervenants comme le musicien Akira Rabelais, l’écrivain et critique Lucien Raphmaj, ou le studio Diplomates.
Jean-Philippe Cazier
Depuis 2008, les éditions Lanskine sont une des plus actives dans le domaine de l’édition de poésie. Ouvertes aux voix étrangères, publiant volontiers des voix émergentes, les éditions Lanskine sont menées par la passion de Catherine Tourné, engagée en poésie, pour son étrangeté, son pouvoir de perturbation, la pluralité dont sont porteuses les écritures poétiques. Rencontre et entretien.
La publication aujourd’hui en livre de poche du roman d’Arno Bertina, Des châteaux qui brûlent, est l’occasion de revenir sur ce livre important.
Dans la poésie il n’y a pas de règles, dit John Giorno
J’ai vécu dans la poésie pendant plus de cinquante ans
A l’issue d’une résidence de plusieurs semaines à Lizières, dans le centre culturel fondé par Ramuntcho Matta, le peintre Richard Mudariki présentera, du 12 octobre au 17 novembre 2019, à la galerie Polaris, les œuvres réalisées durant ce séjour. Rencontre et entretien avec l’artiste.
Ghosteen, le nouvel album de Nick Cave and The Bad Seeds, est un disque d’amour et de mort. « Ghosteen » est un fantôme teenager, un fantôme adolescent. Le disque est rempli d’amour pour ce ghosteen, comme il est une œuvre funèbre tout entière habitée par la mort de l’adolescent, par la douleur et l’écroulement du monde qui s’imposent du fait de cette mort.
Les Sleaford Mods étaient à Strasbourg le 28 septembre, ils sont à Paris ce mardi 1er octobre à La Cigale. Leur dernier album, Eton Alive, est beau comme la rencontre électronique de Suicide et de Prince autour d’une table de mixage.
Sorti un an après le décès de Rachid Taha, Je suis africain est un disque cosmopolite, un disque-manifeste pour une cosmopolitique.
Dans Un féminisme décolonial, Françoise Vergès développe un point de vue critique sur le féminisme pour en repenser les conditions de possibilité et les finalités. Il ne s’agit pas de nier la pertinence et la nécessité d’une pensée et d’une politique féministes mais de produire une nouvelle dynamique – et de nouvelles alliances – qui ne répéterait pas les impasses et points aveugles qui font du « féminisme civilisationnel » un nouveau moyen d’oppression.
Querelle n’est pas seulement le nom d’un des personnages du roman de Kevin Lambert. Querelle est le terme qui condense la logique de ce roman : tout ou presque y est conflit, dispute, différend, agression.
Après leur disque commun autour de la poésie d’Artaud, les Soundwalk Collective et Patti Smith se retrouvent pour un nouvel opus centré sur l’œuvre de Rimbaud. Mummer Love sortira début novembre, mais un premier extrait déjà proposé à l’écoute, exaltant le poème « Eternité », mêle la voix de Patti Smith et la composition des Soundwalk à l’art du Sufi group of Sheikh Ibrahim.
Fassbinder – La mort en fanfare, n’est pas une cathédrale mais un squat. Il s’agirait de faire effraction, détruire et recomposer, composer et détruire, les deux indissociables : « On s’est introduit d’abord par effraction, la nuit, en forçant une porte de derrière (…), on a cassé des murs, fermé des fenêtres pour en ouvrir de nouvelles, creusé une cave pour y faire tourner un casino clandestin, tracé des signes au-dessus des portes ».
La parution en édition de poche de Qui a tué mon père est l’occasion de revenir sur un des fils rouges des livres d’Edouard Louis, à savoir la question de la violence.
Selon Guattari, une des caractéristiques de l’époque contemporaine est que les situations écologiques, politiques, économiques, institutionnelles, psychiques, subjectives, technologiques, etc., sont connectées entre elles, chacune impliquant les autres et réagissant sur les autres. Ces situations incluent des conditions, des effets et problèmes ayant des implications qui résonnent immédiatement à l’échelle de la planète.
Le premier long-métrage de Romain Laguna, Les Météorites, est social et poétique, habité par le très terrestre comme traversé par l’immensité du ciel, par l’au-delà du ciel. Si le réalisateur filme la montagne, la terre, le vent, des personnages dont le microcosme pourrait aussi valoir en tant qu’image de l’être humain ici-bas, il inclut surtout dans ce film une nature dont la présence à l’image se double d’une immensité qui ne peut être filmée, qui dépasse l’Homme, sa perception, sa pensée.