Il y a neuf ans, j’écrivais une chronique funèbre pompeusement intitulée «Nécro spirituelle». Le 15 janvier dernier, alors que René Angélil venait juste de passer de vie à trépas la veille au soir, aucune nouvelle célébrité n’était morte à peine le jour levé. Devant le spectacle des commentaires sur la fatalité morbide de ce début d’année, j’en ai profité pour réécrire ce billet sur la camarde qui semble prendre un malin plaisir à dézinguer les idoles qui n’iront pas plus loin que leur 69e anniversaire.
Dominique Bry
En 2011, Delitoon « inventait une nouvelle façon de lire de la BD sur Internet ». Quatre ans plus tard, à la veille de l’ouverture du Festival d’Angoulême, le site qui a importé en France le concept des webtoons coréens fait peau neuve. Une évolution, une refonte ? « Une naissance », explique Didier Borg, éditeur de bandes dessinées et créateur de Delitoon.
Le 21 mai 2015 paraissait Catharsis de Luz. Un livre majeur dans lequel le dessinateur raconte comment il a failli devenir fou, comment il n’a pas vu, comment il a essayé de (re)vivre malgré la douleur, la colère, la tristesse et la perte.
Pierre Desproges, chroniqueur gastronomique pour Cuisine et vins de France, c’est étonnant, non ? Et pourtant. Entre 1984 et 1985, l’humoriste écrivain a sévi dans les pages de ce magazine pour amateurs de bonne chère (bonne chair ?) sur papier glacé, marchant dans les pas (pour ne pas dire sur les pieds) de Maurice Edmond Saillant dit Curnonsky ci-devant gastronome, humoriste, critique culinaire et fondateur de la revue pour apprendre à cuire les œufs sans dénaturer le goût du Pommard.
Pour les oublieux qui ne liront pas le mea culpa hypocrite de l’ex-président et qui n’auraient pas joué avec Le Figaro au jeu des 27 erreurs ; pour les Sarkolâtres se pâmant d’avance à l’idée de lire la prose calculée du lider minimo des Républicains… Signé Luz et paru en 2009, Les Sarkozy gèrent la France est fait pour eux.
Le second épisode des aventures de Choc est en pré-publication dans Spirou magazine depuis quelques semaines. Retour sur le premier opus signant le retour de l’ennemi juré de Tif et Tondu dans un diptyque sombre et violent écrit et dessiné par Colman et Maltaite : Les Fantômes de Knightgrave.
A chaque année suffit sa polémique. Le Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême 2016 n’a pas encore débuté que l’on se demande déjà quelle sera la nouvelle bronca, la prochaine querelle… On a déjà été servi :
Après des Souvenirs de l’Atome aussi surprenants que fascinants, Alexandre Clérisse et Thierry Smolderen livrent en ce tout début 2016 un album de haut vol, une histoire complète qui tient à la fois de la série noire et du roman d’apprentissage dans une ambiance graphique résolument sixties. Un été Diabolik, album littéraire, référentiel et novateur.
Ne nous plaignons pas que la marée est trop belle : l’album de Pascal Rabaté et David Prudhomme paru en septembre dernier fait partie des albums en compétition officielle lors du prochain Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême.
Hier, tout allait bien ou presque, le monde continuait de courir à sa perte mais ni plus ni moins que d’habitude, ce qui fait qu’en moyenne ça restait supportable. Et puis, David Bowie est mort.
Cela fait longtemps que chaque année, je me livre au même rituel : un peu avant la fin de l’an en passe de s’achever, je commence une chronique que je finirai après les libations obligées. Puis, une fois Noël, le Nouvel An, la galette des rois digérés et avant que les fêtes chrétiennes et païennes ou mises à la mode par les professionnels du consumérisme ne déboulent au risque de m’inspirer un nouveau billet sur l’influence de la Pâque sur la politique agricole française, je clos l’exercice en assurant que je ne présenterai pas mes vœux, dans un accès de misanthropie qui doit moins à une posture de chroniqueur qu’au visionnage annuel du zapping de l’année de Canal+.
Demain soir sur France 2, dans Infrarouge, sera diffusé le film de David André, Du côté des vivants. Dès le début du documentaire, un carton rappelle que les attentats ont fait plus de 150 morts en France en 2015.
Alors que La colère du Marsupilami, 55e album de la série est annoncé pour le 4 mars 2016 et deux jours avant la sortie de Groom (nouveau magazine d’actualité issu de l’univers Dupuis), retour sur les aventures d’un personnage qui durent depuis presque huit décennies : Spirou.
Les coulisses de la rédaction, 14. Cette semaine, on est tous passé en 2016, et Diacritik a sacrifié aux traditionnels best-of. Et dans nos colonnes, on a pu lire Joyce Carol Oates, Marc-Antoine Mathieu, Gary Shteyngart, Michel Foucault, Véronique Pittolo, Noemi Lefebvre, Fred le Chevalier (en 2015). Olivier Steiner a repris son journal dans le journal dès le 1er janvier, il y eut aussi Jana Černá et les héros ordinaires de Lip, on est passé en cuisine avec Bret Easton Ellis et Yorick a donné la solution de son apologue pour le capital.
À Besançon en 1973, des ouvriers de l’usine Lip, fleuron de l’horlogerie française, découvrent par hasard que l’actionnaire majoritaire compte réduire l’activité de manière drastique et procéder à de nombreux licenciements. S’ensuit alors une action collective qui va durer près d’une année. De ce que l’on a appelé depuis « l’affaire Lip », Laurent Galandon et Damien Vidal ont tiré un roman graphique sensible, témoignage du combat historique des salariés pour la survie de leur entreprise : Lip, Des Héros ordinaires.